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28.04.2006
Milan a fait son âge

Sans démériter, le Milan AC a calé pour la première fois depuis 50 ans aux portes de la finale de la Ligue des champions. Le club lombard, toujours au niveau, doit maintenant se donner un petit coup de jeune, notamment dans le secteur défensif, s'il veut reconquérir le titre.
Toujours aussi régulier au plus haut niveau, le Milan AC n'est encore pas passé loin cette saison. Au moins les Lombards devraient-ils nourrir moins de regrets l'an dernier, lorsqu'ils avaient été battus par Liverpool au terme d'une improbable finale. Cette fois, Milan est tombé sur plus fort que lui, tout simplement. Même si la double confrontation avec le Barça s'est avérée accrochée et tendue, on n'a jamais vraiment senti les hommes de Carlo Ancelotti capables de forcer leur destin en Catalogne. Le coup est tout de même rude pour le grand Milan, qui avait fait de cette Ligue des champions son principal objectif de la saison.
Miraculeusement sauvés au tour précédent face à Lyon par Filippo Inzaghi, les Rossoneri n'ont pu accomplir un nouveau miracle. L'heure est donc au bilan, au moins au niveau européen. Difficile de parler d'échec compte tenu du niveau exceptionnellement relevé de la compétition. "Nous sortons la tête haute" , estime Manuel Rui Costa. Pour le milieu de terrain portugais, "Milan sera de retour en Ligue des champions avec l'ambition de la gagner l'an prochain. Ce n'est pas le genre du club de s'endormir. Il y aura encore une grande équipe la saison prochaine".
Vices et vertus
Personne n'aura l'audace d'en douter, mais pour cela, Milan ne fera pas l'économie d'un petit lifting, devenu désormais indispensable. La moyenne d'âge de l'équipe milanaise, mercredi au coup d'envoi, dépassait les trente ans (30,5), soit plus de trois ans de plus que le onze titulaire de Rijkaard (27). Le différentiel est particulièrement criant dans le secteur défensif. Alessandro Costacurta a été titularisé mercredi, au lendemain de son... 40e anniversaire. On dit souvent que l'avenir du sport de haut niveau appartient aux trentenaires, mais peut-être pas aux quadras.
Mais le cas Costacurta, qui était déjà de la première campagne victorieuse de l'ère Berlusconi, en 1989, n'est pas un cas isolé. Paolo Maldini a 38 ans, Cafu 36 et Jaap Stam 34. Le plus "jeune" de la bande, Alessandro Nesta, affiche de son côté juste 30 printemps. Si l'on ajoute les 32 ans de Dida, la moyenne d'âge de la défense du Milan AC flirte souvent allègrement avec les 35 ans. Au Nou Camp, Barcelone alignait quatre joueurs nés dans les années 80: Ronaldinho, Eto'O, Valdes, Iniesta. Que des joueurs majeurs. On n'oubliera pas Messi, qui n'a que 18 ans. Le Barça, c'est donc le présent, mais aussi l'avenir.
Dans les rangs milanais, seul le Brésilien Kaka, parmi les titulaires, n'était pas né dans les années 60 ou 70. Certes, la jeunesse ne fait pas tout. Arrivé l'été dernier en provenance de Parme, Alberto Gilardino n'a pu éclipser son ainé Filippo Inzaghi en attaque. Sur le 11 de départ qui remporta la finale de la Ligue des champions 2003 contre la Juventus... huit étaient titulaires mercredi soir, deux autres sont entrés en jeu et le dernier (Nesta), était blessé. C'est dire le peu de renouvellement observé au sein de l'effectif milanais depuis quelques années. La stabilité a ses vertus, bien sûr. Elle a aussi ses vices...

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27.04.2006
Le Barça a retenu la leçon
Le rêve de remporter l'UEFA Champions League est un thème récurrent pour l'équipe actuelle du FC Barcelona. La joie et le soulagement étaient palpables mercredi soir après l'élimination de l'AC Milan, synonyme de finale à Paris le mois prochain.
Leçon profitable
Deco et Ludovic Giuly sont les seuls joueurs du Barça à avoir disputé une finale dans cette compétition. Cet objectif a été le moteur de l'équipe depuis l'arrivée de Joan Laporta à la présidence du club et de Franck Rijkaard à la tête de l'équipe. Battre la formation de Carlo Ancelotti est une grande performance, car les visiteurs italiens ont mis sous pression la défense des Blaugrana pendant deux matches. Barcelone ne brille donc pas qu'en attaque, et sa défaite face au Chelsea FC la saison dernière a été une leçon profitable sur la manière de défendre un mince avantage.
