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30.06.2006
Comme on se retrouve

Samedi, à Francfort, l'heure sera aux retrouvailles. En club ou dans la vie, Français et Brésiliens se connaissent en effet par coeur. Pour s'être déjà souvent affrontés, les joueurs éprouvent un respect mutuel et restent prudents, notamment au sujet d'un certain Ronaldo.
Le football est souvent fait de petites histoires. Le quart de finale entre la France et le Brésil en est rempli. Outre la finale de 1998, les deux camps se connaissent par coeur. Bien souvent, ils sont même coéquipiers en club à Lyon (Coupet, Malouda, Abidal, Wiltord, Govou, Juninho, Fred, Cris), au Real Madrid (Zidane, Ronaldo, Roberto Carlos, Robinho, Cicinho), à la Juventus Turin (Trezeguet, Vieira, Thuram, Emerson), au Bayern (Sagnol, Zé Roberto, Lucio) ou à Arsenal (Henry, Gilberto Silva). Avec neuf représentants en quarts si l'on compte le Portugais Tiago, l'OL décroche la palme et se hisse même comme l'équipe la plus représentée à ce stade de la compétition derrière Chelsea (10). Jean-Michel Aulas en compte déjà dix, avec Franck Ribéry...
Avant le coup d'envoi de ce France-Brésil, les sujets de discussions seront donc nombreux sur la pelouse de Francfort. D'autant que l'heure sera également aux retrouvailles. Vikash Dhorasoo pourra reparler du Milan AC avec Kaka, Dida ou Cafu qu'il a quitté il y a un an. Claude Makelele tentera de convaincre son vieux compère du Real Madrid, Roberto Carlos, de rejoindre Chelsea. Les téléphones eux ont déjà commencé à chauffer. "J'ai parlé avec 'Maloud' il y a deux semaines. J'ai également reçu des SMS de Robert Duverne (ndlr : le préparateur physique de Lyon et de l'équipe de France). On est en contact", avoue Juninho. De son côté, Thierry Henry n'avait pas encore appelé Gilberto Silva jeudi matin. "Mais je vais le faire, histoire de prendre la température, précise-t-il. Mais je les connais déjà. Ils doivent être relax et assez cool. Ils attendent le match, comme nous ".
"Je vais appeler Gilberto Silva"
Le match, justement. Les deux camps n'ont plus grand chose à apprendre l'un de l'autre. "Je connais bien Ronaldinho. Je connais aussi Ronaldo ou Emerson contre qui j'ai joué tellement de fois. De toute façon, je connais toute l'équipe du Brésil pour avoir joué contre eux, que ce soit en club, en Ligue des Champions, en championnat, ou en sélection. Il y a beaucoup de respect entre nous ", a expliqué Henry. Comme on s'y attendait, il n'y aura pas cadeau. "Ça reste quand même un quart de finale de Coupe du monde, rappelle immédiatement le Gunner. Si ça avait été un match amical, il y aurait peut-être eu une ambiance particulière mais là, c'est une autre histoire".
Pourrait-il alors y avoir des surprises sur le terrain entre deux équipes qui n'ont plus le moindre secret l'un pour l'autre ? "Je ne sais pas s'il y aura des surprises mais, en tout cas, ce sera un match très difficile. Dans ces matches là, ça se joue sur très peu de choses. Ils laissent quand même pas mal de possibilités à leurs adversaires", répond Thuram. Henry, lui, espère un match ouvert et du spectacle : "Parfois, lorsque les joueurs se connaissent bien. Cela donne encore plus d'intensité à la rencontre. Donc j'espère qu'on verra un match magnifique".
Le cas Ronaldo
Au coeur des attentions figure toujours Ronaldo, même si sa situation n'est plus la même qu'en 1998. Silvestre, qui l'a côtoyé à l'Inter Milan entre 1998 et 2000 pourrait sans doute en parler le mieux. Mais quasiment tous les Français le connaissent pour l'avoir affronté. "Ronaldo a toujours été dangereux. A un moment donné, c'est vrai qu'il a été critiqué. Mais laissez-le accélérer ou tirer au but et il peut vous punir. C'est inévitable , prévient Henry. On dit qu'il ne bouge pas mais, quand on fait les comptes en fin de saison, il a mis au moins 20 buts avec le Real Madrid alors qu'il a été critiqué toute l'année. Il faut les mettre qui que tu sois et où que tu joues".
Lilian Thuram fait le même calcul : "Les chiffres ne trompent pas. Quand vous regardez les statistiques matches joués/buts marqués de Ronaldo, il n'y a personne à son niveau. Et quand je dis personne, c'est personne". Il Fenomeno reste donc un danger permanent pour les Bleus. "En ce moment, le match Brésil-Australie passe en boucle dans nos chambres. Je peux vous dire qu'il possède encore toutes ses qualités, explique encore Thuram. S'il est le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde, ça n'est pas un hasard. Après, on peut s'amuser à le mettre en doute mais ça n'est pas sérieux ".
Les deux hommes se sont déjà affrontés en 1998. Mais quand on lui raconte que Ronaldo se méfie beaucoup du défenseur français, il préfère s'en amuser. "C'est quand j'étais jeune ça. Maintenant, ça n'est plus le cas", sourit le recordman des sélections en équipe de France. En revanche, Thuram estime que Ronaldo, lui, n'a pas tellement changé malgré le poids des années. "Son jeu n'a pas trop évolué. C'est un joueur qui reste sur la ligne de la défense, qui se fait oublier. On a l'impression qu'il ne participe pas trop au jeu mais, sur les quelques ballons qu'il touche, il fait des trucs à la Ronaldo. C'est-à-dire qu'il peut éliminer deux joueurs, faire une bonne passe ou marquer", décrypte-t-il. Mais il s'empresse aussitôt de rappeler que "le Brésil ne se résume pas à Ronaldo ". Les Bleus sont prévenus.
Eurosport - Anthony Procureur, à Francfort
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Brésil-France: de battre les coeurs vont s'arrêter
FRANCFORT (AFP) - Des millions de coeurs vont s'arrêter samedi (21H00) pour ce qui n'est pas un simple match de football mais un vrai sentiment, un carrefour d'émotions héritées de l'histoire, le souvenir encore brûlant d'une nuit d'ivresse: Brésil-France, quart de finale du Mondial-2006.
