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24.02.2006
Van Bommel veut encore y croire
A la surprise générale, Mark van Bommel n'avait pas été retenu pour les dernières sorties des Pays-Bas lors de la compétition préliminaire pour la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006. Aujourd'hui, le milieu de terrain du FC Barcelone compte bien sortir de son exil forcé et redevenir l'une des pièces maîtresses de la sélection Oranje. Interrogé par FIFAworldcup.com, il évoque ses préférences dans le jeu, son intention de garder un œil sur le jeune prodige argentin Leo Messi qui pourrait affronter les Pays-Bas dans le Groupe C.
La saison 2004-05 reste, à ce jour, la plus accomplie de la carrière de van Bommel. Sous les regards intéressés de plusieurs grands clubs européens, le solide milieu de terrain international a mené le PSV Eindhoven vers les sommets. Grâce à lui, le grand club néerlandais a réussi cette année-là un formidable doublé coupe championnat tout en tenant tête à quelques-unes des plus grosses écuries européennes en Ligue des Champions, avant de s'incliner en demi-finale face au Milan AC. Etincelant tout au long de la saison, van Bommel finit par céder aux sirènes espagnoles à l'été.
A cette époque, l'international néerlandais est au sommet de son art et le temps semble venu pour lui de se lancer dans une nouvelle aventure. Malheureusement, Marco van Basten, le sélectionneur des Pays-Bas, ne lui accorde pas encore son entière confiance.
Alors que l'ancien joueur du Fortuna Sittard avait su s'imposer comme un joueur de premier plan dès le début de la compétition préliminaire pour la Coupe du Monde de la FIFA 2006, van Basten décide de le remplacer à la 47ème minute du match contre la Roumanie disputé en juin dernier. "Van Bommel a un problème : il est incapable de s'en tenir à ce qu'on lui demande", avait alors lâché l'ancien Ballon d'Or face aux questions de la presse.
Commence alors une longue traversée du désert pour le Barcelonais, qui ne participe plus à aucune rencontre de la compétition préliminaire. Van Basten décide pourtant de le rappeler à l'occasion du match amical contre l'Italie en novembre, suite à la blessure de Wesley Sneijder."J'ai choisi 22 joueurs, ce qui signifie que tous les postes son doublés, avait souligné l'ancien Milanais à l'époque. Les joueurs qui n'ont pas été appelés ne font pas partie de mes choix initiaux, c'est tout."
Pour ne rien arranger, van Bommel, qui vient tout juste de s'imposer comme titulaire à Barcelone, est victime d'une blessure à l'entraînement qui le prive de la défaite (1-3) concédée face à l'Italie, mais qui le tient également éloigné des terrains pendant deux mois.
Il y a là de quoi décourager les joueurs les plus enthousiastes. Pourtant, à quelques mois du coup d'envoi de la Coupe du Monde de la FIFA, van Bommel est bien décidé à reconquérir sa place en sélection. "Nous nous entendons très bien, répond-il lorsqu'on lui parle de son sélectionneur. Il a décidé de ne pas m'appeler. Ce n'est pas toujours facile à accepter car, en sélection, les rassemblements ne durent que trois ou quatre jours. Il n'y a pas la même complicité qu'en club."
"Mais je veux absolument jouer pour mon pays. Je travaille dur pour retrouver le niveau qui était le mien la saison dernière. Je sais que cela ne sera pas évident mais je veux me concentrer sur mon club pour gagner un maximum de trophées."
Perspectives d'avenir
Plus d'un entraîneur s'est cassé les dents sur ce problème : quel est le poste de prédilection de van Bommel ? Fort de son 1m87 et de ses 85 kilos, il paraît davantage taillé pour un rôle de milieu défensif. Pourtant, lorsqu'on l'interroge sur le sujet, le principal intéressé avoue préférer évoluer dans une position plus avancée pour mieux perforer les défenses adverses."J'aime jouer juste derrière les attaquants, avoue-t-il. Mais cela dépend évidemment du système de jeu. Quand on fait partie d'un milieu à trois, comme c'est le cas au Barca, avec le PSV ou les Pays-Bas, on a moins souvent l'occasion de monter. J'ai la chance d'être polyvalent et de pouvoir m'exprimer dans des registres différents. A Barcelone, il y a beaucoup de grands joueurs en attaque et, souvent, ils n'ont besoin de personne pour semer la panique dans le camp adverse. C'est pour cela qu'il est important de ne pas négliger le travail défensif. Si tout le monde monte à tort et à travers, il ne reste plus personne en défense."