Barcelone a appris depuis l'an dernier
Samuel Eto'o
"Un rêve"
"Barcelone a appris depuis l'an dernier", a admis Samuel Eto'o. "Nous savons qu'il nous faut défendre et conserver un avantage. Aujourd'hui, le rêve est proche et j'espère que nous saurons le réaliser. Nous avons été sous pression pendant tout le match. Cela a été très difficile. Mais cette pression et cet engagement ne sont rien comparés à notre joie d'être en finale. Ce sera certainement une belle finale face à Arsenal : l'équipe qui a le plus marqué de buts contre celle qui en a concédé le moins."
Soutien du public
Le but inscrit par Ludovic Giuly à San Siro a permis ce rendez-vous avec l'Arsenal FC dans la capitale française, et le petit ailier est enchanté de jouer cette finale sur ses terres. "Ma ville d'origine est proche de Paris, et toute ma famille sera présente au stade pour assister au match", a-t-il déclaré. "J'espère seulement que nous pourrons l'emporter. J'espère aussi avoir la chance de marquer à nouveau. Nous nous sommes qualifiés sans concéder de but face à Milan, c'est important. Nous devions nous battre, et c'est ce que nous avons fait jusqu'à la dernière minute."
J'espère que cette nouvelle finale se passera mieux pour moi, et que nous soulèverons le trophée
Ludovic Giuly
Espoirs de Giuly
Deco et Giuly étaient adversaires lors de la victoire 3-0
du FC Porto sur l'AS Monaco FC en finale de la saison 2004. Mais l'international français n'était resté sur le terrain que pendant 22 minutes, quittant l'Arena AufSchalke blessé. "J'espère que cette nouvelle finale se passera mieux pour moi, et que nous soulèverons le trophée, même si rien n'est encore fait", a poursuivi Giuly. "Je n'ai rien gagné avec Monaco, et personne ne se souvient des vaincus. Alors j'espère que nous gagnerons cette finale."
par Lucas BrownDe Barcelone
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Rijkaard : "Objectif atteint"
L'entraîneur du FC Barcelona Frank Rijkaard et ses joueurs se montrent soulagés et ravis après la qualification pour la finale de l'UEFA Champions League, mercredi au Camp Nou, aux dépens de l'AC Milan (0-0, tot. 1-0). Les Espagnols ont protégé le but marqué par Ludovic Giuly la semaine dernière à San Siro. Le coach italien Carlo Ancelotti a quelques regrets mais estime que Barcelone mérite sa finale.
Frank Rijkaard, entraîneur de Barcelone
Je suis très heureux car l'équipe a fait un très grand match. C'était dur, mais prévisible face à une équipe forte et talentueuse comme Milan. Mais l'objectif est atteint. C'était une rencontre intéressante. Nous avons eu des occasions mais n'avons pas su les convertir. Milan a attaqué davantage en seconde période car il devait marquer. Nous avons dû travailler encore plus. Nous avons eu de la réussite. Certaines choses ont tourné à notre avantage, d'autres moins. Mais nous avons fait ce qu'il fallait. Je suis ravi de voir Barcelone et ce groupe de joueurs atteindre la finale, nous le méritons. Arsenal sera un adversaire difficile, mais je ne dirai pas que les deux meilleures équipes sont en finale car ce serait manquer de respect aux autres clubs.
Carlo Ancelotti, entraîneur de Milan
C'était une demi-finale typique où les deux équipes sont proches. Tout s'est joué sur des détails. Je ne sais pas, par exemple, ce qu'a vu l'arbitre, mais je crois que le but (refusé) d'Andriy Shevchenko était valable et nous aurait donné une chance de l'emporter. Mais c'était un match de grande qualité et plein de courage. Nous aurions pu gagner, mais Barcelone est passé et mérite d'être en finale. C'est une bonne saison pour Milan et nous allons maintenant nous consacrer au championnat. Je suis à la fois heureux, car nous sommes parvenus jusqu'en demi-finales et avons bien joué face à Barcelone. Et déçu car on peut dire que nous aussi nous méritions de gagner.
Carles Puyol, défenseur de Barcelone
Je suis très heureux d'être en finale. Le plus important était de contenir leurs attaquants. Désormais, nous voulons remporter ce trophée. Arsenal est une bonne équipe, très offensive, avec des joueurs rapides.
Samuel Eto'o, attaquant de Barcelone
Après tant de travail, nous méritons d'atteindre notre rêve. Une finale de Champions League c'est l'apothéose, tout le monde veut y parvenir. Ce sera une belle finale face à Arsenal, entre l'équipe qui a marqué le plus de buts et celle qui en a concédé le moins.