Un premier tour mal maîtrisé et un 8e de finale +de la muerte+ ont remis sur la route des Bleus l'adversaire fétiche, celui qui fait rêver, "la définition du football" selon Lilian Thuram. Un match avec lequel seul un France-Allemagne de Coupe du monde pourrait rivaliser. Et encore.
"C'est une rencontre que tout joueur aimerait disputer, résume Patrick Vieira. Il y a tout: de l'excitation, des grands joueurs, un beau stade et une place en demi-finale! Pour nous, c'est magnifique, c'est un rêve."
"C'est un match que nous n'avons pas envie de démythifier, reprend le sélectionneur Raymond Domenech. Au contraire, on envie de la vivre comme l'évènement exceptionnel qu'il est."
Parce qu'il n'y a jamais eu un France-Brésil quelconque en Coupe du monde -trois buts d'un gamin de 17 ans prénommé Pelé en 1958, un spectacle inoubliable dans la fournaise de Guadalajara en 1986 ou les deux coups de tête magiques de Zinédine Zidane en 1998- celui-là ne va pas déroger à la règle.
Car Zidane, celui qui avait crucifié la Seleçao le 12 juillet 1998, vit peut-être son dernier match de joueur de football et le peuple auriverde clame vengeance. Mais aussi parce qu'en passant l'obstacle brésilien, la France trouvera toutes les raisons de croire que l'histoire est un éternel recommencement, que pour "ZZ" tout pourrait se finir là où tout avait commencé, en soulevant la Coupe. Simplement.
Et comme les plus grandes générations du football français ont écrit les plus belles pages de leur histoire contre la Seleçao, la nouvelle vague française, emmenée par un Franck Ribéry décomplexé, voudra aussi peut-être montrer qu'elle existe déjà, ou qu'elle entretient la flamme.
Depuis la nuit du 12 juillet 1998, les routes qui ont permis aux Brésiliens et aux Français de se recroiser n'ont pas été les mêmes.
Quand la Seleçao, sacrée en 2002 et qui reste sur onze victoires consécutives en Coupe du monde, a pris la voie royale, les Bleus, éliminés au premier tour en 2002 sans gagner ni marquer et vainqueurs de deux matches sur quatre en 2006, ont emprunté des chemins de traverse.
Si bien qu'aujourd'hui le Brésil est clairement favori.
C'est un peu ce que le Brésilien Juninho, joueur de Lyon, résume en disant: "Pour la France, en ce moment, ce serait un grand résultat d'être dans le dernier carré, pour le Brésil, ce serait un mauvais résultat".
Et dans une situation où les Bleus ont sauvé leur Mondial en estoquant l'Espagne (3-1) alors que les Brésiliens n'ont pas paru avoir commencé le leur, la pression n'est sûrement pas sur les épaules françaises.
"Ce n'est pas un match Zidane-Ronaldo, c'est France-Brésil", affirme aussi Juninho, le plus français des Brésiliens, à l'adresse de ceux qui voudraient faire de l'évènement une affaire de personnes, ou de personnages.
Les Brésiliens se sont d'ailleurs bien gardés de tomber dans les travers des Espagnols, auteurs d'un crime de lèse-Zidane avant leur match, ce qui a agacé au plus haut point le Madrilène d'adoption, qui s'est fait un plaisir de leur porter un coup d'épée fatal et final.
"J'espère beaucoup que ce sera le dernier match de Zidane", a juste timidement affirmé Mario Zagallo, le coordinateur technique de la Seleçao, qui était sur le pré contre Just Fontaine et Raymond Kopa à Solna en 1958 (!), s'empressant de souligner que le Français est "un merveilleux joueur".
Pas d'excès de zèle brésilien non plus au sujet d'une hypothétique "revanche" de 1998, pourtant ardemment souhaitée, de Rio de Janeiro à Sao Paulo.
Le sélectionneur Carlos Alberto Parreira la joue profil bas: "Il n'y a pas de climat de revanche, et personne n'y pense dans l'équipe".
Ronaldo, Roberto Carlos et Cafu n'ont toutefois pas l'intention de laisser Barthez, Zidane, Thuram et Vieira (seulement entré en jeu) revivre le scénario irréel de 1998 et comptent bien remporter la toute première victoire de leur carrière face à la France.
La Seleçao n'a en effet plus gagné face à la France depuis 1992, en amical à Paris (2-0). Elle peut bien attendre encore un peu.
21:52 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
CM - BRE - Fred : «Marquer un autre but»
« Fred, comment abordez-vous ce match ?
Le Brésil doit absolument se qualifier. Depuis les huitièmes de finale, nous savons que chaque match est difficile. Mais notre équipe est tranquille et en confiance. Pour ma part, j'aimerais bien jouer un bout de match et marquer un but.
Est-ce un plaisir pour vous de rencontrer la France ?
Bien sûr, c'est un match spécial et très important.
Le but que vous avez inscrit contre l'Australie vous a-t-il donné davantage de confiance ?
Ah, ce premier but... Et en plus, c'était mon premier match en Coupe du monde. Ce fut effectivement un moment très important car il m'a vraiment libéré et donné confiance. Si je joue un peu contre la France, je ferai tout pour marquer un autre but.
Votre sélectionneur vous a-t-il demandé des informations sur l'équipe de France ?
Oui. Avec Cris et Juninho, nous avons parlé avec Parreira. Nous avons discuté de quelques caractéristiques de cette équipe. Nous lui avons surtout dit qu'il fallait se méfier de certains joueurs. En particulier ceux que nous connaissons très bien comme Malouda. La France est une sélection qui a un jeu rapide et qui est également très expérimentée. » Da. Mi. (à Francfort)
21:50 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mondial: France-Brésil, rendez-vous cinq étoiles
Ce choc entre les deux derniers champions du monde sera aussi celui de deux légions de vétérans n'entendant pas mourir la fleur au fusil: les Ronaldo, Cafu et Roberto Carlos tenants du titre d'un côté, de l'autre Fabien Barthez, Lilian Thuram et Zinédine Zidane, vont tout donner pour ne pas disputer leur dernier match dans un Mondial.
