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20.10.2006

Une décennie positive au Bernabéu

Le clasico est tout proche et le Barça l'affronte avec l'histoire en sa faveur. Des 10 dernières visites au Bernabéu, le FC Barcelone a obtenu un résultat positif en 6 occasions...

Depuis la saison 96-97, les azulgrana ont seulement perdu en 4 occasions au fief du Real Madrid. De plus, il est nécessaire de tenir compte que des trois dernières visites, deux se sont achevées par une victoire, démontrant ainsi que le stade madridista a cessé d'être imprenable pour les azulgrana.

De Giovanni à Ronaldinho


Chaque victoire obtenue sur le terrain du Real Madrid est chargée d'une aura spéciale, qui la transforme immédiatement comme historique. C’est pour cela que tous les supporters azulgranas se souviennent parfaitement des trois fois où le Barça est parvenu à gagner au Bernabéu ces dix dernières années. La première remonte au 1er novembre 1997, pour la première Liga remportée par Van Gaal sur le banc. A cette occasion les azulgrana ont gagné 2-3 avec des buts de Rivaldo, Luis Enrique et Giovanni. Les deux dernières victoires sont assez récentes (saisons 03-04 et 05-06) et ont commencé à marquer le changement de cycle de la Liga espagnole.

Le but annulé à Rivaldo


Le bilan aurait pu être de couleur azulgrana le 3 mars 2001. À cette occasion le Barça de Serra Ferrer a fait match nul (2-2), mais aurait pu sortir vainqueur du Bernabéu avec les trois points. Lorsque la rencontre s’achevait, l'arbitre Losantos Omar a annulé un but de Rivaldo qui signifierait la victoire azulgrana et le 'hat-trick 'du Brésilien. Indépendamment de ce nul, dans les 10 dernières visites, le Barça est parvenu à obtenir un point dans les saisons 1998-99 (2-2) et 2002-03 (1-1).

Les défaites


Seulement lors de 4 occasions ces 10 dernières années, le Barça n’a rien obtenu du Santiago Bernabéu : ce furent lors des saisons 96-97, 99-00, 01-02 et la 04-05. La première et la troisième l’ont été sur le même résultat (2-0), la deuxième par un 3-0 et celle de la première Liga de Rijkaard par 4-2.

Rijkaard, deux sur trois


De fait, les chiffres de Frank Rijkaard au Bernábeu peuvent pratiquement être qualifiés d’excellents. Des trois visites du Barça au stade madrilène avec l’Hollandais sur le banc, il en a remporté deux. La première s’est achevée par un 1-2, avec des buts de Xavi et Kluivert. Il y a deux ans, la dernière victoire s’est produite (4-2). La saison dernière, Ronaldinho et Eto'o ont signé un 0-3 pour l’histoire. Ainsi donc, Rijkaard est le seul entraîneur du Barça qui ait pu remporter deux rencontres de Liga au Bernabéu.

Le moment d'entrer dans l'histoire arrive

Jamais jusqu'à présent le Barça a remporté 2 rencontres de Liga consécutives au Bernabéu. La victoire obtenue il y a un an réouvre la possibilité d?entrer dans l'histoire...

Image du clasicoDe plus, Frank Rijkaard peut devenir le premier entraîneur azulgrana à totaliser deux victoires consécutives au stade du Real Madrid. Pour l'instant, il est déjà entré dans l’histoire en étant le seul entraîneur à avoir remporter les trois points au stade des blancs en deux occasions.

14 victoires en 76 rencontres


Le Santiago Bernabéu a été le lieu de 76 clasicos tout au long de l'histoire centenaire des deux clubs, dont seulement 14 se sont achevés par une victoire du Barça. Les décennies des années 40 et 70 ont été les plus positives quant aux confrontations entre les plus grands rivaux dans le fief des blancs, avec trois victoires du FC Barcelone dans chaque période.
Le 21ème siècle peut signifier un changement de direction dans cette statistique défavorable aux Barcelonistas, puisque le Barça totalise déjà deux victoires et deux nuls en six ans. Dimanche, l'histoire peut se vêtir de nouveau de couleur azulgrana, si l'équipe entraînée par Frank Rijkaard retourne à Barcelone avec les 3 points du Bernabéu.

Comment parvient le Barça ?


Actuellement, les azulgranas arrivent au Santiago Bernabéu en tête du classement, et quel que soit le résultat du clasico, le Barça se situera toujours devant l'équipe de Fabio Capello, actuellement à cinq points des Catalans. De plus, la distance de trois points avec leurs poursuivants immédiats, Valence et l’Atlético de Madrid, garantit aux azulgranas de maintenir, au moins, la première place à égalité, indépendamment du score de dimanche.