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Demi-finale retour, FC Barcelone - AC Milan (1-0, 0-0) - c'est Plus Qu'UN 0-0
« Mes que un club » : Plus qu'un club
L'histoire retiendra que les deux demi-finales retour de la Ligue des champions 2006 se sont terminées sur deux 0-0. Drôle de postérité pour un dernier carré composé d'équipes plus offensives et spectaculaires les unes que les autres. Arsenal et Barcelone sont sortis du chapeau, autant grâce à leur solidité défensive que grâce à leur brillance offensive. Le 0-0 entre Barcelone et l'AC Milan, mercredi, a tout eu du match au sommet espéré. Moins les buts. L'Italie débattra longtemps du but refusé à Andrei Chevtchenko à la 69e minute. Personne ne sait clairement à cette heure si M. Merk a sanctionné un hors jeu de position d'Inzaghi, qui ne faisait pas action de jeu, ou une faute de l'Ukrainien en duel avec Puyol, plus que discutable. La première hypothèse est la plus probable, puisque l'arbitre avait sifflé juste avant la superbe détente de l'attaquant milanais. Ce but aurait pu permettre à Milan de revenir à hauteur de son adversaire sur l'ensemble des deux matches et une belle perspective se serait offerte à lui. A ce moment du match, le Barça avait déjà entamé une baisse de régime physique, résultat d'une première période presque parfaite, mais dévoreuse d'énergie. Des occasions à la pelle, un niveau technique formidable, une première mi-temps barcelonaise, un quart d'heure équilibré et une dernière demi-heure milanaise : ainsi s'articule un résumé rapide de ce 0-0, aussi mémorable que le huitième de finale Arsenal - Real Madrid il y a quelques semaines. Avant le repos, Barcelone a donné ce qu'il avait de meilleur sans ses deux derniers titulaires blessés, Xavi et Messi, c'est à dire un jeu unique en son genre. Une circulation du ballon inouië lui a permis de priver l'AC Milan de munitions, même si la toute première action fut signée Kakà dès la... 36e seconde (tir à côté). Ensuite, bien assise sur un Iniesta exceptionnel à la récupération et à la relance, Barcelone a inquiété Dida par Eto'o (3e, 16e), Ronaldinho (21e) et Deco (40e), victimes d'un bon soir du gardien brésilien ou de leur propre manque de précision. L'affaire aurait aussi pu tourner à la 44e minute quand "Billy" Costacurta, le défenseur milanais, arrêtait Eto'o en position de dernier défenseur, juste devant la surface. Deux jours après les quarante ans de l'Italien, M. Merk lui fit une sorte de cadeau en ne lui donnant qu'un carton jaune. Les deux derniers Ballons d'Or mirent l'un et l'autre le gardien adverse à contribution dès le retour des vestiaires ; Chevtchenko titilla Valdes (50e) et Ronaldinho répliqua devant Dida (51e). Passée un centre parfait de Giuly pour Belletti, auquel il ne manque que l'habitude de se trouver en position de conclure (54e), le FC Barcelone finit par être victime d'une lente mais évidente érosion. Opérant en contre devant un Nou Camp bouillant (« Mes que un club », "Plus qu'un club", disait le fantastique tifo de début de match), Barcelone subit alors le va-tout du Milan. En tout cas, le ballon changea de camp.
Ronaldinho de retour à Paris
Serginho et Cafu (67e) puis Chevtchenko donc (69e) se sont procurés quelques opportunités franches, mais la grande réaction collective milanaise a rarement trouvé un débouché dans les trente derniers mètres. Moins en jambes, Barcelone avait encore assez de lucidité et de ressources techniques pour se montrer dangereux sur des contres menés par Eto'o ou Ronaldinho, ponctués par Larsson (75e) ou Deco (76e). Grâce à cette lucidité défensive - aucun but encaissé en C1 depuis quatre matches -, Barcelone retrouve la finale de la Ligue des champions douze ans après son échec terrible contre l'AC Milan (1994, 0-4) et quatorze ans après son unique succès dans la compétition contre la Sampdoria (1992, 1-0 après prolongation). « J'espère que ça se passera mieux pour moi que la dernière fois » a déjà prévenu Ludovic Giuly, l'unique buteur de cette demi-finale, finaliste malheureux en 2004 avec Monaco. Il était sorti à la 24e minute contre Porto (0-3), victime d'un claquage qui le priverait de l'Euro. Mercredi, Giuly a quitté la pelouse à la 68e minute sous l'ovation du Nou Camp, pour laisser sa place à Larsson. Le 17 mai, il retrouvera le Stade de France sept mois après sa dernière apparition en équipe de France et deux jours après la publication de la liste des 23 pour la Coupe du monde. Barcelone - Arsenal, affiche luxueuse, marquera aussi le retour de Ronaldinho à Paris. Il avait quitté le club en 2003 sur une finale de Coupe perdue contre Auxerre (1-2). Il tient une occasion en or de régler ses comptes avec le public parisien. Il ne rate jamais les grandes matches. Ça promet.
LES RÉACTIONS
FRANK RIJKAARD (entraîneur Barcelone) : «Nous sommes très contents, nous avons rempli un objectif. Demain sera un autre jour, et il y aura d'autres matches avant la finale. On ne peut pas dire que le Barça sera favori contre Arsenal en finale. Une finale est toujours unique et c'est difficile de déterminer un favori. Dire qu'une finale FC Barcelone-Arsenal est une victoire du beau jeu n'est pas respectueux envers d'autres excellentes équipes, qui méritaient elles aussi d'aller en finale. Iniesta est un grand joueur, il a fait un grand match.
