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14.09.2006
Ronaldinho danse sous la pluie
Ronaldinho s'est montré ému d'avoir été désigné homme du match à l'occasion des débuts réussis du Barcelona FC, mardi soir; dans la défense du titre en UEFA Champions League.
Impérial
Le souriant Brésilien a largement contribué aux exploits du Barça, dont le point d'orgue a été la victoire en finale à Paris en mai dernier. Le temps était humide hier dans la capitale catalane, où de fortes pluies se sont abattues sur le Camp Nou avant d'inonder le tunnel des joueurs, les vestiaires et la zone de conférence de presse. Ces intempéries n'ont pourtant pas empêché Barcelone de l'emporter 5-0 face au PFC Levski Sofia, Ronaldinho marquant l'ultime but dans les arrêts de jeu.
La confiance règne
Ronaldinho était aux anges. "J'espère que les supporteurs ont apprécié notre prestation", a-t-il confié. "Nous gagnons en confiance et le mieux que nous ayons à faire est de continuer sur notre lancée". Le Brésilien a rendu hommage au Levski qui débutait en phase de groupes.
Un match difficile
"Face à une équipe qui joue bien, ce match a été difficile. Nous avons été en mesure de marquer rapidement, ce qui nous a permis de reprendre de mieux jouer par la suite", dit Ronaldinho. "Avec l'arrivée de la pluie, nous avons davantage ressenti la fatigue. Pour le reste, je suis heureux d'avoir pu inscrire ce but en dernière minute et d'avoir fait plaisir aux supporteurs. Nous savons que tous les matches de la phase de groupes seront difficiles, mais notre objectif est de nous améliorer au fil des matches".
par Lucy TurnerDe Camp Nou
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13.09.2006
Le Barça magistral
La logique a été respectée au Camp Nou où le FC Barcelona, champion d'Europe en titre, s'est aisément débarrassé du PFC Levski Sofia pour prendre la tête du Groupe A.
Pluie torrentielle
L'idée d'un premier match à l'extérieur face aux rois d'Europe de la saison dernière ne réjouissait sans doute pas les champions de Bulgarie en titre et ils auront eu raison de se méfier puisque Barcelone avait déjà acquis un avantage de deux buts à la pause grâce à des réalisations d'Andrés Iniesta et de Ludovic Giuly. Même histoire au retour des vestiaires puisque le capitaine Carles Puyol trouvait le chemin des filets, pour la première fois à domicile en compétition européenne, avant que Samuel Eto'o et Ronaldinho n'achèvent les coéquipiers de Cédric Bardon.
But typique
Avant la rencontre, Stanimir Stoilov avait déclaré que le Levski n'avait pas l'intention de faire figuration et pourtant, après seulement sept minutes, les Barcelonais avaient déjà fait la différence. Ronaldinho échappait au marquage serré de Zhivko Milanov, offrait un ballon à Eto'o qui servait Iniesta qui, de l'extérieur de la surface, envoyait un tir à ras de terre qui frôlait le bon côté du poteau bulgare.
Gardien sollicité
Ce premier but de la phase de groupes ne décourageait pas pour autant le Levski qui effectuait un bon pressing pour contrer le jeu très ouvert de leurs hôtes. Au final, Stanislav Angelov semait Juliano Belletti et sollicitait l'intervention de Víctor Valdés. Sous une pluie torrentielle, le Barça continuait de livrer une prestation impeccable même si Eto'o voyait le cadre se dérober et Ronaldinho tirait directement sur Georgi Petkov.
Supporteurs adverses
Cependant, le gardien ne pouvait empêcher les Catalans de doubler la marque six minutes avant la pause lorsque Giuly sur le flanc droit, servi par Eto'o, repiquait au centre et trompait le gardien du pied gauche. Les 5 000 supporteurs ayant fait le déplacement continuaient d'encourager leur équipe même lorsque les hommes de Frank Rijkaard tuaient le suspense après quatre minutes en deuxième période.
Première pour Puyol
Dimitar Telkiyski taclait illégalement Ronaldinho à l'entrée de la surface de réparation. Le tir à ras de terre premier poteau du Brésilien était repoussé par Petkov sur Puyol qui rôdait et marquait du plat du pied. L'appétit offensif du Barça continuait de faire des dégâts et à l'heure de jeu, les champions d'Europe inscrivaient un quatrième but. Eto'o perçait la défense bulgare, dribblait calmement deux défenseurs et envoyait le cuir au fond des filets de l'entrée de la surface.