Déjà auteur de sept buts en 33 sélections, van Bommel ne cache pas son désir de retrouver son ancien partenaire au PSV, Phillip Cocu. "J'ai sans doute connu ma meilleure saison l'année dernière. J'adore jouer avec Phillip et j'espère bien avoir l'occasion de le faire lors de la prochaine Coupe du Monde de la FIFA."
Rien n'est moins sûr cependant car, de son côté, van Basten semble avoir résolument opté pour la jeunesse. Depuis son arrivée aux commandes, l'ancien Milanais a ainsi fait de Sneijder et Hedwiges Maduro, 21 ans chacun, deux titulaires indiscutables. Associés à Ron Vlaar (21 ans), Robin van Persie et Arjen Robben (tous les deux 22 ans), ils pourraient composer l'une des formations les plus jeunes du tournoi.
"Il n'est pas facile de nous situer à l'heure actuelle car nous n'avons disputé qu'une seule rencontre, face à l'une des meilleures équipes au monde, l'Italie, précise van Bommel. Nous nous sommes qualifiés facilement mais, compte tenu de notre passé, cela n'est pas forcément bon signe."
En Allemagne, les Pays-Bas retrouveront l'Argentine, la Côte d'Ivoire et la Serbie et Monténégro dans le Groupe C. "Je n'étais pas très content du tirage au sort, admet-il. J'aurais préféré une poule moins relevée. Les écarts sont très faibles et il faudra batailler dur pour franchir ce premier cap. Ensuite, nous verrons ce que le groupe du Mexique et du Portugal nous réservera."
Les leçons de Guus Hiddink
A condition d'être du voyage, le Néerlandais devrait retrouver quelques visages familiers en Allemagne, à commencer par le Serbe Mateja Kezman, ancien buteur du PSV, l'Ivoirien Didier Drogba (Chelsea) ou encore le jeune prodige argentin Lionel Messi en qui beaucoup voient un grand espoir."C'est un formidable buteur et j'espère bien qu'il ne jouera pas contre nous, s'exclame van Bommel. Mais il est encore trop tôt pour affirmer qu'il sera le prochain Maradona. Il ne faut pas mettre autant de pression sur un joueur aussi jeune. Pour le moment, c'est Lionel Messi. Laissons-lui le temps de s'épanouir !"
C'est dans les années 70 que les Pays-Bas ont acquis la stature internationale qui est aujourd'hui la leur en atteignant par deux fois la finale de la Coupe du Monde de la FIFA. Malheureusement, depuis, les Oranje n'ont plus semblé en mesure de décrocher le titre suprême qu'à une seule occasion. C'était en 1998, lorsque les Pays-Bas avaient été éliminés aux tirs au but en demi-finale par le Brésil. A l'époque, le sélectionneur était un certain Guus Hiddink.
"Quand on a la chance de travailler avec lui, on se rend tout de suite compte qu'il a dirigé quelques-unes des meilleures équipes au monde comme le Real Madrid, Valence ou les Pays-Bas. Il ne s'énerve jamais, c'est quelqu'un de très facile à vivre. Si un problème survient, il sait toujours exactement quelle est la meilleure attitude à adopter. Il parle beaucoup aux joueurs."
En attendant, Hiddink dirigera l'Australie lors de la prochaine Coupe du Monde de la FIFA. Si l'édition allemande se veut avant tout le rendez-vous de l'amitié, elle sera également l'occasion de remettre certaines pendules à l'heure, à en croire van Bommel. "L'Allemagne est certainement notre plus grande rivale, admet-il. C'est ici que nous avons remporté l'Euro 88 mais nous y avons également perdu la finale de la Coupe du Monde 74. J'espère que nous aurons bientôt l'occasion d'effacer ce mauvais souvenir."
12:33 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