CARLO ANCELOTTI (entraîneur Milan) : «La partie s'est jouée sur de petits détails, favorables au FC Barcelone et défavorables pour nous. Je pense que le but de Chevtchenko était valable. Cela a été une belle partie, Barcelone a fait preuve de courage et de force. Elle mérite de jouer cette finale, c'est certain mais je crois que le Milan le méritait aussi. La saison n'est pas finie, il nous reste le championnat. Mon avenir, vous le connaissez, j'ai un contrat avec l'AC Milan jusqu'en 2008.
EDMILSON : «Il y a eu du spectacle. Ne pas encaisser de but contre une équipe expérimentée comme Milan, c'est une très bonne chose. Même quand Milan a fait entrer des joueurs offensifs comme Rui Costa et Gilardino, nous sommes restés bien organisés derrière. (Sur Arsenal) Une finale, ça reste une finale, c'est toujours difficile, quel que soit l'adversaire. C'est une équipe jeune et Thierry Henry est pour moi un des meilleurs attaquants du monde.
LUDOVIC GIULY (sur TF1) : «Il fallait faire deux gros matches. Ce soir, on a prouvé qu'on n'était pas là par hasard. On a envie de prouver que l'on peut aller au bout. Cela va être une belle finale contre Arsenal. On est très très heureux d'être qualifiés ce soir. AC Milan est une grosse équipe. On savait que ce serait difficile. Ils ont joué leur va-tout. On a bien défendu, on a couru. Il fallait tout donner ce soir, c'est ce qu'on a fait. C'est superbe. La finale en France, c'est super pour moi. En espérant que cette fois ça se passe mieux pour moi».
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Ligue des champions: pour Rijkaard, le Barça a fait son travail

BARCELONE (Reuters) - L'entraîneur du Barça, Frank Rijkaard, a déclaré mercredi soir après la qualification de son équipe pour la finale de la Ligue des champions que ses joueurs savaient qu'il leur faudrait se battre à chaque minute pour éliminer le Milan AC.
"Nous avons fait notre travail. Nous avons atteint notre objectif et nous sommes tous très contents d'être en finale", a déclaré le Néerlandais après la rencontre au Camp Nou.
Après l'avoir emporté 1-0 à San Siro la semaine dernière, les Catalans se sont qualifiés mercredi en obtenant chez eux le nul (0-0).
"L'équipe a très bien fonctionné", s'est-il réjoui. "Nous savions que nous allions souffrir contre le Milan car c'est une grande équipe avec de grands joueurs".
"Le match a été intéressant et les deux équipes ont plutôt bien joué. En deuxième période, ils ont été obligés de presser davantage pour marquer un but. C'est une victoire difficilement acquise", a ajouté celui qui a conquis deux titres européens sous les couleurs du Milan AC en tant que joueur en 1989 et 1990.
Douze ans après sa finale européenne perdue - face au Milan AC - le FC Barcelone affrontera les Gunners d'Arsenal le 17 mai au stade de France en finale de la Ligue des champions.
"Il s'agit d'une très bonne équipe avec beaucoup de jeunes", a jugé Rijkaard. "Ils méritent d'être en finale et seront des adversaires sérieux".
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Barça, les artistes en finale
Shevchenko auteur d'un but injustement refusé.Mercredi, le second acte de la colossale demi-finale qui l'opposait à l'AC Milan a livré une copie vierge, conférant au seul et unique but de cette confrontation inscrit il y a une semaine à San Siro par Ludovic Giuly une importance décisive. Son avantage conquis en Lombardie, l'équipe de Frank Rijkaard, si elle n'a pas su se montrer capable de le faire fructifier sur sa pelouse du Camp Nou, est parvenu à le défendre non sans mal face à l'exceptionnelle machine à gagner mise en place par Carlo Ancelotti, dont l'histoire dira prochainement si cette élimination a signé son exil vers un autre grand d'Espagne, celui-là autrement plus mal en point que le Barça..., à savoir le Real Madrid.
Pourtant Sheva avait marqué!
Toute la science tactique du Milan a bien failli venir à bout du talent insolent du Barça. Et la décision de M. Merk, l'arbitre allemand de ce choc, de refuser peu après l'heure de jeu, alors que les Rossoneri exerçaient une terrible pression sur la défense catalane, à Andreï Shevchenko le but qui aurait remis les deux formations à égalité sur l'ensemble des deux matches, pèse de tout son poids à l'heure du bilan final. La faute préalable de l'attaquant ukrainien sur Carles Puyol apparaît plus que discutable. Une décision que les supporters catalans estimeront contre-balancée par le carton rouge oublié en fin de première période à l'encontre de Billy Costacurta, auteur d'un fauchage flagrant en position de dernier défenseur sur un Samuel Eto'o auteur d'un grand pont gagnant. Mais la réaction du Milan, repartant de plus belle à l'assaut du but de Valdes, après son but refusé, n'en est que plus belle. S'il a les résultats d'un grand d'Europe, le Milan en a aussi le comportement...
