25.01.2006

Interview Fodé MANSARE !!!

Can 2006 - GUINÉE / FODÉ MANSARÉ :« nous pouvons aller loin »

lun 23 jan, 14h29

Pour sa première participation à la CAN en 2004, Fodé Mansaré avait atteint les quarts de finale avec la Guinée. Conscient que les Guinéens auraient pu aller encore plus loin, l’attaquant toulousain attend encore mieux de la part de son pays cette année.

(publicité)
<a href="http://fr.rd.yahoo.com/SIG=12pojug3e/M=200067109.201170760.202520496.200401909/D=frsports/S=20518214:LREC/Y=FR/EXP=1138277518/A=200470534/R=0/id=flashclicks/SIG=11lip04b8/*http://fr.search.games.yahoo.com/fr/agl/sports.html"><img src="http://eur.a1.yimg.com/eur.yimg.com/a/eu/any/gamesbillard300x250.gif" width=300 height=250 border=0></a>

Fodé Mansaré, comment la Guinée a-t-elle préparé cette Coupe d’Afrique ?

Personnellement, je n’ai rejoint ma sélection qu’après le match contre le PSG avec Toulouse. Mes coéquipiers étaient déjà en stage depuis le 6 janvier à Sainte-Maxime. Ils ont joué contre le Togo : je suis allé voir le match, ils ont bien joué et ont gagné. Nous avons un bon groupe et si nous sommes un peu sérieux, nous pouvons aller loin dans cette CAN. Nous avons de bons jeunes joueurs et du talent. Mais la confiance ne viendra pas comme cela. Il faudra aller la chercher.

Dans ce groupe C, vous retrouverez de nouveau la Tunisie

Les Tunisiens, cela fait un moment que nous les jouons. Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois et nous connaissons bien leur jeu. Nous ne rencontrerons la Tunisie qu’au troisième match donc ce n’est pas notre premier problème. Ce qui nous inquiète davantage, ce sont nos premiers matchs.

Qu’est-ce qui vous inquiète ?

Surtout ce match contre la Zambie, que nous ne connaissons pas. On n’entend jamais parler des Zambien, mais ils devraient être présents au rendez-vous car nous savons qu’ils sont capables de tout. Ce sera à nous d’être prêts pour avoir les armes nécessaires pour nous aider à franchir ce premier tour. Il faudra se donner à fond.

« Nous aurions dû aller en finale il y a deux ans »

Après son parcours de 2004, la Guinée fait-elle partie des favoris de cette édition 2006 ?

Nous ne savons pas. Nous jouons et nous verrons. Nous avons une équipe soudée, capable du meilleur comme du pire à chaque instant. Parmi l’effectif de la Guinée, seuls deux ou trois joueurs ne jouent pas en Europe. Nous avons confiance en nous et nous partons à cette Coupe d’Afrique pour aller le plus loin possible, et pas pour visiter l’Egypte. Si c’est pour cela que nous y allons, il vaut mieux rester dans nos clubs. Tout le monde compte sur nous.

Avez-vous la sensation d’être passé tout près de l’exploit en 2004 ?

Nous aurions dû aller en demi-finale car, contre le Mali en quart, nous avons dominé tout le match. Même les Maliens nous le disent maintenant. Après, il y a la chance et un peu de tout qui a fait que nous ayons perdu (2-1). Mais nous voulons montrer aux gens ce que nous valons. Il faut réussir de faire mieux cette année.

Désormais, les gens savent que vous êtes une équipe dangereuse…

Non, les gens ne nous connaissent pas. C’est à nous de nous faire connaître. Du moins, quand je parle d’une équipe « connue », c’est par rapport à des pays comme le Sénégal ou le Cameroun qui ont déjà joué la Coupe du Monde. Nous, ce n’est pas notre cas. Lors des éliminatoires, nous étions encore premiers de notre poule après cinq journées. Avec un peu plus de chance et de sérieux, nous aurions pu nous qualifier. C’est pour cela que nous devons saisir notre chance lors de cette Coupe d’Afrique.

« La sélection, c’est comme la famille »

Que retenez-vous de cette CAN 2004 ?

J’étais content car c’était ma première participation à la CAN. Il fallait donc que je me montre et que je donne tout car vous ne savez jamais quand vous la rejouerez ensuite. Quand on vous appelle, il faut donc tout de suite être bon. Franchement, c’était formidable. En Coupe d’Afrique, nous passons tous de bons moments ensemble, c’est agréable. La sélection, c’est comme la famille. Nous ne nous voyons pas souvent mais quand nous nous retrouvons, nous parlons un peu de tout. Cela chambre et cela donne de la fraîcheur.

Avec Santos, votre partenaire du Téfécé et buteur de la Tunisie, vous n’allez justement pas manquer de vous chambrer on imagine…

Oui, vu que je le connais, nous allons parlé un peu et beaucoup nous chambrer. Je ne veux pas qu’il gagne contre moi et inversement. C’est bien cette ambiance. La CAN, c’est un autre monde. Et nous pouvons aller loin. En 2004, si nous avions battu le Mali, nous serions allés en finale, j’en suis sûr. Malheureusement, nous n’avons pas eu de chance.

Cette CAN est pour vous l’occasion de retrouver le plaisir sur le terrain que vous n’avez pas beaucoup connu depuis votre arrivée à Toulouse

C’est sûr. Quand je suis arrivé, j’étais un peu fatigué. Je n’avais eu qu’une semaine de vacances. J’avais envie de me montrer dès mon arrivée au Téfécé, il fallait que je me donne à fond pour avoir ma place car nous étions beaucoup. Mais je me suis blessé et pour mon adaptation, cela est devenu plus difficile. Là, je commence à retrouver ma place, je suis bien mais je pars pour la CAN. Je dois aller défendre les couleurs de mon pays. Mon cœur est là-bas.

Aurélien CANOT

Écrire un commentaire