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25.08.2006

L’Espagne à l’honneur

Thuram et Ronaldinho, prêts à soulever un nouveau trophée  (Panoramic)
  Barcelone, meilleure équipe européenne la saison dernière, dispute ce vendredi la Super Coupe d’Europe à Monaco. Le FC Séville peut-il vraiment freiner la machine infernale catalane ?

Par Guillaume Serres

Invincible Barcelone ?
Traditionnel rendez-vous de la fin de l’été, la Super Coupe d’Europe aura cette année une consonance toute ibérique. Cela devrait en effet parler espagnol tout au long de la journée dans les travées de Louis II. Signe de la mainmise des équipes de la Liga sur le football du Vieux Continent, Barcelone et Séville se disputeront ce trophée opposant le vainqueur de la dernière Ligue des Champions à celui de la Coupe UEFA. Ce sera d’ailleurs, à cette occasion, la première finale 100% espagnole de l’histoire. Mais les deux clubs ne sont pas sur un pied d’égalité. Barcelone partira en effet avec une énorme pancarte de favori dans le dos. La troupe de Frank Rijkaard paraît encore plus invincible que la saison dernière. Renforcés par l’apport de Thuram, Zambrotta ou encore Gudjohnssen (et peut-être Mascherano dans un futur proche), les Blaugrana devraient cette année être l’épouvantail à la fois de la Liga mais aussi du Vieux Continent. Les diverses démonstrations réalisées en matches amicaux, lors de la Super Coupe d’Espagne contre l’Espanyol (0-1, 3-0) et enfin lors du trophée Gamper contre le Bayern Munich (4-0) sont là pour renforcer cette opinion. Attention tout de même à l’excès de confiance, comme le confirme Deco : «Etre favori dans une finale, cela ne veut pas dire grand-chose. Il faut continuer à jouer au football avec la même humilité, celle qui a fait ce que nous sommes aujourd’hui.»

Séville veut y croire
Mais si le Barça fait office de favori pour soulever le trophée, les Andalous entendent bien jouer leur va-tout. Vainqueur presque surprise l’an passé de la Coupe UEFA (4-0 contre Middlesbrough), le FC Séville espère bien poursuivre sur sa lancée. «Difficile mais pas impossible», telle est la définition de ce match de Daniel, le feu-follet brésilien de l’aile droite. «Dans une partie, il peut se passer plein de choses. On peut gagner. Nous avons en face de nous un grand rival, mais nous allons sûrement avoir des occasions et si nous jouons notre jeu, nous pouvons gagner», enchaîne-t-il sur le site de son club. Séville semble d’ailleurs se plaire dans ce rôle d’outsider qui lui avait parfaitement sied l’an dernier. «Ce sera David contre Goliath», s’emporte le président José María Del Nido. «Il est vrai que nous allons faire face à un équipe, peut-être la meilleure équipe du monde. Mais David a bien vaincu Goliath dans une bataille dans laquelle il n’avait aucune chance. Nous allons donc essayer de vaincre le FC Barcelone avec nos moyens.»

Des retours à Louis II
Cette rencontre sera également l’occasion de nombreux retours à Louis II, lieu habituel du match. D’un côté, Lilian Thuram, Ludovic Giuly, Javier Saviola ou encore Rafael Marquez fouleront une pelouse qu’ils ont bien connue. En face, ce sera Javier Chevanton qui fera son retour pour son premier match officiel avec sa nouvelle équipe sur le Rocher. «Malgré le potentiel de Barcelone, tout peut se passer. Pour ma part, cela sera peut-être le premier des nombreux titres que je veux gagner avec Séville. Cela devrait me faire un peu bizarre de jouer à Louis. Il y a un mois, c’était encore ma maison ici», a reconnu l’attaquant lors de la conférence d’avant match. Une maison qui sera comble pour l’occasion puisque, une fois n’est pas coutume, tous les billets de l’enceinte princière ont trouvé preneurs.

Le Barça pour une troisième

Figo soulève la Super Coupe avec le Barça en 97Figo soulève la Super Coupe avec le Barça en 97 (©Getty Images)



par Lucy TurnerDe Barcelone


Le FC Barcelona vise un nouveau triomphe en Cuper Coupe de l'UEFA, vendredi à Monaco. Contre le Sevilla FC.

Une inauguration inspirée

Si le club catalan réussit, il se trouvera à un pas des 74 trophées majeurs du Real Madrid CF, puisque les Barcelonais en totalisent 72 après leur victoire en Super Coupe d'Espagne face au RCD Espanyol dimanche. "Quand une équipe a l'habitude de gagner, de jouer un bon football et d'évoluer dans de bonnes conditions, elle a envie que ça continue", a déclaré le coach Frank Rijkaard. "Cette saison, je veux prouver que je peux encore être fier de mon équipe. On a tous les ingrédients pour aller loin, mais les débuts sont toujours un peu douloureux."