Des Milanais qui, désireux de mettre en action leurs intentions, avaient attaqué cette demi-finale pied au plancher, à l'image d'un Kaka s'offrant un déboulé côté droit dans une défense barcelonaise surprise et pas mécontente de voir la frappe croisée du Brésilien échouait au ras du poteau de Valdes. On jouait depuis quarante secondes et le Milan annonçait la couleur. S'il pensait fêter aux dépens des Lombards une qualification facile, le Barça faisait fausse route. Et Ronaldinho et ses coéquipiers ne tardaient d'ailleurs pas à entrer dans leur match. Par deux fois, Samuel Eto'o venait défier Dida en tête à tête. La première fois sur un superbe service de Giuly dans la surface (2e) et la seconde suite à une balle perdue par Costacurta (15e), titularisé en défense centrale en remplacement de Nesta forfait de dernière minute. Et par deux fois, le gardien brésilien s'interposait devant le Camerounais, aidé sur la seconde alerte par Costacurta revenu effacer sa bévue d'une chandelle de dégagement.
Milan souffrait, Milan abandonnait le contrôle du ballon à un Barça sûr de son jeu et qui entamait un long toro, presque humiliant, soulevant les vivas de 80 000 socios aux anges et ponctué de friandises telle cette ouverture de l'extérieur du pied de Ronaldinho de plus de quarante mètres pour trouver Giuly (31e) ou d'occasions plus nettes grâce à Ronaldinho (20e), Belletti (28e) ou encore Deco (39e). Pourtant, tout comme face à Lyon en quart de finale, l'équipe italienne laissait planer une menace permanente sur le but de Valdes et la frappe de Shevchenko, alerté côté droit, ne trouvant que le petit filet, en était la plus parfaite expression (22e).
Ronnie régale
Ronaldinho a mérité l'hommage du Camp Nou...L'AC Milan, malgré la domination qu'il subissait, avait paradoxalement laissé une impression de sérénité que la seconde période allait valider. Tandis que le Barça semblait baisser de pied physiquement, les Rossoneri prenaient la mesure de leur adversaire et le match à leur compte en même temps. Une première tête de Shevchenko à bout portant, directement sur Valdes, sur un centre de Seedorf, figeait le Camp Nou (49e). Barcelone avait beau aligner les occasions, dont cette magistrale action initiée depuis la surface catalane par Rafael Marquez et développée à une ou deux touches de balle avant que, sur un centre de Giuly, Belletti, tout surpris de se retrouver en position d'avant-centre, ne rate l'immanquable (53e), Milan pesait de tout son poids sur le match.
Ronaldinho poursuivait son numéro d'artiste. D'une passe aveugle ou d'un amour de centre, à chaque fois à destination de Giuly, le Français ne parvenant pas sur le second cette fois à cadrer sa reprise de volée comme il avait pu le faire au match aller (62e). La qualification restait sous la menace, mais Ronnie régalait. Ancelotti jouait son va-tout et faisait grimper un peu plus la moyenne d'âge de son équipe en substituant Rui Costa à Gattuso mais rien n'y faisait. Un dernier exploit de Dida sur une tête de Larsson (74e) retardait l'échéance. Barcelone n'avait pas trouvé la faille, Milan non plus.
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Le Barça avec sang-froid

Après s'être imposé à l'aller, le FC Barcelone a maîtrisé le Milan AC au Camp Nou (0-0). Deco et ses coéquipiers sont en finale. Mercredi, le club catalan, vainqueur de la compétition en 1992, s'est contenté de contenir les Rossoneri et affrontera Arsenal le 17 mai au Stade de France.
BARCELONE - MILAN AC : 0-0
Géant couronné à une seule reprise en Ligue des Champions, le FC Barcelone est à un pas d'une nouvelle consécration. Les Blaugrana ont terrassé le Milan AC en demi-finale de la Ligue des Champions grâce à une réalisation de Ludovic Giuly. Buteur à l'aller, le Français est resté muet au Camp Nou. Comme l'ensemble des acteurs de cette demi-finale retour (0-0). A l'arrivée, le club catalan, sans être brillant, se hisse pour la cinquième fois de son histoire en finale de la C1 et affrontera Arsenal, un novice, au Stade de France le 17 mai.
Inférieur à la formation de Frank Rijkaard, le Milan AC peut tout de même nourrir quelques regrets. Tombé en demi-finale de Ligue des Champions pour la première fois depuis 1956, le club d'Adriano Galliani n'a pas été assez audacieux. Sans doute effrayé à l'idée de laisser trop d'espaces à Ronaldinho et ses copains, les Rossoneri ne se sont jamais lâchés et regarderont la finale dionysienne à la maison.
