02.06.2006

Parreira salue les performances de Zico à la tête du Japon





Le sélectionneur du Brésil, Carlos Alberto Parreira, apprécie beaucoup le travail de son compatriote Zico à la tête de l'équipe du Japon.

"Le Japon a gagné une nouvelle dimension avec Zico aux commandes", a déclaré Parreira. "Désormais l'équipe a une personnalité."

Le Brésil et le Japon sont dans le groupe F de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006 (9 juin-9 juillet) aux côtés de la Croatie et de l'Australie. Le Brésil et le Japon se rencontrent le 22 juin à Dortmund lors de leur dernier match du premier tour.

Parreira a déclaré qu'il s'attendait à un match difficile.

"Le Japon n'a plus peur de jouer contre d'autres équipes", a poursuivi Parreira jeudi. "Zico a réussi à faire en sorte que la sélection japonaise n'ait plus peur de personne."

Zico a disputé avec le Brésil les Coupes du monde 1978, 1982 et 1986.

 

par AP

Le retour de Ronaldo




Quand Ronaldo se présente à la Coupe du Monde de la FIFA Corée/Japon 2002, peu de gens pensent qu’il peut encore faire état de toutes les qualités qui ont fait de lui l'un des avants-centres les plus redoutés de l’histoire.

Elu Joueur Mondial de la FIFA en 1996 et 1997, le Brésilien connaît depuis France 1998 une série de problèmes physiques. Mais c’est entre France 1998 justement et Corée/Japon 2002 qu’il vit un véritable enfer. Le moment le plus terrible de cette période noire se situe sans aucun doute en avril 2000. Il se rompt le tendon rotulien du genou droit et reste à l’écart des terrains pendant près de 18 mois. Quand il commence enfin à rejouer, son avenir est une grande énigme. Personne en effet ne sait s’il redeviendra un jour le grand Ronaldo des années passées.

La sélection brésilienne débarque en Asie sans trop de crédit. Après des éliminatoires difficiles, peu de gens la citent parmi les prétendants au titre. De l’avis général, cette Seleção est un cran au-dessous d’autres équipes comme la France, alors championne du monde en titre, ou l’Argentine, vainqueur des éliminatoires de la zone Amérique du Sud.

Rendez-vous sur la page du Brésil

Duo magique

Difficile de dire si c’est la Seleção qui fait du bien à Ronaldo ou si c’est lui qui la transcende. Mais ce qui est sûr, c’est qu’ensemble, la sélection brésilienne et son numéro 9 vivent en Asie un mois magique qui se termine en apogée, par la conquête d’un cinquième titre mondial. De son côté, l’attaquant, alors à l’Inter Milan, termine meilleur buteur de la compétition.

L’aventure de Ronaldo et du Brésil en 2002 débute à Ulsan (Corée du Sud), par une confrontation à haut risque contre la Turquie. Les Brésiliens sont à la peine et la Turquie ouvre le score deux minutes avant le repos. Ronaldo ne laisse pas à ses coéquipiers le temps de douter. Trois minutes après la reprise, il égalise, les Auriverdes s’imposant finalement 2-1.



Le match suivant face à la Chine devient rapidement une simple formalité. Ronaldo signe le dernier but de la victoire 4-0. Contre le Costa Rica enfin, Il Fenomeno montre encore la voie à ses partenaires. Durant les treize premières minutes, il marque les deux premiers buts de la large victoire 5-2.

En huitième de finale, le Brésil affronte une dangereuse sélection belge. En mettant le deuxième but de son équipe à trois minutes de la fin de la rencontre, l’attaquant brésilien assure la qualification pour le tour suivant.

C’est contre l’Angleterre que l’avant-centre effectue sa seule prestation stérile de la compétition. Toutefois, Rivaldo et Ronaldinho renversent la situation et garantissent une difficile victoire 2-1. Tout le reste sera l’affaire de Ronaldo.

En demi-finale, le Brésil retrouve la Turquie. Malgré leur domination, les Brésiliens ne parviennent pas à marquer. Le match est très serré car les Turcs se montrent très dangereux en contre-attaque. Ronaldo ouvre le score peu après le retour des vestiaires, mais tout restera possible jusqu’au coup de sifflet final.