Cette touche de nostalgie devrait ne pas survivre sur la pelouse à une double tornade bleue et "auriverde": Franck Ribéry et Ronaldinho, deux accélérateurs hors norme.
Le combat pour la possession du ballon devrait être féroce.
"L'identité du Brésil, c'est de jouer au ballon, ils (les joueurs brésiliens) ne veulent jamais le perdre", souligne Thierry Henry.
"Je pense qu'il s'agira d'un grand match, avec une lutte intense pour la possession du ballon. Les deux équipes aiment contrôler le jeu", a déclaré Juninho, qui fait partie des trois "Lyonnais" du Brésil, avec Cris et Fred.
"Je connais bien notre adversaire et comme nous, ils ne sont pas entrés à 100% dans la compétition, mais montent en régime", a précisé le tireur de coup franc hors pair, qui pourrait profiter des soucis physique (genou) d'Emerson et Kaka pour débuter la rencontre.
La qualité technique individuelle semble pencher en faveur du Brésil. Ronaldinho et Ronaldo ont fait honneur aux "dents du bonheur" dont les a gratifiés la nature en obtenant chacun le Ballon d'Or. Surnommé le "gros" depuis la prise d'une légère surcharge pondérale, Ronaldo a prouvé en Allemagne qu'il était véritablement un attaquant "poids lourd" en signant un 15e but record en Coupe du monde qui a renvoyé l'Allemand Gerd Muller à un passé révolu.
Avec Kaka, Adriano et Robinho, touché à la cuisse et incertain face à la France, la "Seleçao" possède d'autres magiciens évoluant tous dans les plus grands clubs européens.
Sa relative faiblesse pourrait venir de deux des six rescapés de la finale 1998 perdue 3-0 contre la France: ses latéraux Roberto Carlos et Cafu, 35 et 33 ans. Florent Malouda et Ribéry pourraient leur infliger quelques tourments sur les ailes.
"Notre équipe doit provoquer et ne pas subir", affirme Lilian Thuram, qui fêtera une 119e sélection record en défense centrale face au Brésil.
Le bloc-équipe, impérial contre l'Espagne évincée 3-1 après avoir pourtant mené au score, sera la principale arme à utiliser face à la constellation d'étoiles dirigée par Carlos Alberto Parreira.
La France devrait évoluer en 4-2-3-1 avec Thierry Henry seul en pointe. Le Brésil, tombeur du Ghana 3-0 en huitième de finale, en 4-3-1-2 avec Adriano et Ronaldo devant Ronaldinho. Un milieu de terrain renforcé pourrait permettre à Gilberto Silva de coller aux basques de Zidane.
"C'est la force mentale d'un groupe sur l'autre qui fera la différence", estime Thuram.
Côté cérébral, le Brésil quintuple champion du monde, devra avoir exorcisé le 3-0 infligé par la France en finale 1998, le plus gros revers de son histoire en Coupe du monde.
Au Mexique en 1986, la France avait aussi sorti le Brésil de Zico en quart de finale. La "Seleçao", doit remonter à 1958 et à Pelé pour trouver trace d'un succès signé face aux Français dans un Mondial.
Si Ronaldo a inscrit les deux buts du sacre des tenants du titre en 2002 face à l'Allemagne, il retrouvera sur sa route Zidane, auteur d'un doublé de la tête le 12 juillet 1998.
"Zizou", à un, deux ou trois matches de la retraite, a été brillant face à l'Espagne, bouclant la marque d'une frappe subtile.
A 34 ans, le Ballon d'Or 1998 entend finir en beauté.
"Il y a une envie collective qui s'est créée, on veut continuer", a déclaré Zidane après la qualification face à l'Espagne.
Emmenée par "Zizou" et un Ribéry d'envergure ayant inscrit son premier but en bleu pour l'égalisation, survoltée par un Patrick Vieira phénoménal dans son rôle de liant entre la défense et l'attaque, la France a fait oublier face à l'Espagne une entrée en demi-teinte dans la compétition.
"Ribéry, pour sa première Coupe du monde, montre beaucoup d'habileté et court partout et faisant beaucoup d'effort. Il est en train de démontrer tout son potentiel", a déclaré Cris, qui sait que le Marseillais pourrait rejoindre Lyon à l'intersaison.
"On a encore beaucoup de choses à peaufiner, mais on est un groupe de 23 et si j'ai "la pompe", je sais que les autres sont là", souligne Henry.
"Physiquement, on est tous très bien. A la fin du match contre l'Espagne, on jouait tous très haut", remarque Thuram.
La défense française constituée du quatuor Sagnol-Thuram-Gallas-Abidal, est la clé de voûte du système mis en place par Domenech.
"Si on ne prend pas de but, on sait qu'on finira toujours par en mettre un", souligne Abidal.
Champions du monde en 1958, 1962, 1970, 1994 et 2002, les Brésiliens restent la référence du football mondial.
"Ils ont cinq étoiles sur le maillot, ils sont là depuis la nuit des temps", souligne admiratif Henry, qui indique que les deux équipes se vouent "un grand respect mutuel".
Lilian Thuram a d'ailleurs eu du mal à réaliser la victoire française en finale 1998. "Depuis le départ du bus de Clairefontaine, jusqu'au coup de sifflet final, j'étais comme dans un rêve. Je me suis dis 'Ce n'est pas vrai'". Six ans plus tard, le défenseur de la Juventus n'a plus peur des chimères: "Le Brésil, j'ai une idée sur comment faire pour qu'il ne gagne pas cette Coupe du monde", a-t-il déclaré. AP
21:48 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Brésil-France: le match à la loupe
FRANCFORT (AFP) - Le quart de finale du Mondial-2006 de football entre le Brésil et la France, samedi à Francfort (21h00 locales, 19h00 GMT) à la loupe:
FORCES
Brésil: Ronaldo, Kaka, Ronaldinho, Adriano: tout est dit ou presque. Le Brésil compte quatre joueurs d'exception qui peuvent à tout moment faire la différence. L'entrée fréquente de Robinho complique encore plus la tâche des défenseurs. Derrière, Dida, aux performances en dents de scie en club, a prouvé depuis le début du Mondial qu'il était en forme.