La déception guette
La Super Coupe de l'UEFA n'a pas toujours été la priorité n°1 à Barcelone. Qualifiés pour la première fois grâce à leur titre en Coupe des vainqueurs de coupe européenne 1979, les Catalans se sont inclinés face au Nottingham Forest FC (tot. 2-1 après un nul 1-1 au retour au Camp Nou). En 1982, les Anglais mettaient à nouveau le Barça à mal. Malgré une autre Coupe des vainqueurs de coupe, les Catalans perdaient leur avance de 1-0 acquise au match aller en s'inclinant 3-0 dans le temps additionnel dans l'antre du champion d'Europe, l'Aston Villa FC, à Birmingham.

Le triomphe milanais
Le Barça a également perdu la Super Coupe de l'UEFA en 1989. L'AC Milan accrochait une victoire 1-0 en Italie suite au 1-1 récolté en Espagne. Le vent tournait enfin pour Barcelone, qualifié pour l'édition 1992 grâce à sa première Coupe des clubs champions européens. Lors du match aller au Weserstadion face au Werder Bremen, un 1-1 donnait une option aux Espagnols, qui soulevaient le trophée à domicile après une victoire 2-1.

Un second triomphe
Vainqueur pour la quatrième et dernière fois de la Coupe des vainqueurs de coupe en 1997 face au Paris Saint-Germain FC (1-0), Barcelone jouait cette année-là sa dernière Super Coupe avant celle de vendredi. Les Blaugrana remportaient la première manche 2-0 contre le BV Borussia Dortmund et obtenaient un 1-1 en Allemagne, décrochant ainsi leur deuxième trophée. A nouveau sacré champion d'Europe en 2005/06, le Barça sera favori vendredi.

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Ronaldinho règne sur Monaco

Ronaldinho a été élu meilleur joueur de la saisonRonaldinho a été élu meilleur joueur de la saison (©Getty Images)



par Andrew HaslamDe Monaco


La cérémonie des Club Football Awards ceremony, cet après-midi à Monaco, a consacré la domination des joueurs évoluant dans le championnat espagnol. A la veille de la Super Coupe, traditionnel lever de rideau de la saison européenne, et agrémentant le tirage au sort de la phase de groupes de l'UEFA Champions League, l'attaquant du FC Barcelona Ronaldinho a été désigné joueur de club de l'année de l'UEFA. Ses coéquipiers Carles Puyol, Deco et Samuel Eto'o ont raflé les autres prix décernés dans le cadre de l'UEFA Champions League.

Ronaldinho étincelant
Le Brésilien était omniprésent lors du triomphe au Stade de France et n'a manqué qu'une seule des 13 rencontres de son équipe au cours desquelles il a inscrit 7 buts. Le meneur de jeu succède à Steven Gerrard - élu à l'époque meilleur joueur - et devient le deuxième Brésilien récompensé après Ronaldo en 1998. Il a inscrit un hat-trick lors de la punition 5-0 infligée au Panathinaikos FC et de plusieurs buts décisifs face au Chelsea FC et au Benfica SL.

Puyol récompensé
Meilleur attaquant l'an dernier, Ronaldinho était devenu le premier Barcelonais à décrocher un prix, mais cette année, l'équipe catalane a dominé la cérémonie. La récompense de meilleur défenseur décernée à Carles Puyol couronne 12 mois exceptionnels. Il a non seulement mené son équipe en finale, devenant le deuxième capitaine du Barça à soulever la Coupe des clubs champions européens, mais il a aussi décroché le titre en Primera División pour la deuxième année consécutive et représenté l'Espagne dignement lors de la phase finale de la Coupe du Monde de la FIFA en Allemagne.

Deco en tête
Deco, qui a brandi la Coupe des champions à deux reprises en trois saisons, a été désigne meilleur milieu de terrain. L'international portugais faisait partie de l'équipe du FC Porto qui s'est imposée en 2004. Cette année-là, il obtenait le titre de meilleur milieu de terrain. Il devient donc le premier joueur à remporter cette catégorie avec deux clubs différents. Samuel Eto'o a quant à lui été élu meilleur attaquant, couronnant son but égalisateur face à Arsenal et cinq autres réalisations qui ont permis à Barcelone de remporter la Champions League.

Consolation pour Lehmann
Jens Lehmann a été couronné meilleur gardien. Malgré son expulsion précoce en finale, l'international allemand d'Arsenal a su conserver ses filets inviolés lors des huit précédentes rencontres et a dévié le penalty de Juan Riquelme en demi-finale retour face au Villareal CF pour emmener son équipe en finale pour la première fois de son histoire.

Changements de votes
De nouvelles procédures de vote ont été introduites cette année. Les entraîneurs des 16 équipes ayant atteint le stade de l'élimination directe en UEFA Champions League en 2005/06 ont tous leur mot à dire pour l'attribution des prix dans cette compétition. Les meilleurs entraîneurs et le groupe d'étude technique de l'UEFA étaient quant à eux invités à nominer leurs candidats pour le trophée de la Coupe UEFA. De nouveaux trophées ont été décernés. Le design s'inspire d'une fleur représentant l'étoile à cinq branches devenue le symbole de la première compétition de clubs d'Europe.

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