La finale de l’artiste

Le 30 juin, Brésil et Allemagne s’opposent dans ce dernier acte d’une pièce où magie et réalité se sont souvent confondues. Quatre ans auparavant, Ronaldo a été victime d’un malaise qui a failli le priver de finale contre la France. Depuis lors, il a connu quatre années de souffrance. Il a donc maintenant la chance de pouvoir conquérir ce qui lui a échappé à Paris. Toutes les attentions se tournent vers lui... et vers son genou. Des rumeurs invoquant de supposées douleurs tiennent tout son pays en alerte. L’attaquant détourne l’attention de tous en se présentant pour la finale le crâne décoré d’une nouvelle coupe totalement exotique.



Le final de cette pièce n’aurait pu être plus parfait. Si, durant la partie les deux formations se créent des occasions de buts, Ronaldo et lui seul réussi à trouver le chemin des filets. Et par deux fois ! Le grand Oliver Kahn, vainqueur du Ballon d’Or Adidas de la compétition, ne s’était pourtant incliné qu’une seule fois depuis le début de l'épreuve.

L’attaquant a rempli sa mission. Il est remplacé avant le terme de la rencontre et quitte le terrain pour se réfugier dans les larmes. Mais cette fois-ci ce sont enfin des larmes de joie. Il aura marqué sept fois en huit rencontres, brisant une nouvelle tradition : depuis 1974, aucun joueur n’avait marqué plus de six buts dans une Coupe du Monde de la FIFA.

Finalement, le "Crack" ne quitte pas l’Asie avec le seul titre de champion du monde. Le Soulier d’Or Adidas vient aussi récompenser celui qui, en moins d’un mois, vient de passer du statut de grande énigme à celui de grand nom de la Coupe du Monde de la FIFA.

 

par FIFAworldcup.com

Edmilson privé d’Allemagne 2006





Ce mercredi, Edmilson, milieu de terrain défensif du F.C. Barcelone, a appris qu’il était victime d’une blessure grave au genou droit. Il ne lui sera donc pas possible de participer avec le Brésil à la Coupe du Monde de la FIFA, qui débute dans huit jours.

Peu après l’annonce de la nouvelle, une conférence de presse a été organisée. Le joueur a alors affirmé vouloir quitter l’équipe au plus vite. Il s’est envolé pour le Brésil le même jour, pour y arriver ce matin.

Le médecin de la sélection brésilienne, José Luiz Runco, a donné plus de détails sur cette blessure : "Hier (mardi), lors d’une frappe de balle, il s’est plaint d’une nouvelle douleur au genou. Aujourd’hui (mercredi), un examen détaillé a révélé une rupture du ménisque latéral", explique-t-il.

Très ému lors de la conférence de presse, Edmilson était attristé à l’idée de ne pouvoir participer à la Coupe du Monde la FIFA, se souvenant qu’il venait de mettre huit mois à se récupérer d’une rupture des ligaments croisés du même genou : "Ce qui est le plus dur, c’est que j’avais énormément travaillé pour revenir en forme et être ici", dit-il la larme à l’oeil.

Edmilson a expliqué qu’il ressentait des douleurs au genou depuis la demi-finale retour de la Ligue des Champions contre Milan. "Ensuite, j’ai tout fait pour être présent pour la finale contre Arsenal. J’ai modifié mon travail en diminuant son intensité. Il fallait que je me préserve pour cette finale".

Le milieu a rajouté que, bien qu’il jouait avec cette gêne au genou depuis longtemps, il ignorait que la blessure était sérieuse. Il avait d’ailleurs continué à jouer depuis le moment où la douleur était apparue. "Même comme ça, je voulais jouer. D’ailleurs, je donnais tout à l’entraînement. J’avais la rage".

Emerson, lui aussi milieu de terrain, mais à la Juventus de Turin, a connu une situation semblable. Il s’était en effet blessé peu avant le premier match du Brésil à Corée/Japon 2002. Comme d’autres, il a apporté tout son soutien à son partenaire. Edmilson a tenu à remercier nominalement son capitaine Cafu, pour son réconfort. "Je veux tirer mon chapeau à Cafu. Il a toujours été mon idole et il l’est maintenant encore plus. C’est un gars qui m’a constamment soutenu, il est toujours resté près de moi. Des personnes comme lui, Zagallo et Parreira, je ne les oublierai jamais", conclut-il.