Thuram ovationné
Par la suite, Georgi Ivanov tirait à côté tandis que le coup franc de Hristo Yovov passait au-dessus de la barre transversale. A la recherche d'un but pour l'honneur, Stanislav Angelov était magistralement taclé par Lilian Thuram qui empêchait le Levski de marquer son premier but en phase de groupes. Le Français avait le droit à une standing ovation à sa sortie pour Oleguer Presas (72e). Et pour finir en beauté, le prodige Ronaldinho inscrivait un magnifique but en pleine lucarne à la toute dernière minute.
par Lucas BrownDe Camp Nou
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Laporta présente et justifie l'accord avec Unicef
"C'est un accord doublement historique, parce que Barcelone n'a rien eu sur son maillot durant ses 107 années d'histoire, l'emblème d'un organisme de prestige international"...

Joan Laporta a défendu l'accord conclu par Barcelone avec Unicef, qui a été présenté ce mardi au Camp Nou, où ce soir l'équipe barcelonista étrennera les nouveaux maillots avec le logo d'Unicef lors du match correspondant à la première journée de la Ligue des Champions face au Levski Sofia. Le président a dit qu'il s'agit d'un accord d'une valeur incalculable pour Barcelone.
Le club azulgrana apportera 1,5 million d’euros par an, soit un total de 7.5, à Unicef pendant les cinq prochaines années pour collaborer aux projets humanitaires d'aide à l'enfance dans divers pays du monde, et de la sorte renonce, au moins cette saison, aux recettes économiques que suppose un accord de parrainage avec une entreprise commerciale. On a reproché l'activité de la direction de Barcelone de ne pas avoir consulté les socios sur la décision de renoncer aux recettes pour le parrainage, bien qu'à son arrivée au club en 2003 elle ait déjà obtenu l'autorisation des socios pour porter de la publicité pour la première fois dans l'histoire du club.
En ce sens, Laporta a déclaré qu'il croit que l'initiative a eu un grand accueil. Pendant la présentation à Barcelone de l'alliance, qui a été rendue officielle au niveau mondial la semaine passée au siège des Nations Unies à New York, le président de Barcelone a comparu avec la présidente du Comité Unicef espagnol, Consuelo Crespo, et a souligné qu'il s'agit d'un accord... "historique et sans précédent" qui place le Barça comme... "plus qu'un club dans le monde".
De même, Laporta a rappelé que l'assemblée qu'il préside, dans sa première assemblée de représentation des socios il y a trois ans, a reçu l'autorisation des socios du club pour mettre une publicité sur les maillots de l’équipe première de football et que son compromis est arrivé à un accord... « avec un organisme qui donnerait une identité au club et qui serait la plus rentable sur le marché ». Et nous l'avons accompli. Il n'y a pas une autre organisation dans le monde qui donne davantage de prestige au maillot de Barcelone et le fait d'extraire une initiative de cette ampleur a une valeur incalculable, extraordinaire ", a déclaré le président.
Pour Laporta... "C'est un accord doublement historique, parce que Barcelone mettra sur son maillot ce qu’il n'a pas eu pendant ses 107 années d'histoire, l'emblème d'un club de prestige international, d'autre part, parce qu'il s'agit d'un accord sans précédent puisque aucun club important ne s’était placé pour aider les enfants du monde". Le président a aussi souligné la réaction extraordinaire des joueurs de football face à l'initiative et assure qu’avoir l'emblème d'Unicef sur la poitrine supposera une gratification de responsabilité pour les joueurs. En outre, il a nié qu'il est contradictoire d’inscrire Unicef sur des maillots de la signature Nike, marque accusée d'exploitation infantile dans quelques pays d'Asie, et il a clarifié qu'Unicef est arrivé à interdire quelques marques et que Nike n'est pas une12:32 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.09.2006
Le Barça en veut plus
Après sa victoire en UEFA Champions League, touche finale à une saison exceptionnelle, le FC Barcelona entame la défense de son titre cette semaine. L'expérience s'ajoute au talent pour, peut-être, le premier doublé en Coupe des clubs champions européens depuis 1993, date du passage à l'UEFA Champions League.