Real Madrid : 2 entraineurs et 4 présidents


Pour sa part, le Real Madrid arrive à ce clasico de la Liga avec très peu de similitudes en comparaison avec l’année dernière. Depuis le fameux 3-0, le club blanc a changé d’entraîneur, en passant d'un inconnu Lopez Caro, qui venait de remplacer à Vanderlei Luxembourg, à la main dure de Fabio Capello, qui répète cette expérience une décennie plus tard. Mais la principale révolution du Real Madrid se situe en tribune présidentielle, où sont passés 4 présidents différents : Florentino Pérez, Fernando Martin, Luís Gómez-Montejano et actuellement, Ramon Calderon.

Rijkaard fait déjà partie de l’histoire

Image du clasico

De fait, l’Hollandais a déjà dans son curriculum la prouesse d’être le seul entraîneur du Barça qui ait vaincu le Real Madrid en 2 occasions. Il l’a fait lors de la saison 2002-2003, dans une rencontre où Xavi avec un but après un lobe ait changé le cap de la rencontre.
La victoire la saison dernière au mois de novembre fut encore plus impressionnante, avec le public du stade madridista applaudissant debout les buts de Ronaldinho. Cette victoire avait permis au Barça de prendre seul la tête du championnat, poste qu’il n’a pas perdu depuis.

Vérités autour du climat entourant le Clasico

En seulement trois jours, la presse madrilenne est pasée du lynchage de son équipe suite à la honte subie face à Getafe à la glorification de ses prétendues stars suite à la victoire à Bucarest...

A quelques jours du Clasico, Mijatovic a déclaré qu'il voit le Barça moribond, le président de la maison Laporta préfère laisser croire que le Real Madrid est favori pour cette rencontreblanche dit la même chose, mais malgré tout, les culers sont sereins. Le fait d'avoir laissé échapper trois points à Stamford Bridge ne signifie pas la fin d'un cycle, ni encore moins une crise comme ils veulent bien le laisser croire. Le Barça est une grande équipe, avec un grand effectif, qui est leader en championnat avec 5 points de plus que le Real Madrid, en Champions League nous sommes seconds, avec toutes les possibilités de se qualifier pour les huitièmes de finale.

Du coté de la presse madrielenne, on passe du lynchage public suite à la honte subie à Getafe, à la glorification de stars de publicité pour avoir imposé un 1-4 au Steua de Bucarest... il suffit d'un rien pour qu'ils se sentent champions du monde. Il faut dire que l'équipe roumaine n'arrive même pas à la semelle de Getafe et il faut beaucoup de talent à la presse madrielenne pour tenter de masquer la réalité. Réalité qui fait qu'à l'heure actuelle, le Real Madrid est encore un grand chantier qui a un effectif qui n'est pas équilibré et qui n'a pas deux bons joueurs à chaque poste comme le Barça. Il faut dire aussi que le style de jeu de Capello ne s'adapte pas à une équipe comme le Real Madrid car s'il y a bien un point commun entre le culer et le merengue, c'est qu'ils aiment le bon football et le jeu offensif.

C'est donc dans ce climat de confiance du Real Madrid que l'on s'achemine doucement vers le Clasico Malgré sa blessure de mercredi, Puyol sera présent au Bernabeuespagnol. Dans une rencontre comme celle-là, tout peut arriver, parce que dans le football il n'y a rien de fait jusqu'à ce que l'arbitre siffle la fin de la rencontre. Dans une rencontre comme celle-là, il n'y a pas de vérités absolues: il y a quelques saisons, quand le Barça était au plus mal, ils parvenaient toujours à prendre le dessus sur le Real. En effet, lors des 10 derniers déplacements du Barça au Bernabeu, le Club catalan est reparti avec un résultat positif à six reprises.

Quoiqu'il en soit, à queques jours du grand choc, ce n'est pas une mauvaise chose pour le Barça que le Real ait vaincu le Steua et que le Barça se soit incliné à Londres. Joan Laporta fait oeuvre d'intélligence quand il affirme que suite aux résultats de ces derniers jours, l'équipe favorite est le Real Madrid. Ainsi, les joueurs de la capitale se gonflent d'auto-estime, ce qui n'est jamais une bonne chose. Quant au Barça, et comme l'a indiqué Deco (suite aux déclarations de Mijatovic), nos joueurs se déplaceront à Madrid un couteau entre les dents, après avoir subi un affront à Londres.

Nous devons donc rester confiants car nos joueurs donneront tout ce qu'ils ont sur cette rencontre. Ce sont toujours les mêmes joueurs qui ont fait plier Sevilla et qui sont leaders en championnat. Il y a beaucoup de rencontres dans une saison et il est impossible de les gagner toutes. C'est impossible de gagner dimanche, mercredi et dimanche, tous les mois durant, et ce, pour la simple raison, que nous ne sommes pas des machines.

