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05.10.2006
Un plus grand club
Le bleu et le grenat sont les couleurs les plus populaires en Europe. Le Barça accroche le supporter européen depuis sa victoire à Paris...

Le FC Barcelone est au sommet du football européen tant dans l'aspect sportif comme dans l’aspect social. Non seulement c’est la meilleure équipe du continent mais également la plus populaire. Selon une étude effectuée par le bureau de consultants Sport + Markt Ags, le FC Barcelone dépasse avec une nette différence le Real Madrid, Arsenal ou le Milan AC, les autres équipes avec le plus de supporters en Europe.
L'analyse de cette société, dont le siège social est à Cologne (Allemagne) et avec d'autres établissements à Londres, Barcelone, Milan, Madrid, Hilversum et Singapour, a été effectuée sur les cinq marchés européens les plus importants (la France, l'Espagne, l'Italie, l'Angleterre et l'Allemagne) parmi des personnes de 15 à 69 ans et d’après la question suivante : Quelle est votre équipe favorie à l'étranger ?
L'étude, comparée avec celle effectuée il y a six mois, indique que le FC Barcelone est le club qui a vu son nombre de supporters le plus fortement augmenter avec un total de 15 millions de sympathisants, une conséquence de la victoire à Paris. “Le club catalan a vu sa part de supporters doublée en France, en Italie, en Allemagne dans les 6 derniers mois ; en Angleterre elle a aussi nettement augmenté”.
En ce moment, le FC Barcelone compte sur 36 millions de fans dans ces pays précédemment cités (il faut tenir compte que l'étude ne comptabilise pas les supporters d’une équipe dans son pays).
“Le FC Barcelone a effectué le plus grand saut sur les marchés, se catapultant au-dessus de son archi-rival, le Real Madrid”, ajoute cette analyse sur la croissance enregistrée par le Barça. Le club catalan disposait il y a six mois - avant de remporter la Ligue des Champions et la Liga - de 19 millions de sympathisants.
Elle ne spécifie pas si le Real Madrid, deuxième club classé avec 18 millions de supporters en Europe, baisse ou monte par rapport aux études passées. Elle dit simplement qu'il se trouve en seconde position.
L'autre finaliste de la Ligue des Champions, Arsenal, a également connu une croissance de popularité. En dépit de sa pauvre prestation en Premier League, Arsenal pointe à la 3ème place, les résultats en Europe ont permis à Arsenal de gagner quelque 7 millions de fans jusqu'à en obtenir 17 et se placer en troisième position du classement de Sport + Markt Ags. L'étude spécifie que 8 de ces 17 millions se trouvent en France, chose compréhensible en tenant compte de l'influence évidente des Français au sein du club londonien (son entraîneur Arsène Wenger et sa star Thierry Henry sont Français).
L’Italie perd des places
L’une des plus grosses chutes de ce classement est l’œuvre de Manchester United qui perd cinq millions de fans. Les red devils “sont parvenus à devenir le club le plus populaire d'Angleterre en remportant la Ligue de Champions de 1999. Dès lors, ils n'ont fait que baisser”, explique le rapport.
En revanche, Chelsea s’est créé “une base ces 3 dernières années” hors de son territoire même si ses résultats en Europe n'ont pas été excellents jusqu'à présent. Toutefois, le club d'Abramovich se trouve encore derrière Liverpool. Évidemment, le club qu’entraîne Rafa Benitez a attiré de nombreux fans après la conquête de la Ligue des Champions de 2005.
Les clubs italiens, antérieurement très forts au niveau de la popularité, ont souffert une importante chute ces dernières saisons. Seul le Milan AC a réussi à attirer un million de fans jusqu'à parvenir à dix millions de sympathisants. Pendant ce temps, la Juventus et l'Inter chutent “après leurs résultats européens”.
Le Bayern Munich est le seul club allemand présent dans le classement des dix premiers. Il s'agit d'un club très enraciné en Allemagne mais d'une faible tradition hors du pays, qui est la portée de cette étude. “En ce moment , ils ne comptent que sur quelques deux millions de fans sur le marché européen”, indique le rapport qui a été porté à connaissance ces derniers jours. Le résultat de cette étude satsifait les spécialistes azulgranas car il s'agit d'un important pas en avant dans une idée de football globalisé. Joan Laporta, président, devait connaître ce résultat, ou une chose de semblable, avant la conclusion de l'Assemblée des Socios Compromissoires car lors de son discours devant les socios, il a commenté que le FC Barcelone compte à travers le monde sur quelques 65 millions de sympathisants.