Le remplacement de Larsson
Au cours de la dernière édition, le champion d'Espagne n'a encaissé que cinq buts, pour vingt-quatre marqués : il ne semblait donc absolument pas nécessaire d'apporter des modifications à l'effectif cet été. En fait, le seul mouvement jugé nécessaire aura été le remplacement de Henrik Larsson, qui a quitté le club.
Une défense encore plus forte
Eidur Gudjohnsen a donc quitté le Chelsea FC. L'attaquant islandais c'est parfaitement intégré, comme l'indique son but inscrit dès la première journée de la Liga. Dans le secteur défensif, le club s'est renforcé avec Lilian Thuram et Gianluca Zambrotta, partis de la Juventus.
Des stars polyvalentes
L'entraîneur Frank Rijkaard sait que pour répondre aux attentes du football moderne, il n'a pas seulement besoin de posséder une grande équipe, mais également un effectif composé de plusieurs joueurs capables d'évoluer à plusieurs postes. Avec les arrivées de Gudjohnsen, Thuram et Zambrotta, le Néerlandais a ajouté trois stars polyvalentes à une équipe déjà impressionnante.
Des résultats vitaux
Pour la troisième saison de suite, Barcelone affrontera le Chelsea FC sur la scène européenne, mais les enjeux ne sont pas aussi élevés cette fois, car leur duel ne sera pas à élimination directe. Si les médias se sont focalisés sur cette rencontre entre Blaugrana et Blues, les joueurs sont parfaitement conscients que leurs résultats face aux deux autres équipes du groupe, le Werder Bremen et le PFC Levski Sofia, seront vitaux.
Le plus important, c'est de nous qualifier, et si nous le pouvons, de finir premier de notre groupe
Eidur Gudjohnsen
Un parcours parfait
"Le plus important, c'est de nous qualifier, et si nous le pouvons, de finir premier de notre groupe", expliquait Gudjohnsen. "Le groupe ne va pas se résumer aux confrontations avec Chelsea, mais également à nos rencontres avec le Werder et le Levski. Nous devons jouer aussi bien que possible à chaque match : nous n'aurons aucun problème si nous les remportons tous."
Concentration en interne
Ronaldinho n'est pas, lui non plus, prêt à se focaliser uniquement sur les hommes de José Mourinho, car il estime que le facteur le plus important dans les succès des Blaugrana est leur capacité à se concentrer sur leur propre jeu. "Nous savons très bien à quel point Chelsea est une bonne équipe", déclarait le meneur de jeu brésilien. "Ils ont un effectif impressionnant, qui sera encore renforcé par leur recrutement estival. Mais je pense que nous ne devrions pas trop nous soucier des autres équipes."
Une histoire qui se répète ?
Après avoir goûté au succès, le Camp Nou ne cède pas à l'arrogance. Le fait de remporter des nouveaux trophées n'a fait qu'attiser la volonté des joueurs et de leur entraîneur de remettre ça.
par Lucas BrownDe Barcelone
19:14 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Tous derrière le Barça
Eto'o, Ronaldinho, Messi, un trio qui reste magique.Le Barça peut ainsi faire figure de favori à sa propre succession sauf que la concurrence ne l'entend pas de cette oreille. Les plus grands clubs européens ont en effet renforcé leur effectif et plusieurs peuvent prétendre légitimement à la finale à Athènes, le 23 mai prochain. Arsenal, qui a buté sur le Barça à Paris au grand dam de Thierry Henry, a recruté tardivement mais les arrivées de Julio Baptista et de William Gallas ajoutées à celle de Thomas Rosicky semblent de nature à densifier le jeu des Londoniens. Reste à trouver la bonne alchimie, ce qui ne semble pas encore être le cas pour l'équipe d'Arsène Wenger, passée par le tour préliminaire mais qui peine en championnat. Quoi qu'il en soit, l'Angleterre a de la ressource avec trois autres représentants. A commencer par Liverpool, lauréat de l'épreuve en 2004 et qui entend bien jouer les premiers rôles. Pour Manchester United, il s'agira de renouer avec ces premiers rôles après l'humiliante élimination dès les phases de poule la saison passée. A en croire le début de saison tonitruant des Red Devils, le traumatisme a été effacé.