Première période : Eto'o rate le coche
En retard à l'orée de la manche décisive, le Milan AC décide pourtant de prendre les choses en main. Et Kaka est le premier à se signaler d'une frappe puissante mais non cadrée (1e). Un peu chatouillé par cette première alerte sans frais, le Barça se met dans le sens du jeu et confisque le ballon aux Lombards. Et rapidement, l'attaque catalane se signale. Sur un tir à bout portant repoussé par Dida (3e) puis par un raid solitaire qui se termine par un double sauvetage de la paire Dida-Costacurta (16e).
Dominateur, le leader de la Liga tente, dès qu'il récupère le cuir, de se propulser vers l'avant tandis que Milan construit patiemment. Et trouve quelques fois l'ouverture. Comme sur un ballon de Pirlo à destination de Shevchenko. Mais l'Ukrainien, en angle fermé, trouve le petit filet de Valdes (22e). Malgré les intentions de part et d'autres et quelques fulgurances individuelles, la partie reste fermée et le Barça n'a pas encore les deux pieds au Stade de France.
Seconde période : Sheva avait fait le plus dur...
Obligé d'accélérer pour gagner, le Milan AC se met en valeur d'entrée. Et sur un centre de Seedorf, Shevchenko se jette et place une tête que Victor Valdes repousse (49e). Si Ronaldinho garde de sa superbe et Belletti rate l'immanquable sur un service de Giuly (53e), les coéquipiers des Brésiliens commencent à jouer petit bras. Les Rossoneri - en blanc ce soir - en profitent pour se faire plus pressants. Même s'ils ne se montrent pas transcendants, les Milanais se créent quelques occasions. Par Cafu (66e) puis par Andrei Shevchenko. L'Ukrainien marque mais a le malheur de voir son but refusé par M. Merk pour une faute imaginaire sur Carles Puyol (69e).
Le coup est rude et surtout irréversible. Malgré l'entrée de Gilardino et quelques longs ballons dans la boite, aucun Milanais ne trouve le cadre. Tout le contraire des Barcelonais qui, profitant des espaces, inquiètent encore Dida. Une tête plongeante de Larsson est superbement sortie par le portier brésilien (75e). Un effort finalement vain. Au coup de sifflet final de M. Merk, ce sont les Barcelonais qui lèvent les bras au ciel. Six ans après la finale 100% espagnole du Stade de France et la victoire du Real Madrid face Valence (3-0), le FC Barcelone essaiera de perpétuer la tradition.
LA DECLA : Ludovic Giuly (FC Barcelone)
"Il fallait faire deux gros matches. Ce soir, on a prouvé qu'on n'était pas là par hasard. On a envie de prouver que l'on peut aller au bout. Cela va être une belle finale contre Arsenal. On est très très heureux d'être qualifiés ce soir. AC Milan est une grosse équipe. On savait que ce serait difficile. Ils ont joué leur va-tout. On a bien défendu, on a couru. Il fallait tout donner ce soir, c'est ce qu'on a fait. C'est superbe. La finale en France, c'est super pour moi. En espérant que cette fois ça se passe mieux que la dernière foi
Eurosport - Maxime DUPUIS
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A eux Paris !
14 ans après son seul succès en C1, le FC Barcelone aura l’occasion de renouer avec son glorieux passé le 17 mai prochain au Stade de France. Tombeurs du Milan AC en demi-finales, les Catalans veulent forcer le destin contre Arsenal.
Une finale avant l’heure
Deux scores nuls et vierges en demi-finale de la plus prestigieuse des coupes d’Europe, les matches retour du dernier carré de la Ligue des Champions ne resteront pas dans les annales. Si Jens Lehmann, le gardien d’Arsenal, est le principal responsable de la pénurie de but qui a frappé El Estadio Madrigal de Villarreal mardi soir, il n’y a pas eu de portier en état de grâce au Camp Nou mercredi. Juste un coup de sifflet peu inspiré de M. Merk, l’arbitre de la rencontre, sur une faute imaginaire de Shevchenko qui avait virtuellement permis au Milan AC de remettre les deux équipes à égalité sur l’ensemble des deux matches. Le choc entre le Barça et Chelsea en 8es de finale n’avait pas été la hauteur de la double confrontation d’anthologie de la saison 2004-2005. Celui entre les Blaugrana et les Rossoneri n’a pas été transcendant. A San Siro comme au Camp Nou, les spectateurs ont eu l’impression d’assister à une finale où la moindre erreur se paye cash ce qui rend bien souvent les équipes frileuses. Dommage pour le spectacle quand on voit la pléiade de stars présentes mercredi sur la pelouse barcelonaise (Ronaldinho, Eto’o, Shevchenko, Inzaghi, Kaka…).