 

par FIFAworldcup.com

Zé Roberto voit l’Allemagne en finale




Avant que la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006 ne commence, le Brésilien Zé Roberto a déjà deux excellents motifs de satisfaction. Avec son club, le Bayern Munich, le milieu de terrain vient en effet de remporter deux titres majeurs : le championnat et la Coupe d’Allemagne.

Dans une interview exclusive à FIFAworldcup.com, Zé Roberto affirme que ces récentes conquêtes l’ont rendu plus confiant pour le défi qui l’attend : celui de rapporter un sixième titre mondial au Brésil.

Rendez-vous sur la page du Brésil

Zé Roberto, après votre doublé championnat - Coupe d’Allemagne, vous devez être assez confiant pour la Coupe du Monde de la FIFA...
C’est sûr. Ces deux titres, c'est un plus pour la confiance. Maintenant que le championnat est terminé, on va pouvoir se concentrer à 100 % sur la Coupe du Monde.

Le Brésil est champion du monde et veut défendre son titre. Le statut de favori doit engendrer une pression énorme...
La pression existe, mais le Brésil regorge de joueurs expérimentés et nous arriverons à gérer ça.

Quelles sont vos attentes pour les matches de la première phase contre la Croatie, le Japon et l’Australie ?
Je crois que ce n’est pas un groupe facile. Nous avons déjà joué contre le Japon lors de la Coupe des Confédérations et nous avons fait un match amical contre la Croatie : à chaque fois, ç'a été difficile et compliqué. Nous sommes conscients que les deux équipes possèdent de bons joueurs qui évoluent en Europe. Cela ne sera pas facile, mais le Brésil va bien se préparer pour réaliser de bons matches et finir premier de sa poule.



Y a-t-il une sélection qui puisse battre le Brésil ?
Je pense que oui, bien sûr. Le Brésil est favori, mais il n’est pas invincible. Je crois que parmi les favoris pour remporter le tournoi, à part le Brésil, j’indiquerais l’Argentine, l’Allemagne – qui organise la compétition – et l’Angleterre.

Vous jouez en Bundesliga depuis plusieurs années et connaissez très bien le football allemand. Quelles sont les chances de l’Allemagne dans cette Coupe du Monde de la FIFA ?
Le sélectionneur allemand est en début de carrière, mais il connaît la mentalité allemande. Il a composé un mélange de jeunes joueurs et d'internationaux expérimentés. Avec l'avantage du terrain et leur impressionnant palmarès en Coupe du Monde, je vois bien les Allemands aller en finale.

Qu'est-ce que cela fait de jouer aux côtés de Ronaldinho, Adriano, Ronaldo et Kaká ?
C’est comme si on jouait dans la rue, pieds nus, dans le quartier (rires). C’est sympa, on prend beaucoup de plaisir. C'est du bonheur. Et quand il y a du bonheur dans le football, les choses viennent naturellement.

 

par FIFAworldcup.com

01.06.2006

Mondial-2006: Ronaldinho, Henry, Ballack... et les autres


Ronaldinho lors du match de préparation contre le FC Lucerne, le 30 mai 2006 à Bâle

PARIS (AFP) - Le Brésilien Ronaldinho, le Français Thierry Henry et l'Allemand Michael Ballack comptent parmi les vedettes les plus attendues au Mondial-2006 de football (9 juin - 9 juillet), mais la compétition devrait comme d'habitude réserver son lot de surprises et de révélations.

Fort de son incontestable statut de "meilleur joueur de la planète", Ronaldinho, Ballon d'Or 2005, tout juste vainqueur de la Ligue des champions et champion d'Espagne pour la 2e saison d'affilée avec le FC Barcelone, risque d'aimanter tous les regards au sein de la sélection brésilienne, grandissime favorite de l'épreuve à la recherche d'un 6e titre.

Joie de Thierry Henry après son but contre le Danemark, le 31 mai 2006 à Lens

Associé à Kaka dans l'entre-jeu, derrière les deux attaquants Ronaldo et Adriano, "Ronnie" devrait être placé dans les meilleures conditions en Allemagne, quatre ans après avoir été éclipsé par la réussite phénoménale de Ronaldo (8 buts) au Mondial-2002 en Corée du Sud et au Japon.