Il y a des statistiques qui ne trompent pas: lors des 10 dernières visites du Barça à Madrid, 6 fois les culers sont revenus avec un résultat positifConcernant les critiques de Ronaldinho, c'est toujours la même chose. Il est évident que le brésilien n'est pas à son niveau optimal. Face à Sevilla il a réalisé une rencontre extraordinaire, tout comme il le fera à Madrid, en espérant qu'il recevra une nouvelle ovation de la part du public local, qui ne cessera jamais de se demander si l'histoire aurait été différente si Florentino avait réussi son coup de le faire venir à Madrid. Tout au long de la semaine, Ronaldinho sera soumis à un plan spécial d'entraînement et face à Chelsea à la fin du mois, nous verrons à un Ronaldinho beaucoup plus fort et explosif. Le crack du Barça continue à travailler de la même manière que toujours et il est toujours le même. Il ne faut donc pas tenir compte des critiques et continuer à le soutenir, parce que c'est ce qu'il mérite. Il a tout donné pour le Barça et rien que pour cela, les culers lui en seront toujours reconnaissants.

QUEL BARÇA POUR LE REAL ?

Préparer un Clasico, dimanche sur la pelouse du Real Madrid, par une défaite sur la pelouse de Chelsea (1-0), voilà qui pourrait inquiéter. En manque de rythme, le FC Barcelone et Ronaldinho ne s'en font pourtant pas.

Calderon : le Real «va battre le Barça»
Ce n'est pas vraiment une inquiètude. Au mieux une attente, au pire un doute. Une latence qui suffit à nourrir la confiance du président madrilène Ramon Calderon, «certain» que son équipe «va battre le Barça» et qui inspire au milieu Madrilène Emerson l'idée que «le Real peut gagner n'importe quel match.» Une phrase édifiante quand elle est prononcée à cinq jours d'un énième clasico, même après une confortable victoire à Bucarest (4-1). «N'importe quel match» ? Et quid du 3-0 subi par les Galactiques le 19 novembre 2005 à Bernabeu ? Tant de questions qui se condensent en une seule : Barcelone a-t-il laissé son jeu se normaliser ? Les caractéristiques du Barça version Frank Rijkaard, celles qui lui ont permis de remporter deux Liga et une Ligue des champions, sont bien connues : pressing haut, bloc compact, passages par les côtés et génie individuel. Plus une nécessité, invariable : mettre du rythme balle au pied, ce qui exige une possession élevée.

Giuly : «Nous avons une marge de manoeuvre»
C'est justement cette condition qui n'a été remplie qu'à moitié face à Chelsea, notamment en seconde mi-temps. «Le Barça ne mettait pas un rythme fou dans ses attaques», synthétise, laconique, l'envoyé spécial de L'Equipe à Londres. Le Barça a débuté la saison sans briller : défaite 3-0 face au FC Séville en Supercoupe d'Europe et quatre points sur neuf obtenus en trois journées en C1, dont un match nul arraché à Brême à la 88e minute. En 2005-2006, le Barça était resté invaincu tout la saison en C1. Reste que le Barça survole la Liga avec 16 points pris sur 18 possibles, dont une victoire revancharde sur les Sévillans le week-end dernier au Camp Nou (3-1). «Je crois que nous avons encore une certaine marge de manoeuvre en Liga, assurait Ludovic Giuly fin septembre dans France Football. Quand nous accélérons, nous sommes encore capables de faire la différence.» Problème : le Barça peut-il hausser le tempo si Ronaldinho ne le fait pas ? Le Brésilien ne s'en fait pas. «Je pense que nous sommes encore plus forts», affirme "Ronnie".

Puyol : «une victoire contre le Real pourrait nous aider»

En 2005, le FC Barcelone s'était rendu à Madrid lors de la 12e journée en surfant sur une série de quatre victoires d'affilée avec un jeu explosif loué par tous. S'il reste sur deux succès en Liga cette saison, son leadership est mis en questions. «Dès que nous avons marqué, ça nous a permis de casser leur jeu», affirmait Jose Mourinho mercredi. «Les gens ne s'attendent pas à voir Barcelone perdre, répond Rijkaard. Alors quand ça arrive, les propos sont excessifs. L'an passé, nous avons aussi perdu des matches». Vrai : en poussant la comparaison d'une saison sur l'autre, on voit que le Barça n'était pas mieux loti à l'automne 2005 avant d'attaquer la 7e journée avec 9 points inscrits sur 18 et une seule victoire. «Le titre de champion nous avait peut-être donné le sentiment que qu'on était les meilleurs, que la suite serait facile», expliquait alors Giuly pour justifier ce départ. Les Blaugrana avaient ensuite aligné 14 victoires de rang entre la 8e et la 21e journée. «C'était un jour sans face à une très bonne équipe de Chelsea, relativise Carles Puyol. Une victoire contre le Real pourrait nous aider à tout remettre dans l'ordre