France: la solidité défensive, qui fut une des bases des Bleus pendant les qualifications, s'est encore renforcée. Malgré quelques difficultés récurrentes sur coups de pied arrêtés, les Bleus forment un bloc difficile à bouger, pouvant compter sur l'expérience de Thuram, 34 ans, dont la charnière avec Gallas fonctionne de mieux en mieux, mais aussi le gros travail de récupération de Makelele et, depuis deux matches, de la forme incroyable de Vieira. Sur les côtés, Sagnol à droite et Abidal à gauche ont également été très performants. Seul l'état de forme de Sagnol, ménagé jeudi, pourrait nuancer cette tendance.
FAIBLESSES
Brésil: le "carré magique" a montré ses limites au niveau tactique. Ronaldo et Adriano ont tendance à se marcher sur les pieds, et la vocation offensive des autre joueurs obligent Emerson et Zé Roberto à boucher des espaces énormes tout en ayant du mal à récupérer le ballon. Contre le Ghana, le Brésil a ainsi été complètement privé du ballon même s'il a gagné 3-0. A surveiller aussi, les montées de latéraux qui laissent souvent des espaces.
France: la principale faiblesse de cette équipe, à la moyenne d'âge élevée, semble être sa capacité à enchaîner les matches de très haut niveau tous les quatre jours. Zidane, 34 ans, a pu se reposer un peu grâce à sa suspension contre le Togo, mais il a beaucoup donné contre l'Espagne. Henry, malgré ses jambes de feu, évolue dans un système à une seule pointe où il doit beaucoup courir. Thuram n'a plus ses jambes de 20 ans, et les Brésiliens pourraient être très difficiles à suivre. Quand à Barthez, 35 ans, il ne paraît plus aussi rayonnant sur les ballons aériens.
LE BANC
Brésil: la grande force de la Seleçao. Son banc est sans doute le plus fort du monde. Devant, Robinho est sans doute un des joueurs les plus habiles et plus véloces du globe. Au milieu, Juninho aurait sa place dans n'importe qu'elle autre équipe de la planète. A la récupération, Gilberto Silva est champion du monde en titre et finaliste de la Ligue des champions. Du côté de latéraux, Cicinho et Gilberto sont considérés par certains comme meilleurs que les titulaires, deux références mondiales: Cafu et Roberto Carlos. Rogerio Ceni, gardien remplaçant, est quant à lui champion du monde des clubs.
France: offensivement, les Bleus disposent de plusieurs ressources avec notamment Trezeguet, en forme contre le Togo. Wiltord, réputé pour sa régularité, a en revanche déçu. Curieusement, Domenech semble pour le moment privilégier Govou, pourtant seulement appelé après le forfait de Cissé, dans les entrées jeu à Saha, l'homme en forme de Manchester United. Défensivement, le choix est en revanche moins fourni avec Silvestre décevant contre le Togo, Chimbonda, Givet et Boumsong. Dhorasoo, qui avait largement pris part aux qualifications, est pour le moment relégué sur le banc alors que l'état psychologique de Coupet reste une inconnue s'il devait remplacer Barthez. Le banc n'est pas le meilleur atout des Bleus.
DUELS A SUIVRE
Ribéry/Roberto Carlos: "C'est un jeune joueur qui en veut, et je crois qu'il va entrer dans l'histoire du football français à l'avenir": le compliment sur Ribéry est signé Roberto Carlos. Ribéry devra tenter de profiter des montées du Brésilien pour attaquer dans son dos. En un contre un, le Français a aussi ses chances face à un joueur qui est encore excellent offensivement mais qui n'est plus un défenseur intraitable. Attention toutefois à ne pas écoper d'un carton jaune face à un vétéran qui connaît toutes les ficelles.
Zidane/Emerson ou Gilberto Silva: Zidane va avoir le droit à un traitement de faveur. Que ce soit Emerson, ou Gilberto Silva (en cas de forfait), Zidane aura en face un joueur robuste habitué à "détruire" le jeu adverse, et qui aura comme consigne de monter sur le N.10 dès qu'il aura le ballon et de faire en sorte, aussi, qu'il en touche le moins possible. Sur les corners, Zidane fera forcément l'objet d'une attention particulière...
Barthez/Ronaldo: Barthez, qui n'a jusqu'ici pas eu grand-chose à faire, va vivre son premier vrai test, notamment face à un Ronaldo qui aura à coeur de laver le mauvais souvenir de 1998. Lors de la finale du Mondial, la victoire des Bleus s'était aussi jouée dans les duels gagnés par Barthez face à Ronaldo, visiblement diminué après avoir été victime d'un malaise avant le match. "Fab" sait qu'il devra encore une fois être un dernier rempart intraitable face au recordman du nombre de buts marqués en Coupe du monde si la France veut créer l'exploit.
Ronaldinho/Vieira: au cours de la saison, le Barcelonais Ronaldinho a brillé alors que le Turinois Vieira s'est lentement mais sûrement affaissé, victime d'une pubalgie. Pourtant, depuis le début du tournoi, c'est "Pat" qui crève l'écran avec déjà deux buts, plus un non validé contre la Corée du Sud, et deux passes décisives alors que "Ronnie" n'a pas encore pris en main le jeu brésilien. Sur le terrain, l'offensif Ballon d'or brésilien aura peut-être plus affaire à Sagnol ou Makelele que Vieira, mais celui des deux qui prendra l'ascendant décidera peut-être en grande partie du sort de ce quart de finale.
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Mondial 2006 / just Fontaine :« J’espère que juninho ne jouera pas »
Samedi, la France et le Brésil se rencontrent pour la quatrième fois de l’histoire de la Coupe du Monde. Retrouvez trois acteurs des précédentes confrontations entre les Bleus et la Seleçao. Le témoin de Stockholm 1958 : Just Fontaine.
Just Fontaine, déjà en 1958, la presse avait égratigné l’équipe de France avant la compétition avant de réaliser une belle Coupe du Monde…
On n’avait pas fait de bons matchs avant la Coupe du Monde. Le problème, c’est que Kopa n’était pas là. Comme Reims jouait le doublé, ils n’osaient pas en prendre trop du club pour ne pas risquer de blessures. Donc concernant les résultats, la presse avait raison.