L'efficacité devant le but, c'est justement ce que chercheront à retrouver Henry et l'équipe de France, encore marqués par le cauchemar asiatique (aucune victoire, aucun but marqué). L'attaquant d'Arsenal avait vécu l'enfer en Extrême-Orient, touchant la barre transversale contre le Sénégal (1-0) en match d'ouverture avant d'être exclu face à l'Uruguay (0-0).

Le Gunner, meilleur buteur des Bleus lors des campagnes victorieuses du Mondial-98 et de l'Euro-2000 (3 buts), sera cette fois en première ligne alors que le leader technique et légende vivante de l'équipe de France, Zinédine Zidane, disputera à 33 ans la dernière compétition de sa carrière.

Si les principales chances françaises reposent sur les épaules d'Henry et de Zidane, l'Allemagne, pays organisateur, s'en remet presque exclusivement au talent de son meneur de jeu Michael Ballack.

Le meneur de jeu de l'Allemagne Michael Ballack lors du match contre le Japon, le 30 mai à 2006 Leverkusen

Avant d'entamer une nouvelle aventure en Angleterre, à Chelsea, Ballack aura pour mission d'emmener en finale une Mannschaft largement rajeunie par le sélectionneur Jürgen Klinsmann. Il pourra pour cela puiser dans ses souvenirs de 2002 où, contre toute attente, il avait été le principal artisan du parcours de son pays jusqu'au rendez-vous ultime face au Brésil (défaite 2-0).

Outre ces trois joueurs, incontournables, les projecteurs seront également braqués sur les deux étoiles argentines Riquelme et, plus encore, Messi. L'Angleterre, décimée en attaque depuis la blessures de Rooney, mise tout sur son quatuor de rêve au milieu de terrain (Gerrard, Lampard, Beckham, Joe Cole).

L'Ukraine, qualifiée pour sa première grande compétition internationale, sera particulièrement à suivre avec Andrei Shevchenko, terreur des défenses en Italie avec l'AC Milan. Le Portugal, vice-champion d'Europe en 2004, a placé tous ses espoirs en Deco, chargé d'alimenter l'artificier Pauleta, muet à l'Euro mais qui souhaite une revanche.

L'attaquant du Paris SG trouvera en Didier Drogba, fer de lance de la Côte d'Ivoire, un concurrent de poids en l'absence du Camerounais Samuel Eto'o.

L'Espagne et l'Italie pourront toujours compter sur les inamovibles Raul et Del Piero, présents à ce niveau depuis 1998, ou Totti, qui revient tout juste d'une grave blessure.

Mais les deux sélections ont opéré un large renouvellement de leurs effectifs au sein desquels émergent des figures nouvelles (Luca Toni, Gilardino, Iaquinta, Pirlo pour l'Italie, Reyes, Garcia, Torres, Fabregas pour l'Espagne).

La nouvelle vague néerlandaise (Sneijder, Van der Vaart, Robben) sera également à surveiller de près, de même que les Mexicains Salcido et Zinha, pleins d'ambition dans la foulée d'une brillante Coupe des Confédérations en 2005, ainsi que le milieu Donovan, déjà très en vue en 2002 où il avait été quart de finaliste avec les USA.

31.05.2006

Le Mondial 2002

 

Le Mondial 2002

Avant le coup d'envoi de la Coupe du monde 2006, revivez les moments forts des éditions précédentes. Aujourd'hui : Japon-Corée du sud 2002. Le premier Mondial du XXIe siècle marque le grand retour du Brésil au sommet de la hiérarchie. Le tout grâce à un très grand Ronaldo, auteur de 8 buts.

LE BILAN

Lieu : Japon - Corée du Sud
Participants : 32
Champions : Brésil
Matches : 64
Buts marqués : 161 (2,52 par match)
Meilleur buteur : Ronaldo (8 buts)
Affluence : 2 705 134 (42 268 spectateurs de moyenne)

LA FINALE : BRESIL - ALLEMAGNE : 2-0
Buts : Ronaldo (67e et 79e)

BRESIL : Marcos - Roberto Carlos, Roque Junior, Edmilson, Lucio, Cafu (cap) - Ronaldinho (Juninho, 85e), Gilberto Silva, Kleberson, Rivaldo - Ronaldo (Denilson, 90e). (Entraîneur : Luis Felipe Scolari)