La victoire à Paris, le jeu attrayant de l'équipe et les succès dans les dernières compétitions de Liga ont permis de parvenir à attirer les fans européens, comme cela est démontré dans cette étude. Le Barça gagne sur le terrain de jeu et également en dehors.
Une société d’une grande solvabilité
SPORT+MARKT AG est un institut leader spécialisé dans le domaine de la recherche en communication et consulting. Elle réalise environ 300 études annuelles sur le terrain du sponsoring et assiste également des sociétés, agences, médias, clubs et associations afin d’optimiser leurs stratégies individuelles sur le marché du sponsoring sportif international. SPORT+MARKET AG est responsable d’innovants projets de recherche comme l’‘European Club Positioning Matrix’ ou ‘European naming Rights Evaluation Tool’.
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04.10.2006
Parreira : "Il reste énormément à construire"
L'ancien sélectionneur brésilien Carlos Alberto Parreira guidera avec toute son expérience l'équipe sud-africaine sur la route de "sa" Coupe du Monde de la FIFA 2010.(AFP) |
Les préparatifs pour la Coupe du Monde de la FIFA 2010 battent déjà leur plein en Afrique du Sud. A quatre ans du coup d'envoi du plus grand événement sportif de la planète, le pays se prépare sur le plan organisationnel sans oublier de poser les jalons de la réussite sportive en 2010. Qualifiés d'office en tant qu'organisateurs, les Bafana Bafana sont bien décidés à faire mieux devant leur public que lors de leur dernière participation, qui s'était soldée par une élimination au premier tour en 2002.
Pour y parvenir, la fédération a engagé l'un des meilleurs entraîneurs au monde. Elle a confié la sélection nationale à Carlos Alberto Parreira. Il lui reste quatre ans pour préparer la reine des compétitions. A 63 ans, le Brésilien passe pour un des sélectionneurs les plus expérimentés de la planète. Il a déjà participé à la Coupe du Monde de la FIFA à la tête de quatre équipes nationales : le Koweït en 1982, les Emirats Arabes Unis en 1990, l'Arabie Saoudite en 1998, mais surtout le Brésil à deux reprises. Champion du monde en 1994, il n'a malheureusement pu rééditer l'exploit en Allemagne cet été.
FIFA.com a rencontré le charismatique Sud-américain pour discuter de sa nouvelle mission en Afrique du Sud.
Monsieur Parreira, pouvez-vous nous décrire vos nouvelles fonctions de sélectionneur de l'équipe nationale sud-africaine ?
Je viens de signer mon contrat, mais je n'entrerai officiellement en fonction qu'à la mi-janvier. Cela dit, j'ai déjà vu un match de qualification pour la CAN 2008 et je serai également présent lors du prochain match contre la Zambie. Cela me permet de gagner un peu de temps, car, depuis la fin de la Coupe du Monde, les obligations se sont enchaînées pour moi au Brésil. J'ai en particulier pris du temps pour ma famille. Mais 2010 est encore loin.
Qu'est-ce qui vous a poussé à partir en Afrique du Sud ?
La raison principale, c'est bien sûr que ce pays qui organisera la Coupe du Monde de la FIFA 2010. Dans quatre ans, c'est sur l'Afrique du Sud que se focaliseront tous les yeux de la planète football. C'est formidable d'être là pour construire une équipe. C'est un véritable défi. Les Sud-africains cherchaient une personne d'expérience, car le football est en perte de vitesse depuis sept ou huit ans. Aujourd'hui, il est temps de remonter la pente. L'Afrique du Sud attend beaucoup de la prochaine Coupe du Monde. Aussi faudra-t-il travailler dur pour que l'équipe soit performante d'ici à 2010.
Quelle est pour le moment votre tâche la plus importante ?
Planifier, organiser, souder l'équipe. Ce n'est pas le travail qui manque.