Chelsea, les nouveaux galactiques
Et puis il y a Chelsea. Après deux titres nationaux (trop ?) facilement acquis, Roman Abramovitch entend passer à la vitesse supérieure. Eliminé trop prématurément à son goût ces deux dernières saisons sur la scène européenne, l'oligarque russe a remis la main à la poche et Chelsea a enregistré le renfort de Michael Ballack, Andreï Shevchenko et Ashley Cole. Les Blues de José Mourinho disposent d'un effectif a priori taillé pour aller loin. Mais la politique galactique qui a été un échec à Madrid sera-t-elle plus efficace à Londres ?
Justement, le Real Madrid a rompu avec cette politique. Tandis que Zinédine Zidane a rangé ses crampons, le Real a été repris en main sur le mode de la rigueur par Fabio Capello. Le technicien italien a assuré ses dirigeants que les merengue mettraient fin dès cette saison à une disette de trois ans sans titre. Avec Emerson et Mahamadou Diarra en milieux défensifs et Fabio Cannavaro, le capitaine des champions du monde, comme patron de la défense, le Real a de quoi voir venir d'autant qu'en attaque, Ruud Van Nistelrooy tourne déjà à plein régime. Sans doute moins médiatique que le Barça et le Real, Valence possède également des arguments de poids avec rien moins que Joaquin, David Villa et Fernando Morientes comme attaquants...
Lyon, premier des outsiders
Vieira s'est vite imposé à l'Inter.Secouée par le scandale des matches truqués, l'Italie n'en reste pas moins une nation majeure sur la scène européenne. La Juventus Turin, reléguée en Serie B et mise hors-jeu sur le plan continental, c'est du côté de Milan qu'il faut évidemment chercher des certitudes. Et une fois n'est pas coutume, le Milan AC, pénalisé en championnat et qui devra d'abord se concentrer sur ses points à rattraper, semble moins armé que son voisin de l'Inter. L'effectif interiste déjà riche de Luis Figo ou d'Adriano a été renforcé par les arrivées de Patrick Vieira, Zlatan Ibrahimovic, Olivier Dacourt ou Hernan Crespo. De quoi faire des Nerazzuri des prétendants plus que crédibles pour la victoire finale.
Derrière ces grosses cylindrées, des équipes de moindre réputation ont aussi les moyens de tirer leur épingle du jeu. Au premier rang de celles-ci figure bien évidemment l'Olympique Lyonnais qui reste sur trois quarts de finale consécutifs et qui espère bien, cette fois, franchir ce cap. En retrait au plus haut niveau européen ces dernières années, le Bayern Munich demeure également un sacré client tout comme les Portugais du Sporting ou de Benfica et les Néerlandais du PSV Eindhoven. Pour sa part, Bordeaux retrouve la compétition reine en espérant être au niveau tandis que Lille peut miser sur sa solidité pour passer pour la première la phase de poules. Premiers éléments de réponse à partir de mardi un peu partout en Europe...
(de sports.fr)
19:02 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.09.2006
A l'Est du nouveau
| FIFA.com Les joueurs brésiliens et argentins ont sans doute été très surpris d'entendre "Stand up if you hate Tottenham" ("Debout si vous détestez Tottenham", le grand rival d'Arsenal à Londres) monter des tribunes de l'Emirates Stadium le 3 septembre dernier. Ce n'est pourtant pas cette curiosité qui a retenu l'attention des nombreux observateurs venus assister à ce grand classique du football sud-américain. En effet, l'équipe du Brésil qui a affronté successivement l'Argentine dans la nouvelle enceinte d'Arsenal, puis le Pays de Galles à White Hart Lane, le stade de Tottenham, se présentait dans une composition profondément remaniée. Neuf semaines après son élimination par la France en quarts de finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006, la Seleção a démontré lors de son passage en Angleterre qu'elle avait encore de beaux jours devant elle. Si son surnom se traduit par "Simplet", l'ancien capitaine de la sélection brésilienne championne du monde en 1994 aux Etats-Unis possède manifestement toutes les qualités requises pour mener à bien le travail de reconstruction qui lui a été confié. Connu pour son engagement physique à l'époque où il évoluait au poste de milieu défensif, Dunga a d'ores et déjà prouvé qu'il