Quels souvenirs gardez-vous de cette époque…
On est parti qu’avec trois jeux de maillots. A l’époque la Fédération achetait les maillots chez un grossiste. Il n’y avait pas de fournisseurs officiels. Ils voulaient pas faire de frais (rires). C’était trois maillots brodés avec France-Paraguay, France –Ecosse et France-Yougoslavie. Comme on s’est qualifiés, il a fallu enlever les broderies et les laver pour pouvoir jouer les autres rencontres. C’était une autre époque.
Et ce France-Brésil 1958 (5-2) ?
Avant de rencontrer le Brésil, on avait marqué 15 buts en quatre matchs. Le Brésil n’avait pas encaissé le moindre but. Ils craignaient notre attaque. Malheureusement, ils marquent à la 3eme minute. J’égalise à la 8eme. Ensuite on se tient. A la 25eme minute, Vava blesse Jonquet (fracture du péroné). A l’époque on ne pouvait pas remplacer les blessés. On a donc continué à dix contre onze. Je ne dirais pas qu’on aurait gagné mais bon. A 1-1, ils étaient un peu fébrile.
Le Brésil 2006 ressemble-t-il au Brésil de 1958 ?
C’est pareil, les Brésiliens ont toujours cette même technique incroyable avec le ballon. Didi tirait les coups francs de l’extérieur, un peu comme Roberto Carlos. En 1958, c’est la première fois qu’il jouait le 4-2-4. Il n’y a que la Hongrie qui jouait comme cela. Mais eux jouait l’attaque à outrance. S’ils en prenaient, ils s’en foutaient. Alors que le Brésil derrière, c’était sérieux.
« Il faudra aller de l’avant. Si on ne le fait pas, on va perdre »
Ronaldo a battu le record de Gerd Muller en marquant 15 buts en Coupe du Monde ? Le votre (13 buts en une phase finale) ne sera en revanche sans doute jamais battu…
Gerd Muller l’a précisé, il a fait une déclaration pour dire que le vrai recordman c’était moi. Et pas eux ! Cela dit, c’est d’autant plus remarquable que Ronaldo a eu deux opérations graves. A mon époque, le mec aurait été cuit. Je pense qu’il sera le meilleur buteur de cette Coupe du Monde. Il est complet : tête, pied droit, pied gauche, dribble, accélération… Les passements de jambes, c’est bien…Mais s’il n’y a pas d’accélération derrière cela ne vaut rien… Sur quelques mètres, il fait la différence. Il est très collectif aussi.
Que pensez-vous de l’équipe de France ? Après un début poussif, ils se sont libérés contre l’Espagne…
Un début pas terrible. Le premier match, seul Makelele et Henry étaient présents parmi les cadres. Vieira était un peu à la ramasse. Il commençait son retour, mais il ne tenait pas 90 minutes. Thuram avait des doutes, vu qu’il ne jouait plus beaucoup avec la Juventus en fin de saison. Et Zizou, ce n’était pas le Zizou qu’on connaît. Tant que les cadres ne sont pas tous en forme, l’équipe de France est diminuée. C’est ce qu’on a vu lors du premier tour. Contre l’Espagne, ces cinq là on fait le match qu’il fallait et cela a suffit pour gagner d’une très belle manière.
Honnêtement, combien donnez-vous de chances à la France de battre le Brésil ?
Le Brésil n’a pas non plus été transcendant. Ronaldinho, Adriano et Kaka n’ont pas été exceptionnels. Si ces trois là joue sur leur valeur par contre… Et puis le Brésil ne fait pas la même erreur que l’Espagne. Ils ne considèrent pas que l’équipe de France est une équipe vieille… Ils disent qu’on a du talent. Ils sont moins insouciants que les Espagnols. Ils ne font pas de déclarations tapageuses.
A quel type de match peut-on s'attendre samedi ?
Cela va être un très grand match. Ils ont toujours au travers de la gorge le 3-0 de 98. La solution n’est pas de rester derrière. Contre l’Espagne, c’était une bonne tactique, mais pas contre le Brésil. Il faudra aller de l’avant. Si on ne le fait pas, on va perdre. Mais on parle beaucoup de l’attaque du Brésil, mais je peux vous dire que les deux arrières centraux, il faut se les farcir. Il faudra attaquer tous ensemble, et défendre tous ensemble. Quand on a la possession de la balle, il faudra leur montrer qu’on est dangereux. Ce n’est pas la question de jouer avec une ou deux pointes.
Comme en 1998, ce match pourrait-il se jouer sur coups de pied arrêtés ?
J’espère que Juninho ne jouera pas. Si vous faites une faute à trente mètres, Barthez ou pas, vous risquez de la prendre dans la lucarne. J’espère qu’ils ne penseront pas à le faire jouer.
Nicolas BERTÉ
21:44 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un triptyque de rêve
Affiche rêvées, les onze France-Brésil de l’histoire ont rarement déçu. Trois confrontations en compétition sortent tout de même du lot lors de Coupes du Monde de 1958, 1986 et 1998.
Amical en 1930
C'est en 1930 que la première confrontation de l'histoire à lieu. Ce match amical se déroule à Rio de Janeiro. L'équipe emmenée par Lucien Laurent, Marcel Pinel ou encore Alexis Thépot se permet d'ouvrir le score et même de mener face aux Brésiliens de Nilo. Delfour d'abord d'un tir puissant puis d'une nouvelle frappe suite à une interception, permet aux Bleus de méduser les supporters auriverde. Mais par la suite, Domingues et Friedenreich avant la pause, et Domingues dès le retour des vestiaires, mettent les Français à la raison. A noter que ce match n'a jamais été reconnu par la FFF mais uniquement par la CBF, la confédération brésilienne.