ALLEMAGNE : Kahn - Linke, Metzelder, Jeremies (Asamoah, 77e), Ramelow - Frings, Hamann, Schneider, Bode (Ziege, 84e) - Neuville, Klose (Bierhoff, 74e). (Entraîneur : Rudi Völler)

La première Coupe du monde asiatique de l'histoire n'a pas souri aux grandes nations, fatiguées par une saison éreintante. Mis à part le Brésil (arrivé sur la pointe des pieds) et une surprenante équipe d'Allemagne, toutes sont tombées avant les demi-finales. Passés entre les gouttes et réussissant à sortir des griffes de nouveaux prétendants aux dents longues (Corée du Sud, Turquie...), Brésiliens et Allemands s'affrontent à Yokohama lors de la finale du Mondial. Pour la première fois de leur histoire, ces deux géants se rencontrent en Coupe du monde. Grandissime favori de l'affrontement final, le Brésil tient son rang et remporte son cinquième titre grâce à deux nouveaux buts de Ronaldo, la grande star de la compétition. En face, Oliver Kahn - auteur comme Michael Ballack d'un très grand Mondial - ne peut que constater les dégâts.

LE BUT : Ahn Jung-Hwan (Corée du Sud)

Le 18 mai 2002, Ahn Jung-Hwan n'a sans doute pas inscrit le plus beau but de sa carrière. Mais certainement le plus fort, émotionnellement parlant. Opposés à l'Italie en huitièmes de finale de la Coupe du monde, les guerriers Taeguk ne partaient pas favoris. Mais soutenus par le public de Daejon, les hommes de Guus Hiddink ont réussi à passer l'obstacle au terme d'une partie irrespirable, marquée par un arbitrage discutable mais surtout par Hwan. C'est lui qui, à la 116e minute de jeu, a battu Buffon de la tête. Un but en or qui a envoyé la Corée vers les quarts de finale (2-1). Des millions de Coréens sont sortis dans les rues au cours d'une nuit de folie.

LA STAR : RONALDO

Véritable phénix, Ronaldo a réussi la Coupe du monde la plus accomplie de sa carrière. Après trois ans gâchés par un genou trop fragile, Il Fenomeno est revenu pour disputer le Mondial 2002 et entraîner la sélection auriverde vers son cinquième titre suprême. Auteur de huit buts durant la compétition (dont les deux de la finale), le Brésilien a terminé meilleur buteur de la Coupe du monde. Depuis Gerd Müller et ses dix réalisations en 1970, personne n'avait atteint un tel total.

LA STAT : 11

Comme le nombre de secondes dont a eu besoin Hakan Sukur pour ouvrir le score lors de la petite finale de la Coupe du monde face à la Corée du Sud (3-2). Le Turc est ainsi devenu le buteur le plus rapide de l'histoire de la Coupe du monde. Et a effacé Bryan Robson des tablettes. En 1982, l'Anglais avait marqué dès la 27e seconde de jeu face à la France. A noter enfin que Sukur est le onzième joueur de l'histoire du Mondial à marquer en moins d'une minute.

LE SAVIEZ-VOUS ?

- Seul vainqueur d'une Coupe du monde en dehors de son continent d'origine (Suède 1958), le Brésil a perpétué la tradition en s'imposant en Asie lors du premier Mondial disputé en Orient.

- En atteignant les demi-finales de la Coupe du monde, la Corée du Sud signe une première retentissante pour le football asiatique qui n'avait jamais atteint le dernier carré de la compétition suprême. Après le réveil de l'Afrique en 1990 avec le Cameroun (1/4 de finale), l'Asie s'éveille.

- En jouant la finale de la Coupe du monde 2002, Cafu est devenu le premier joueur de l'histoire à disputer trois finales mondiales.

- Pour la première fois depuis 1966, le champion du monde sortant a été sorti dès le premier tour de la compétition. La France n'a pas gagné une seule rencontre ni marqué un seul but.