Ancelotti beau joueur
Cette absence de but et de folie, Frank Rijkaard n’en a que faire. Car c’est bien Barcelone qui défiera Arsenal en finale le 17 mai prochain au Stade de France. «Je suis très heureux car l’équipe a réalisé un gros match. C’était difficile mais je m’y attendais car Milan est une équipe très forte et talentueuse. C’était un match intéressant durant lequel nous avons eu des occasions de marquer», confiait le coach néerlandais après la rencontre. Qualifiés de justesse pour les demies grâce à une fin de match tonitruante contre Lyon en quarts de finale retour, les Milanais accusaient le coup mais restaient fair-play à l’image de Carlo Ancelotti. «On aurait pu gagner mais Barcelone a mérité sa place en finale. Milan a fait une bonne saison, il faut désormais se concentrer sur le championnat. Je suis à la fois content car nous avons tenu la dragée haute à Barcelone et à la fois déçu car nous méritions également de l’emporter.» Un discours teinté d’un détachement assez surprenant quand il vient de la bouche du coach de la machine à gagner milanaise qui restait sur une terrible désillusion en finale de la compétition l’an dernier (défaite aux tirs au but contre Liverpool après avoir mené 3-0).
Les Blaugrana attendent les Gunners
Après avoir rêvé des nuits entières de cette finale au Stade de France, Samuel Eto’o n’aurait certainement pas autant relativisé l’échec. L’enthousiasme affiché par le buteur camerounais au coup de sifflet final n’était pas feint. «Après tout le travail que l’on a effectué, on méritait de réaliser ce rêve. Une finale de Ligue des Champions, c’est le rêve de tout joueur et nous y sommes parvenus. La finale contre Arsenal s’annonce bonne car la meilleure attaque de la compétition affrontera la meilleure défense», confie Eto’o le statisticien sur le site de l’UEFA. Soucieux de rapporter la «coupe aux grandes oreilles» si chère à feu Raymond Goethals, 14 ans après le seul et unique triomphe du Barça dans la compétition, Carles Puyol prévient : «Arsenal est une très bonne équipe, qui attaque avec des joueurs rapides. Nous les respecterons». Triple vainqueur de la competition en tant que joueur (en 1989 et 1990 avec Milan, en 1995 avec l’Ajax), son entraîneur, Frank Rijkaard veut désormais rentrer dans le cercle très fermé des hommes ayant remporté la C1 comme joueur et entraîneur. (Miguel Munoz, Giovanni Trapattoni, Johan Cruyff et Carlo Ancelotti en font déjà partie). «Arsenal sera un rude adversaire. Nous méritons cette finale. Je suis vraiment heureux pour la ville de Barcelone et mes joueurs». Rijkaard le sera encore plus si Puyol, son capitaine emblématique de l’indentité catalane, soulève le trophée dans l’enceinte dionysienne.
Par Guillaume Loisy
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26.04.2006
Barcelone a tremblé
Mis en échec au Camp Nou par l'AC Milan, le FC Barcelona tient tout de même sa première finale d'UEFA Champions League depuis douze ans et la correction prise face à un Milan encore plus grand que celui de cette saison.
0% but, 100% suspense
Les coéquipiers de Ronaldinho affronteront au Stade de France (17 mai) l'Arsenal FC, qualifié depuis mardi après un autre match 0% but et 100% suspense en Espagne. Le second duel hispano-anglais en finale, après Liverpool FC - Real Madrid CF (1980/81, 1-0), promet un grand spectacle.
Barcelone timide
Pour son 100e match dans la compétition, mercredi, le futur double champion d'Espagne s'est montré moins conquérant que d'habitude. Pour la première fois, il ne marquait pas à domicile. Sans doute le souvenir de deux demi-finales perdues récemment face au Real et au Valencia CF.
Milan essoufflé
Le Milan n'est pas passé loin d'un nouvel exploit dans les dernières minutes. Il n'accèdera pas à sa troisième finale en quatre ans. Il doit maintenant essayer de coiffer la Juventus en Campionato. Le club "rossonero" peut regretter le forfait de dernière minute de son défenseur Alessandro Nesta, non remis d'une blessure aux adducteurs, lors de la victoire sur la pelouse du FC Messina Peloro (3-1). Pendant ce temps, le Barça se reposait à Séville après le report de son match de Liga. Un avantage non négligeable en fin de match.
Fébriles dans l'axe
L'absence du central international se faisait sentir dès le début de match, quand Samuel Eto'o se retrouvait plein axe face à Dida qui remportait un premier duel face au triple Ballon d'Or africain (3e). Puis un second, après une passe dans l'axe d'Alessandro Costacurta mal contrôlée par Kakha Kaladze (16e). La première occasion était néanmoins pour le Milan : un rush côté droit de Kaká qui croisait trop son tir à ras de terre (1re).