Pelé brise les Bleus de 1958
L’histoire des France-Brésil pouvait difficilement espérer meilleur commencement en compétition officielle. Cette confrontation entre les deux pays a contribué à l’avènement de la légende du plus grand footballeur de tous les temps, Pelé, un certain 24 juin 1958. Ce jour là, à Solna, le onze tricolore explosait (5-2) en demi-finale de la Coupe du Monde face à l’une des équipes les plus mythiques qu’ait connu le ballon rond. Emmenés par ses deux symboles, noir et indien, le Pelé et "a alegria do povo" (la joie du peuple) Garrincha, le Brésil accédait à la finale du tournoi grâce notamment à un triplé du «Roi». Just Fontaine inscrivait lui son 13e et dernier but de la compétition et rentrait au panthéon des légendes du Mondial, éclipsant, malgré la défaite, la résistance héroïque de René Jonquet. Victime d’une fêlure du péroné suite à un violent choc avec Vava, le défenseur central, obligé de tenir son rôle (les remplacements n’étant pas autorisés à l’époque), terminait la rencontre… sur l’aile gauche. Personne ne sait ce qu’il serait advenu si Jonquet avait pu jouer la rencontre en pleine possession de ses moyens.
Il faudra attendre 1978 et une rencontre en amical pour que les Bleus connaissent leur premier succès face aux Sud-Américains. Après un nouveau revers en 1963 (2-3) et un match nul à Rio de Janeiro (2-2), les Tricolores ajoutaient enfin la Seleçao à leur tableau de chasse grâce à leur génie Michel Platini. Un succès 1-0 au Parc des Princes en match amical, décroché sur un but du n°10 à quatre minutes du coup de sifflet final. «Platoche» ne sera pas de la défaite, trois ans plus tard face aux même Brésiliens Porte de Saint-Cloud (1-3) mais il était bien là le 21 juin 1986 lors d’une inoubliable affiche de quarts de finale du Mondial à Guadalajaja.
Guadalajaja, jardin de Joel Bats
Critiqué, Michel Platini n’évolue alors pas à son meilleur niveau. Le milieu de terrain, diminué par une pubalgie, est contraint de jouer sous infiltration les premiers matches de la compétition, complétant le carré magique Fernandez, Giresse, Tigana. «Sur une jambe», le meneur de jeu de la Juventus Turin écrivait avec ses coéquipiers l’une des plus belles pages de l’histoire du coq gaulois. La sélection auriverde de Zico, grande favorite pour le titre, se heurtait à un Joël Bats en état de grâce dans les buts. Le portier français encaissait un but dès la 17e minute de jeu mais multipliait les arrêts par la suite en contenant à lui seul les assauts répétés de Careca, servi sur un plateau par Socrates. Dans tous les bons coups, Bats arrête même un penalty après que Platini ait égalisé juste avant la mi-temps. Au retour des vestiaires la rencontre basculait dans la folie et dans un attaque défense de tous les instants mais aucun but n’intervenait avant la séance des tirs au buts. Michel Platini enlevait trop sa frappe et manquait le seul penalty de sa carrière en Bleu. Joël Bats, lui, ne tremblait pas et stoppait la tentative de Socrates avant que Luis Fernandez, chaussettes baissées, ne propulse les Bleus en demi-finale face à l’Allemagne d’un plat du pied vu et revu inlassablement sur les écrans de l’Hexagone.
1998, le premier sacre des Bleus
Quelques années plus tard, Michel Platini avouera que malgré ce succès, l’émotion qui l’avait submergée ce jour là n’avait pas égalé celle du dramatique Allemagne-France de Séville en 1984. Pour la France entière pourtant, difficile de faire plus fort. Et pourtant… L’apothéose intervenait, quelques années plus tard, au Stade de France, en 1998. En finale de leur Mondial, les Bleus corrigeaient avec presque trop de facilité un Brésil peu inspiré, assommé par les deux buts coup sur coup de Zidane sur corner. Un succès parachevé par Emmanuel Petit dans les arrêts de jeu (3-0) qui offrait à la France le premier titre de vainqueur de la Coupe du Monde de son histoire dans une finale rêvée par chacun des semaines bien avant la compétition, les yeux rivés sur tableau de la phase finale entre les mains.
Les France-Brésil dans l’histoire
1958, à Stockholm (CM) : France-Brésil: 2-5
1963, à Colombes (Amical) : France-Brésil 2-3
1977, à Rio de Janeiro (Amical) : Brésil-France 2-2
1978, à Paris (Amical) : France-Brésil: 1-0
1981, à Paris (Amical) : France-Brésil: 1-3
1986, à Guadalajara (CM) : France-Brésil 1-1 (4-3 t.a.b.)
1992, à Paris (Amical) : France-Brésil: 0-2
1997, à Lyon (Tournoi de France) : France-Brésil : 1-1
1998, à Saint-Denis (CM) : France-Brésil : 3-0
2001, à Suwon (Coupe des Confédérations) : France-Brésil 2-1
2004, à Saint-Denis (Amical) : France-Brésil 0-0
Bilan pour la France
11 matchs joués - 3 victoires - 4 nuls - 4 défaites - 15 buts pour - 18 buts contre
Par Gilles Festor
21:31 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
France - Brésil, huit ans après
Peu importe ce que disent le sélectionneur et les joueurs. Depuis que l'on sait que l'un des quarts de finale d'Allemagne 2006 mettra aux prises le Brésil et la France, les supporters et la presse semblent n'avoir qu'une chose en tête : la finale de 1998.
Il est normal que les joueurs soient, d'après leurs dires, dénués de tout esprit revanchard ou de vengeance, d'autant plus que certaines des plus grande stars des deux équipes sont amis dans la vie de tous les jours.
Le capitaine Cafu explique pourquoi il faut éviter d'aborder la partie de cette manière : "Il ne s'agit pas de revanche, mais d'un match. Il ne serait pas justifié d'imprégner la rencontre d'un tel sentiment de revanche".
Titulaire lors de la finale de 1998, le latéral droit estime que ce climat de revanche est uniquement l'œuvre des supporters et des journalistes. "Ce climat de revanche vient de l'extérieur. Au sein de l'équipe, je sais qu'aucun joueur n'en parle. On ne doit pas le laisser filtrer à l'intérieur."
Cela dit, il ne fait aucun doute que l'atmosphère qui entoure ce duel franco-brésilien émane des confrontations précédentes en Coupe du Monde de la FIFA et, plus particulièrement, de la finale disputée au Stade de France, à Saint-Denis.
Matches décisifs
Juillet 1998 marque la troisième confrontation entre le Brésil et la France en phase finale de Coupe du Monde de la FIFA. Avant ce match, l'égalité est de mise : une victoire de chaque côté.