LES BLEUS : Eliminés au premier tour

Deux ans après avoir conquis l'Europe, les champions du monde en titre débarquent en Corée avant un statut d'intouchables. Rien ne peut arriver à cette équipe de France qui a étrillé la quasi-totalité de ses adversaires depuis deux ans. La deuxième étoile est quasiment déjà brodée sur le maillot des Bleus. Et pourtant... Dès le mois de mars, le vent tourne. Robert Pires se blesse gravement. L'équipe de France perd le Gunner alors que celui-ci était au sommet de son art. Pire, arrivé après ses coéquipiers en Asie à cause d'une naissance, Zinedine Zidane se blesse à la cuisse en amical face à la Corée du Sud. Les Bleus ouvrent donc la compétition amoindris.

Sans leur maître à jouer que ni Youri Djorkaeff, ni Johan Micoud ne parviendront à faire oublier, les Français trébuchent face au Sénégal (0-1), concèdent un nul face à l'Uruguay (0-0) et perdent leurs dernières illusions face au Danemark (0-2). Battus malgré le retour de Zidane, les champions du monde 1998 descendent de leur piédestal. Incapables d'inscrire le moindre but malgré la présence des meilleurs buteurs des championnats de France (Cissé), d'Angleterre (Henry) et d'Italie (Trezeguet), les Bleus sortent par la petite porte. Bien triste...

L'EQUIPE TYPE

 

 

 

Eurosport - Maxime DUPUIS [31/05/2006]

Edmilson, le coup dur

Edmilson, le coup dur


Le Barcelonais Edmilson ne disputera pas la Coupe du monde 2006. Le Brésilien est victime d'une fracture du ménisque droit. Comme avant le Mondial 2002 et la blessure d'Emerson, les champions du monde doivent se passer de l'un de leurs cadres. C'est Mineiro (Sao Paulo) qui va le remplacer,

Quatre ans après avoir remporté le titre suprême en Asie, Edmilson ne pourra pas participer à la quête d'une sixième couronne mondiale. Le Brésilien est en effet forfait pour la Coupe du monde 2006, qui débute le 9 juin. Touché mardi lors du match amical gagné face à Lucerne (8-0), le Barcelonais a passé une IRM qui s'est révélée fatale.

"Nous avons fait une imagerie par résonance magnétique aujourd'hui et elle nous a confirmé qu'Edmilson souffrait d'une rupture de la face antérieure de son ménisque du genou gauche. C'est une blessure incompatible avec une participation à la Coupe du monde ", a expliqué le médecin de la sélection Jose Luis Runco lors d'une conférence de presse. Le nom de son remplaçant est déjà connu. Il s'agit de Mineiro. Agé de 30 ans, le milieu de terrain de Sao Paulo a deux sélections à son actif. Trois meilleur joueur du Championnat brésilien, Mineiro disputera en Allemagne sa première Coupe du monde.

Eurosport - M. D. [31/05/2006]

Mondial-2006: le Brésilien Edmilson forfait sur blessure


Le milieu défensif brésilien Edmilson lors du match contre Lucerne, le 30 mai 2006 à Bâle

WEGGIS (AFP) - Le milieu défensif brésilien Edmilson a dû renoncer mercredi à participer au Mondial-2006 de football après une fracture du ménisque droit, a indiqué le médecin de la sélection championne du monde en titre.

Le Brésil se prépare actuellement à Weggis, dans le centre de la Suisse.

Edmilson vient de remporter la finale de la Ligue des champions avec le FC Barcelone. Il était dans la sélection sacrée au Mondial 2002 en Corée du Sud et au Japon.

Il n'apparaissait toutefois pas comme un titulaire au milieu, les postes de récupérateurs du Brésil étant normalement attribués à Ze Roberto et Emerson. Edmilson s'était déjà gravement blessé au genou droit (rupture des ligaments croisés) au début de la saison 2004-2005.

En 2002, la seleçao avait été privée d'un joueur-cadre juste avant la compétition, quand Emerson s'était blessé en jouant gardien de but lors d'un entraînement.