Iniesta percutant
Sans les approximations italiennes, le Barça avait plus de mal à suivre la consigne de son entraîneur Frank Rijkaard qui voulait "jouer pour gagner". Les tentatives à mi- ou longue distance de Ronaldinho (21e, au-dessus) et Giuly (33e, dans les bras de Dida) manquaient précision et de puissance. Eto'o, remuant sur tout le front de l'attaque, et Andrés Iniesta, percutant au milieu, semblaient en mesure de mettre les vainqueurs 1991/92 à l'abri.
Inzaghi bien seul
De l'autre côté des 105 m du Camp Nou, Filippo Inzaghi, de retour après une grippe, semblait bien seul tant Andriy Shevchenko se montrait discret. Mais deux positions favorables (20e, 36e) ne pouvaient être exploitées par le bourreau de l'Olympique Lyonnais en quarts de finale.
Giuly centre…
Victor Valdés devait attendre la 49e minute pour entrer en action sur une tête à bout portant de l'Ukrainien. Quatre minutes plus tard, le Barça répondait d'une attaque placée de toute beauté conclue par un petit centre parfait de Ludovic Giuly. En position de marquer, Giuliano Belletti s'emmêlait les crampons (54e).
Giuly frappe
La tension grimpait d'un cran. Le ballon fréquentait de plus en plus les deux surfaces. Buteur à San Siro, Ludovic Giuly manquait de récidiver sur un service en or de Ronaldinho (63e). Shevchenko marquait ensuite une tête refusée pour une faute sur Carles Puyol (68e). Puis Dida s'illustrait sur une tête plongeante de près de l'entrant Henrik Larsson (75e) et une frappe de Deco sur un contre (76e).
Dernière tentative de Serginho
Les 98 000 "socios" accrochés aux parois du stade catalan pouvaient tout craindre de ce Milan maître ès fins de matches en Champions League ces derniers temps. Avec l'entrée d'Alberto Gilardino, la menace se précisait. Serginho mettait Valdès à la planche (93e) puis M. Merk libérait les Blaugrana. Après la Coupe des vainqueurs de Coupe européenne 1996/97, le Barça n'a jamais été aussi proche d'un nouveau triomphe continental.
par Christian Châtelet
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Ronaldinho, si proche de Paris
L'international brésilien Ronaldinho possède déjà un palmarès exceptionnel, ponctué d'une Coupe du Monde de la FIFA. Dans les jours qui viennent, il peut conquérir un autre sommet en remportant l'UEFA Champions League avec le FC Barcelona. Il lui faut pour cela éliminer l'AC Milan, mercredi soir au Camp Nou.
Entrer dans la légende
"Nous voulons commencer à écrire notre propre histoire en remportant des compétitions importantes", déclare Ronnie. "Nous respectons ceux qui ont eu la chance d'inscrire plusieurs fois leur nom au palmarès de ce trophée, mais nous voulons le faire nous aussi, et la première étape obligatoire, c'est de remporter ce match. C'est une motivation incroyable et nous devons être bien préparés si nous voulons atteindre la finale."
Le précédent Chelsea
Si Barcelone est considéré comme favori après sa victoire 1-0 (but de Ludovic Giuly), Ronaldinho s'attend à une rencontre très disputée au Camp Nou, face au Milan. Il se souvient de la menace qu'a posée le Chelsea FC en des circonstances similaires, en huitièmes de finale. "Nous devrons être aussi concentrés que contre Chelsea, mais nous devrons jouer comme nous l'avons toujours fait", déclarait le Brésilien. "Nous avons l'habitude de dire que le prochain match est toujours le plus important, mais cette fois, c'est l'occasion pour nous d'entrer dans l'histoire."
Ne rien retenir
"En fait, ce genre de rencontre est particulièrement compliqué, parce qu'ils doivent marquer et qu'ils ont de très grands joueurs. Nous devons réfléchir et ne pas penser au match aller. Nous devons jouer pour gagner, et pas pour défendre le but marqué à Milan."
Les éloges d'Ancelotti
Selon l'entraîneur milanais Carlo Ancelotti, Ronaldinho est implacable et seul un marquage individuel peut réduire son influence, ce que l'intéressé réfute. "Aucun joueur n'est implacable : tout le monde a ses jours avec et ses jours sans, mais personne n'est implacable", a-t-il expliqué. "Dans l'équipe, tout le monde est important, mais ce qui est primordial, c'est que l'équipe joue bien. Sur un plan personnel, j'espère pouvoir aider l'équipe à se qualifier pour la finale."
La qualité des défenseurs
Ancelotti, qui dresse un plan pour limiter l'influence de Ronaldinho, doit choisir entre Jaap Stam, aligné à l'aller, et Cafu pour le poste de latéral droit. La star du Barça ne tarit pas d'éloges sur son compatriote, tout en soulignant les qualités du Néerlandais. "Cafu est l'un des meilleurs latéraux de l'histoire. C'est toujours difficile de jouer contre lui, mais c'est la même chose pour Stam, qui est très fort aussi."
Lucas BrownDe Barcelone
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