Leur première rencontre remonte à Suède 1958. Grâce à une démonstration du jeune Pelé, qui réalise un triplé, le Brésil s'impose 5-2 et accède à la finale. Le pays hôte y subira exactement le même sort. En 1986, au Mexique, les Auriverdes et les Bleus font à nouveau partie des meilleures équipes. Leur rencontre en quart de finale se solde par un match nul (1-1) après les prolongations, grâce notamment à un match extraordinaire de Joël Bats, qui arrête un penalty de Zico. La France l'emporte par 4 tirs au but à 3, lors d'une séance qui voit la tentative de Bruno Bellone frapper le montant puis rebondir sur le gardien Carlos avant de franchir la ligne.
Leur troisième rencontre est justement celle de la finale de 1998, qui voit la France s'imposer 3-0 et prendre l'ascendant au nombre de victoires. La différence entre le match de samedi et ces autres rencontres réside dans le fait que plusieurs joueurs des deux sélections se "retrouveront" sur le terrain, huit ans après. En effet, pas moins de 12 joueurs (six de chaque côté) déjà présents il y a huit ans sont susceptibles de jouer ce samedi.
Du côté brésilien, Cafu, Roberto Carlos et Ronaldo étaient titulaires en 1998, alors que Dida, Emerson et Zé Roberto n'avaient pas quitté le banc des remplaçants de toute la partie. Le sélectionneur de l'époque était Mário Zagallo, qui est aujourd'hui l'assistant de Carlos Alberto Parreira.
En face, Fabien Barthez, Zinédine Zidane et Lilian Thuram étaient titulaires. Thierry Henry, David Trezeguet et Patrick Vieira étaient réservistes, bien que ce dernier ait pu disputer le dernier quart d'heure de la partie, le temps de donner la passe décisive du troisième but à Emmanuel Petit.La présence de ces joueurs sur le terrain de Francfort ce samedi 1er juillet confère indubitablement un caractère encore plus spécial à cette rencontre, qui a tout pour rentrer dans les annales.
En phase avec le discours de son capitaine, l'autre latéral brésilien, Roberto Carlos, ajoute : "Depuis 98, le Brésil a gagné la Coupe du Monde (2002), la Coupe des Confédérations (2004), les éliminatoires et la Copa América (2004). Tout le monde a donc oublié la finale de 1998". Les joueurs jurent qu'ils ont oublié, mais ne seraient-ils pas les seuls dans ce cas ?
par FIFAworldcup.com
16:47 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'expérience, un atout considérable

Étant donné les obstacles qu'une équipe doit franchir pour atteindre la finale, l'expérience constitue l'un des ingrédients nécessaires à la conquête du trophée tant convoité. FIFAworldcup.com a décidé de se pencher sur les avantages que peut apporter un staff technique expérimenté à sa sélection nationale.
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L'entourage de Klinsmann
L'entraîneur allemand Juergen Klinsmann a goûté au sacre mondial en tant que joueur, lors de la Coupe du Monde de la FIFA, Italie 1990. Il était également de la partie pour Etats-Unis 94 et France 98, au cours desquelles la Mannschaft avait à chaque fois atteint les quarts de finale. Si ses méthodes, basées sur des entraînement novateurs tout droit venus des Etats-Unis, font l'objet de toutes les attentions, ses joueurs savent qu'ils peuvent se reposer sur l'expérience d'un homme qui, au cours de sa brillante carrière, a remporté nombre de titres internationaux.
Quand on voit la forme actuelle des attaquants allemands Lukas Podolski et Miroslav Klose, l'on peut supputer que Klinsmann leur a communiqué quelques-uns de ses secrets. En outre, le sélectionneur a su s'entourer d'autres anciens internationaux auprès desquels les joueurs actuels peuvent obtenir de précieux conseils.
Parmi les assistants de Klinsmann, l'on trouve en effet Oliver Bierhoff et Andreas Köpke. Bierhoff, ex sociétaire du Milan AC et de l'Udinese, a joué 70 matches et inscrit 37 buts sous les couleurs nationales. S'il n'a pas remporté de Coupe du Monde de la FIFA, il a disputé celles de France 1998 et de Corée/Japon 2002. En 1996, alors associé à Klinsmann à la pointe de l'attaque germanique, il a marqué le but en or qui a offert à son pays le titre de champion d'Europe. Il est aujourd'hui manager de l'équipe allemande, un poste qui consiste notamment à rechercher les faveurs des sponsors et à soutenir sa sélection en coulisses.
Sélectionné 56 fois, Köpke faisait lui aussi partie de l'équipe vainqueur de l'EURO 96. Depuis 2004, il est l'entraîneur national des gardiens. Avant le tournoi, la lutte pour la place de gardien titulaire entre Jens Lehmann et Oliver Kahn avait fait couler beaucoup d'encre. Klinsmann a alors pu profiter de la grande expérience de son ami Köpke pour choisir Lehmann. Une décision qui, jusqu'à présent, s'est avérée payante.
Des gardiens qui durent
L'équipe hôte n'est pas la seule à jouir de l'expérience d'anciens internationaux. Le staff technique italien, par exemple, compte dans ses rangs un certain Ivano Bordon, doublure de Dino Zoff à Argentine 78 et à Espagne 82. Après avoir évolué à l'Inter Milan, à la Sampdoria et à Brescia, Bordon avait pris sa retraite de joueur en 1989. Depuis juillet 2004, Marcello Lippi l'a choisi pour entraîner les portiers azzurri. Bordon n'a peut-être pas participé activement au sacre italien en 1982, mais les tifosi se rappellent encore quand il jaillissait du banc de touche pour aller féliciter ses coéquipiers qui venaient de marquer.
Fillol, qui est considéré comme l'un des meilleurs gardiens qu'ait jamais connu l'Argentine, a pris sa retraite internationale en 1985. Il comptait alors 58 sélections, un record national. Aujourd'hui entraîneur des gardiens albicelestes, "El Pato" est connu pour avoir brillé lors de la finale de 1978 contre les Pays-Bas, participant activement au premier sacre dans l'histoire de son pays.