Coupe du Monde 2002 - Retro - France, Bresil, Destins Croises


Photo 1 - Coupe du Monde 2002 - Retro - France, Bresil, Destins Croises

EN BREF

Coup de tonnerre sur la Coupe du monde, lors du match d'ouverture, la France , tenante du titre et privée de Zinédine Zidane, s'incline face au Sénégal 1-0. Pour leur deuxième rencontre, les Bleus, réduits à dix après l'expulsion d'Henry (25e) sont tenus en échec par l'Uruguay (0-0). Enfin, à l'issue du troisième match, la France est éliminée, dès le premier tour ce qui n'était plus arrivé depuis 1966 et le Brésil, et sans avoir marqué un seul but dans la compétition, après une deuxième défaite, cette fois contre le Danemark (0-2). Leboeuf, Dugarry et Djorkaeff prennent leur retraite internationale. Face à l'Angleterre, Ronaldinho côtoie le haut puis le bas. A l'issue d'une remarquable chevauchée, il élimine Ashley Cole d'un passement de jambes et décale Rivaldo qui sans contrôle, trompe Seaman de l'intérieur du gauche (45e). Un peu plus tard (50e), coup franc pour le Brésil à plus de 30 mètres sur la droite du but de Seaman. « Roni » a vu le gardien avancé et tire. Seaman a beau reculé, il s'affale dans ses filets derrière le ballon qui est entré en pleine lucarne opposée. Sept minute plus tard, dans une action engagée, Ronaldinho écrase la cheville de Mills. Le geste paraît involontaire. Mais l'arbitre mexicain Ramos, qui a déjà expulsé Thierry Henry contre l'Uruguay, brandit du rouge. Ronaldinho n'en croit pas ses yeux mais doit quitter le terrain. L'Asie est à la fête pour « sa » première Coupe du monde. Le Japon termine premier du groupe H devant la Belgique et la Russie. La Corée du Sud n'est pas en reste et domine le groupe D, le Portugal et la Pologne sont... éliminés. Mieux même, les Coréens rentrent dans le dernier carré après avoir sorti l'Italie en huitièmes et l'Espagne en quarts. Une grande première pour le football asiatique. Lors du match pour la troisième place, il ne faut que 11 secondes au Turc Hakan Sükür pour tromper le gardien sud-coréen Lee Won-jae et inscrire le but le plus rapide de l'histoire de la Coupe du monde de football.

LE PARCOURS DES FRANCAIS

31 mai 2002 à Séoul (Seoul World Cup Stadium) SENEGAL - FRANCE : 1-0 (1-0) But : P. B. Diop (30e) pour le Sénégal. 62 561 spectateurs/Arbitre : Ali Mohamed Bujsaim (EAU) FRANCE : Barthez; Thuram, Desailly, Leboeuf, Lizarazu; Vieira, Petit, Djorkaeff (Dugarry, 60e) - Wiltord (Cissé, 81e), Trezeguet, Henry. Entr. : Lemerre. 6 juin 2002 à Busan (Busan Asiad Main Stadium) FRANCE - URUGUAY : 0-0 38 070 spectateurs/Arbitre : Felipe Ramos Rizo (MEX) FRANCE : Barthez - Lizarazu, Desailly, Thuram, Leboeuf (Candela, 16e) - Vieira, Petit - Wiltord (Dugarry, 90e), Micoud, Henry (expulsé, 25e) - Trezeguet (Cissé, 81e). Entr. : Lemerre. 11 juin 2002 à Iincheon (Incheon Munhak Stadium) DANEMARK - FRANCE : 2-0 (1-0) 48 100 spectateurs/Arbitre : Vitor Melo Pereira (POR) Buts : Rommedahl (22e), Tomasson (67e) pour le Danemark. FRANCE : Barthez - Candela, Thuram, Desailly, Lizarazu - Vieira (Micoud, 70e), Makelele - Wiltord (Djorkaeff, 83e), Zidane, Dugarry (Cissé, 54e) - Trezeguet. Entr. : Lemerre.

L'ANECDOTE

Après quatre années de galères, deux opérations du genou dont une rechute, des coups d'arrêt et des coups de déprime à n'en plus finir, Ronaldo inscrit 8 buts au cours de la Coupe du monde asiatique. Il finit meilleur buteur de l'épreuve en étant décisif en demi-finale contre la Turquie (1-0, but de la qualification) et en finale contre l'Allemagne (2-0, les deux buts de la victoire). « Il fenomeno » est donc de retour pour le plus grand bien du football mondial. Ses larmes lors de la remise du trophée traduisent toutes les épreuves qu'il a traversé pour en arriver là. Seul lui se souvient qu'il a disputé 60 matches en... quatre ans.