n'entendait pas se laisser influencer par la réputation de telle ou telle star. Le nouveau sélectionneur brésilien manque peut-être d'expérience, mais certainement pas de caractère. Des absents de marque De nombreux supporters brésiliens estiment aujourd'hui que la Seleção a fait les frais de son incroyable arrogance en Allemagne. En choisissant de maintenir sa confiance à un groupe de joueurs vieillissants, Carlos Alberto Parreira a sans doute signé sa perte. De son côté, Dunga semble bien décidé à ne pas répéter les erreurs de son prédécesseur : à chaque match, le nouvel homme fort du football brésilien gesticule et donne de la voix pour encourager ses joueurs. Absent face à l'Argentine, Ronaldinho a confirmé l'impression générale à l'issue du match contre le Pays de Galles, en évoquant "la nouvelle façon de travailler" mise en place par Dunga. "En football, il faut sans cesse prouver que l'on mérite sa place au plus haut niveau. Il faut confirmer à chaque sortie son statut de titulaire. Moi, j'ai bien l'intention de me battre pour ma place, a précisé le Barcelonais à FIFA.com. Il y a une nouvelle façon de travailler ici, un nouveau sélectionneur et beaucoup de nouveaux joueurs. Tout le monde a envie de construire quelque chose ensemble." Des débutants très en vue Pour sa quatrième sélection, l'ancien milieu de terrain de Santos s'est montré très à son avantage sur le flanc droit de l'attaque brésilienne. De l'autre côté du terrain, Daniel Carvalho, ancien champion du monde juniors 2003, s'est lui aussi mis en évidence pour sa deuxième apparition sous le maillot auriverde. Le joueur du CSKA Moscou, qui avait marqué contre la Norvège pour sa première sélection, a posé beaucoup de problèmes à la défense argentine et aurait même pu terminer la rencontre avec une passe décisive à son actif si Fred avait pu convertir son superbe centre. Le fait que Dunga ait choisi de donner leur chance à Elano et Daniel Carvalho, deux joueurs évoluant en Europe de l'Est, semble confirmer que le Brésil se prépare à entamer un nouveau cycle. Sous l'ère Parreira, évoluer dans le championnat russe ou ukrainien n'était visiblement pas suffisant. Mais, comme Daniel Carvalho le confiait récemment à FIFA.com : "C'est un nouveau départ pour tout le monde. La Coupe du Monde est derrière nous maintenant. Cette équipe est encore jeune, mais elle veut faire aussi bien que celles qui l'ont précédée".
Quarante-huit heures plus tard, deux autres joueurs du CSKA Moscou étaient alignés d'entrée pour disputer le match contre le Pays de Galles. Dudu Cearanse et Vagner Love se sont illustrés à White Hart Lane, ce dernier inscrivant même de la tête le deuxième but du Brésil. A l'issue de la rencontre, l'attaquant de 22 ans, qui avait conduit le club moscovite à la victoire finale en Coupe de l'UEFA en 2005, ne cachait pas sa satisfaction : "C'était ma première titularisation et je tenais à faire bonne impression. Nous avons un nouveau sélectionneur, alors nous sommes tous très enthousiastes à l'idée de montrer de quoi nous sommes capables. Je crois que nous avons tous entamé ce nouveau cycle du bon pied". Compte tenu du fait que le premier but brésilien a été inscrit par Marcelo, un jeune arrière gauche de dix-huit ans qui faisait ses grands débuts internationaux en compagnie de Rafael Sobis, il n'y a rien d'étonnant à ce que Dunga se soit félicité de la réussite de son équipe après coup. "Nous avons beaucoup appris de ces deux matches, sur le terrain et en dehors. Les joueurs étaient très motivés et il a régné une excellente ambiance tout au long de notre séjour." Après avoir testé 21 joueurs à Londres, Dunga a tenu à rappeler que "les portes de la sélection nationale restaient ouvertes à tout le monde"… y compris à Ronaldo. La victoire contre l'Argentine a sans doute davantage marqué les esprits, mais le nouveau sélectionneur ne compte évidemment pas en rester là. "Tout le monde aura sa chance, car nous allons suivre le parcours de chaque joueur." Dans ces conditions, les supporters moscovites pourraient bien s'habituer à la présence de Dunga dans les tribunes. | ||||
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