Vous avez déjà vu votre équipe jouer une fois. Quelle impression vous a-t-elle laissée ?
Elle est bonne techniquement, mais elle a des problèmes à la conclusion. Elle ne marque généralement pas beaucoup, et c'est à cela que nous devrons remédier. C'est un plan de longue haleine, j'espère que nous y parviendrons. Il y aura assurément des hauts et des bas sur le chemin. Je ne sais pas comment les gens vont réagir. Mais je leur ai dit que nous devions jouer contre de grandes nations comme l'Allemagne, l'Italie ou l'Angleterre pour apprendre. Sans prêter attention au résultat. C'est la seule façon pour nous de nous préparer vraiment pour la Coupe du Monde.
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| Le nouveau sélectionneur de l'Afrique du Sud, Carlos Alberto Parreira visite ici le stade de Soweto, à Johannesburg, le 1er septembre 2006. |
| (AFP) |
C'est là que le bât blesse. L'Afrique du Sud ne possède pas le moindre programme de formation des jeunes. Il n'y a pas de championnat U18, U20 ou U16. C'est incroyable. Nous devons intervenir très rapidement. Il est déjà très tard, mais il faut faire quelque chose. Au moins chez les U20. Car ces joueurs, qui sont aujourd'hui en U19, auront 22 ou 23 ans au moment de la Coupe du Monde, et ils pourraient y avoir leur place. Une équipe U12 ne serait d'aucune utilité pour la prochaine Coupe du Monde, mais c'est primordial pour l'évolution future du football dans le pays. Tout comme l'est le championnat réserve. C'est là qu'évoluent les joueurs qui ne sont pas titulaires dans leur club, et qu'ils y prennent le rythme de la compétition. Il est fondamental que nous fassions quelque chose au niveau des réserves et des U20.
Quand séjournerez-vous effectivement en Afrique du Sud ?
Je serai sur place la majorité du temps. Je ne rentrerai au Brésil qu'en juillet, lors de la trêve du championnat.
Quels adjoints brésiliens allez-vous prendre ?
D'abord, je souhaite être accompagné de mes adjoints et physiothérapeutes. Mais il y aura également un entraîneur sud-africain pour nous soutenir.
Quelle ambiance règne-t-il en Afrique du Sud ?
Les Sud-africains sont tout à fait enthousiastes. Nous assisterons à une bonne Coupe du Monde, j'en ai la certitude. Ce sera tout à fait différent de ce qui s'est passé en Allemagne. On ne peut en effet pas comparer les facettes culturelles et historiques de ces deux pays. L'Afrique du Sud est intéressante et bien développée. Les gens vont être surpris.
Quelles sont les différences entre entraîner l'équipe nationale du Brésil et celle de l'Afrique du Sud ?
Entraîner l'équipe nationale du Brésil est quelque chose de très particulier. J'ai eu cette chance à trois reprises. D'abord en 1983, puis en 1991 et enfin en 2003. La fédération brésilienne de football est parfaitement organisée, elle évolue à un niveau très élevé et dispose d'infrastructures irréprochables. Je ne pense pas qu'on puisse trouver mieux, tout au plus quelque chose de comparable. En outre, la qualité des joueurs brésiliens est fantastique. Les bons joueurs sont légion. C'est pour cette raison qu'il serait hasardeux de se livrer à des comparaisons. En arrivant en Afrique du Sud, on s'aperçoit que toutes ces choses doivent d'abord être construites. Il faut planifier, organiser et mettre sur pied une équipe nationale. C'est une tâche complexe.
C'est donc la première fois que vous devez partir de zéro. C'est nouveau pour vous ?
C'est différent. J'ai entraîné le Koweït pendant huit ans. A l'époque, tous les joueurs évoluaient au Koweït, il n'y en avait aucun qui jouait à l'étranger. Le groupe pouvait donc s'entraîner ensemble pendant des mois. C'est pour cela que les résultats de l'équipe nationale étaient si bons. En Afrique du Sud, beaucoup d'internationaux sont expatriés, et je ne les aurai pas tout le temps à ma disposition. Le Brésil connaît d'ailleurs le même problème. C'est pourquoi nous devons aujourd'hui renforcer l'esprit d'équipe.