LA FICHE TECHNIQUE DE LA FINALE

BRESIL - ALLEMAGNE : 2-0 (0-0)

30 juin 2002 à Yokohama (International Stadium Yokohama)

69 029 spectateurs/Arbitre : Pierluigi Collina (ITA).

Buts : Ronaldo (67e, 79e) pour le Brésil.

BRESIL (3-5-2) : Marcos - Lucio, Edmilson, Roque Junior - Cafu, Gilberto Silva, Kleberson, Ronaldinho (Juninho, 85e), Roberto Carlos - Ronaldo (Denilson, 90e), Rivaldo. Entr. : Scolari.

ALLEMAGNE (4-4-2) : Kahn - Frings, Linke, Ramelow, Metzelder - Schneider, Jeremies (Asamoah, 77e), Hamann, Bode (Ziege, 84e) - Neuville, Klose (Bierhoff, 74e). Entr. : Völler.

LE CLASSEMENT DES BUTEURS

1. Ronaldo (Brésil), 8 buts ;

2. Klose (Allemagne) ; Rivaldo (Brésil), 5 buts ;

4. Tomasson (Danemark), Vieri (Italie), 4 buts.

La Seleçao honore la foule à Weggis





Ce dimanche, lors du premier match d’entraînement réalisé à Weggis, la sélection brésilienne a battu l’équipe des U-20 de Fluminense par 13 à 1. Même s’il ne s’agissait que d’un entraînement, les très nombreux supporters qui se sont invités dans le paisible village suisse n’espéraient rien de plus qu’une telle avalanche de buts. Rien de tel pour oublier, le temps d’un match, la météo capricieuse.

Depuis l’arrivée de la Seleçao, la population de la ville a quintuplé. Les champions du monde attirent près de 20 000 visiteurs par jour, alors que Weggis ne compte habituellement que 4 000 âmes.

Rendez-vous sur la page du Brésil

O jogo

L’équipe de départ, composée de Dida, Cafu, Lúcio, Juan, Roberto Carlos, Emerson, Zé Roberto, Kaká, Ronaldinho, Adriano et Ronaldo n’a rencontré qu’une faible résistance de la part de l’équipe adverse. A la surprise générale, c’est pourtant elle qui ouvre le score par l’intermédiaire de Thiago Santos. Mais ce sera là le seul et unique but des jeunes de Fluminense dans cette rencontre.

La première mi-temps se termine sur le score de 5 à 1, avec des buts de Ronaldo, Adriano, Kaká, Cafu et Ronaldinho. La seconde période, jouée par les remplaçants, se termine sur une nouvelle correction 8-0. Les nouveaux buteurs sont alors Robinho(4), Juninho(2), Fred et Ricardinho. L’arrière droit et capitaine des Auriverdes, Cafu, a ensuite déclaré que malgré son apparente facilité, ce match était important pour la cohésion du groupe. Récemment opéré du genou droit, il a tenu a rassurer ses supporters : "Le match s’est très bien passé pour moi. J’ai bien supporté ces 45 minutes".

Les supporters suisses ainsi que les Brésiliens ayant fait le déplacement plein d’optimisme, attendent maintenant avec impatience le deuxième match d’entraînement. Celui-ci aura lieu ce mardi à Bâle, contre Lucerne. Pour cette rencontre amicale, l’attaquant Ronaldo ne sait pas encore s’il jouera les 90 minutes : "Je ne sais pas. Je m’entraîne normalement depuis une semaine, mais tout va dépendre de ce que Parreira voudra de moi", déclare-t-il.



Le Brésil livrera son dernier match amical avant la Coupe du Monde de la FIFA le 4 juin à Genève, contre la Nouvelle-Zélande. L’équipe quittera ensuite la Suisse pour s’installer à Königstein, en Allemagne, où elle achèvera sa préparation en vue de son premier match dans la compétition, contre la Croatie le 13 juin.

Et le spectacle entamé en Suisse doit se poursuivre en Allemagne. Le président du F.C. Königstein, Jörg Pöschl, membre du comité d’accueil de la Seleçao, vient d’annoncer qu’il envisageait de laisser les fans des Canarinhos assister aux entraînements : "Nous pensons installer des gradins pour au moins 800 personnes dans le stade Zagallo (surnom donné au terrain du club)", dit-il.

 

par FIFAworldcup.com

Toutes les notes