L'expérience inégalée de Zagallo
Enfin, il était impossible de ne pas évoquer Mario Zagallo, qui a remporté la Coupe du Monde de la FIFA en tant que joueur et en tant qu'entraîneur. Carlos Alberto Parreira, l'actuel entraîneur du Brésil, dit de lui que "c'est une homme merveilleux, qui sait tout sur la Seleção et qui apporte énormément à l'équipe." Zagallo et Parreira travaillent ensemble depuis longtemps. Au Mexique 1970, le second était déjà le préparateur physique du Brésil, alors entraîné par le premier. Aux Etats-Unis 94, lorsque le Brésil a remporté son premier titre depuis 24 ans, Parreira était le sélectionneur de l'équipe et Zagallo en était le directeur technique.
Zagallo a également connu une fantastique carrière de joueur, participant à tous les matches du Brésil vainqueur des Coupes du Monde de la FIFA 1958 et 1962. Cette année encore, il apportera à Parreira tout son soutien et, surtout... son immense savoir.
par FIFAworldcup.com
16:45 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Coupe du Monde 2006 - France - Brésil (samedi, 21h00) - le Reveil du Genie ?
Il a marqué son dernier but en sélection à Francfort
Lorsque Ronaldinho décide d'affronter la troupe de journalistes assoiffés et parqués derrière une barrière, il le fait toujours avec un large sourire, greffé à la naissance et qui transpire la joie de vivre. Mais il est bien difficile d'entendre sa voix. Elle se fait humble, discrète et ne résonne pas beaucoup. Exactement comme son jeu depuis le début du Mondial. « Il doit mieux faire » vous diront nos très chers et nombreux confrères brésiliens qui ont appris à dégainer leurs micros plus vite que leur ombre dès que la star du FC Barcelone pointe ses dents à l'horizon. Attendu au tournant, le meilleur joueur du monde est encore loin d'éblouir ce Mondial. Sa classe naturelle, ses dribbles chaloupés et ses gris-gris venus de l'espace n'ont pas encore trouvé le bon écho. Pour l'heure, sa fiche ne comptabilise qu'une passe décisive. Elle fut pour Adriano contre le Japon (4-1). Face au Ghana (3-0), l'ancien joueur du PSG a bien tenté d'ouvrir son compteur but mais le gardien africain Kingson était sur la trajectoire. En sélection, Ronaldinho est toujours à la recherche d'une efficacité qu'il n'a plus retrouvée depuis un an. Son dernier but avec la Seleçao remonte au 29 juin 2005, il y a un an tout juste. LeBrésil avait passé un savon à l'Argentine (4-1) en finale de la Coupe des Confédérations. Et ironie de l'histoire, c'était à Francfort.
En quatre matches, le Brésil a inscrit 10 buts et il est le seul joueur du carré magique à ne pas avoir encore trouvé la faille. Avec le Barça, dont la saison a été longue et harassante mais teintée de succès, il a perforé 24 fois les filets (17 buts en Liga et 7 en C1). Dans le système de Parreira (4-4-2), Ronaldinho a un rôle moins offensif que dans celui de Rijkaard (4-3-3). Il occupe la même place, milieu gauche, mais n'a pas les mêmes responsabilités. « En sélection, je joue dans une position plus reculée, et j'ai donc moins d'impact dans les trente derniers mètres. Même quand j'ai effacé deux ou trois joueurs adverses, je suis encore loin du but », a-t-il avoué. Avec le Brésil, il a deux attaquants devant lui (Ronaldo, Adriano voir Robinho) qu'il doit servir en priorité. Et comme Barcelone ne joue qu'avec une seule pointe (Eto'o), son champ s'en trouve beaucoup plus libéré. « Avec Barcelone, je peux dribbler un adversaire et tenter de tirer au but. Parreira, lui, me demande de faire jouer l'équipe et de contrôler davantage le rythme du jeu. C'est quelque chose que j'apprends et je suis heureux de le faire. Il y a onze stars sur le terrain, personne ne pense à sa gloire personnelle».
« Je ne sais pas si je vais marquer contre la France »
Le Brésil s'apprête à défier les Bleus, samedi. Et la France, Ronaldinho connaît. Les observateurs du Championnat de France n'ont d'ailleurs pas oublié qu'un Ronaldinho peut en cacher un autre. En deux saisons au Paris-SG, le Brésilien n'a pas fait 50 bons matches, loin de là. Il a juste éclaboussé de son immense talent chaque duel fratricide contre l'OM, qu'il a à chaque fois laminé presque à lui tout seul. Ronaldinho est comme ça. Il a toujours pris la bonne habitude de ne jamais manquer les grands rendez-vous. La marque de fabrique des très grands. Ses éclairs se transforment en coups de foudre. Et l'équipe de France dans tout ça ? « C'est une équipe qui mérite le respect. Mais je ne sais pas si je vais marquer. Je suis d'abord là pour faire gagner mon équipe », a-t-il répété encore jeudi. Le génie, s'il est toujours éteint au fond de sa lampe, peut se réveiller à tout moment. Les Français prient pour que cela n'arrive pas avant dimanche.
Kakà et Emerson ménagés
La Seleçao s'est entraînée une dernière fois jeudi après-midi à Bergisch Gladbach, près de Cologne. Elle a quitté en bus peu après son deuxième camp de base pour revenir en soirée à Francfort, où se déroulera samedi son quart de finale contre la France. La sélection brésilienne n'est pas arrivée au stade de Bergisch au complet. Il manquait dans ses rangs deux de ses titulaires : Kakà et Emerson. Tous deux touchés au genou droit mardi contre la Ghana (3-0), ils ont poursuivi les soins à l'hôtel en suivant un traitement de physiothérapie. «Leur rétablissement évolue dans le bon sens. Ils ont fait aujourd'hui un travail de musculation ainsi que du vélo. Demain (vendredi), ils devraient être en mesure de courir avec le ballon. On les prépare pour qu'ils puissent jouer samedi. Je dirais que leurs chances de participer est de 70 %», a estimé le médecin de la sélection auriverde. La blessure d'Emerson apparaît toutefois plus grave que celle de son compatriote. Gilberto Silva a donc de grandes chances d'être titularisé face aux Bleus.
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