Je pense que les joueurs ont effectué d'énormes progrès sur le plan du jeu et de la discipline en vingt ans. A l'époque, les équipes africaines faisaient encore office de faire-valoir. Aujourd'hui, le Cameroun, le Nigeria ou la Côte d'Ivoire sont d'excellentes équipes. Beaucoup de leurs joueurs évoluent en Europe, où ils ont appris la discipline. C'est essentiel, si cela ne se fait pas aux dépens des qualités individuelles des joueurs.
(FIFA.com) oct. 2006
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Laporta n'exclut pas que Saviola ressigne
"Nous avons une bonne relation avec lui et son représentant qui nous permettra d'envisager toutes les options une fois que son contrat arrivera à terme"...
Joan Laporta n'a pas exclu que Saviola ressigne avec le Barça à la fin de la saison. De telles déclarations ont eu lieu après être parvenu à un accord avec l'Arsenal argentin et d'être reçu au Sénat. Laporta a affirmé que "Javier a son contrat qui se termine à la fin de l'année et nous entretenons de bonnes relations avec lui et son représentant pour nous asseoir autour d'une table et envisager les meilleures options pour son futur".
Le président blaugrana a commenté que "Saviola est revenu avec l'illusion que nous lui connaissions. Il a le niveau pour être titulaire et actuellement il a une chance inespérée avec la blessure d'Eto'o". Concernant le camerounais, il a affirmé "que l'équipe saura combler son absence".
Lors de ses nombreuses interviews, Laporta a aussi parlé de l'autre argentin de l'équipe, Leo Messi. Le président blaugrana a déclaré "qu'il n'est pas à la vente. C'est un joueur de référence pour nous et nous sommes enchantés avec son rendement". Aujourd'hui, le Barça inaugurera le centre sportif pour le soutien à l'enfance de la Fondation du F.C.Barcelona, à Arroyo Seco, près du lieu de naissance de Messi.
Laporta s'est aussi exprimé à propos de Frank Rijkaard duquel il a déclaré "qu'il sera notre entraîneur
jusqu'à ce qu'il le souhaite, tout au moins pendant que je serais président". Txiki qui se trouvait à ses cotés a ajouté: "notre réunion la plus problématique que nous avons eu avec Frank était la première. Après, nous nous sommes toujours parfaitement entendus." Txiki a aussi fait référence à l'envie que le Club a de remporter le Mondial des Clubs et Laporta a affirmé qu'il ne pense pas qu'il y aura des problèmes avec le contrat de Ronaldinho: "Le joueur se sent à l'aise et aucune des deux parts n'est pressée".
Pendant le premier jour de la visite de Laporta en Argentine, a eu lieu la signature de l'accord de collaboration avec l'Arsenal Futbol Club. Par la même, a eu lieu la présentation du Centre Sportif d'Arroyo Seco. "Quelle fierté que doivent ressentir les socios blaugranas de savoir qu'ils ont toutes les cartes en main pour remporter le championnat le plus important: celui de la vie" a déclaré Daniel Scioli, vice-président argentin, qui a reçu Laporta au sein du Senat.
Lors de la signature de la convention, étaient présents le président de la AFA, le vice-président de la FIFA, Julio Grondona, l'ambassadeur espagnol en Argentine, Carmelo Angulo Barturén, le représentant de l'Unicef en Argentine, Gladis Acosta Vargas et diverses anciennes gloires footballistiques et 150 enfants de différentes écoles et de la fondation "PUPI".
Laporta a expliqué que le Barça veut exporter le slogan "Més que un Club" et a fait référence a l'accord conclu avec l'Unicef. "Nous tentons d'apporter notre petit grain de sable pour parvenir à une société plus juste et équilibrée" Le Barça a toujours été un Club avec une âme et un coeur".
Après la visite au Sénat, la délégation est allé à l'Hôtel Hilton de Puerto Madero afin de présenter l'accord avec l'Arsenal, en compagnie de Julio Ramón Grondona, fils du président de la AFA.
Aujourd'hui Laporta inaugurera le Centre Sportif d'Arroyo Seco et demain, il visitera la maison de la jeunesse de Catalogne de Buenos Aires.
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