LA LOURDE ABSENCE D'ETO'O
Le rythme, le Barça peut toujours le retrouver sur le terrain du Real. Mais aucun miracle ne pourra faire revenir Samuel Eto'o. Victime d'une rupture du ménisque externe de la jambe droite, fin septembre à Brême, le Camerounais est sur le flanc pour plusieurs mois. Javier Saviola peu utilisé, Eidur Gudjohnsen a pris sa place à la pointe de l'attaque, quitte à se priver d'un avant-centre quand l'Islandais sort du terrain - comme cela était le cas en fin de match face à Chelsea. «Ce qui est sûr dans cette défaite (à Londres, 1-0), c'est qu'Eto'o nous manque plus que ce que nous pouvions imaginer, affirme un Barcelonnais, sans être nommé, dans Daily Sport. Drogba a fourni à Chelsea ce qu'Eto'o donne d'habitude à Barcelone.» S'il y a bien un point sur lequel le Barça est véritablement moins fort cette saison que l'an passé avant le Clasico, c'est dans l'absence d'une des favoris pour le Ballon d'Or F.F.

RONALDO VA MANQUER LE CLASICO
Le «clasico» se disputera sans Ronaldo. La commission d'appel de la Fédération espagnole a en effet confirmé jeudi la suspension de l'attaquant brésilien, exclu lors du match perdu par le Real à Getafe (1-0), samedi. Ronaldo avait été expulsé après avoir fait tomber un adversaire (82e) puis contesté une décision de l'arbitre (89e). L'appel concernait le premier carton jaune de Ronaldo jugé «un peu injuste» par le directeur sportif du Real Madrid, Pedja Mijatovic. 

Par Xavier COLOMBANI 

Une humiliation à effacer

Santiago-Bernabeu n'a pas oublié. Il y a un an, un Barça irrésistible emmené par un Ronaldinho génial avait mis à genou le Real Madrid. Le clasico avait alors tourné au cauchemar pour la maison blanche. Un an plus tard, la situation est apparemment presque identique puisque le Barça se déplacera en leader dimanche à Madrid qui a subi sa première défaite la semaine passée en championnat. Mais le Real a repris du poil de la bête sur la scène européenne et n'a pas l'intention de revivre la même déroute.

La saison passée, Ronaldinho avait humilié le Real.La saison passée, Ronaldinho avait humilié le Real.

Le souvenir est resté gravé dans les mémoires de tous les socios madrilènes. Celui d'un Real Madrid vieillissant, complètement dépassé par le rival barcelonais alors sur la route d'un doublé Liga-Ligue des Champions. Battus 3-0 la saison dernière, les Madrilènes, humiliés, avaient bu le calice jusqu'à lie quand le public de Santiago-Bernabeu offrait une standing ovation au Barça et à Ronaldinho auteur d'un doublé. Une image dure à avaler mais c'est aujourd'hui de l'histoire ancienne. Le Real Madrid, profondément remanié, a décidé de faire table rase de l'ère galactique en confiant les clés à Fabio Capello dont la rigueur est sensée permettre aux Merengue de décrocher enfin un titre cette saison après trois ans de disette.

Sauf que la mayonnaise a du mal à prendre. Capello, qui promettait qu'en cinquante jours, son équipe tournerait à plein régime, a subi un démenti cinglant le week-end dernier à Getafe avec une défaite 1-0 et un match pathétique de son équipe. C'était cinquante jours tout juste après avoir fait cette promesse... Du coup, au moment de recevoir le Barça sur sa pelouse, le Real accuse déjà un retard de cinq point au classement sur les Catalans, qui, eux, avait battu Séville 3-1.

Mais en football, tout va très vite et encore plus en Espagne quand il s'agit de ces deux clubs. La crise latente au Real au lendemain de la défaite à Getafe a été en effet effacée par la victoire en Ligue des Champions, mardi, sur la pelouse du Steaua Bucarest, 4-1. Un festival offensif, fruit d'un match parfaitement maîtrisé, que le Real n'avait plus connu sur la scène européenne depuis des années. Le bonheur, c'est simple comme une victoire car dès lors, tout le monde retrouvait le sourire et la confiance à Madrid. D'autant plus que le lendemain, le Barça, battu à Chelsea (1-0), voyait s'effondrer quelques unes de ses certitudes.

Sans Ronaldo ni Eto'o

Il suffit de peu de choses pour inverser le rapport de force et Frank Rijkaard, qui peut se targuer d'être le seul entraîneur du Barça vainqueur à deux reprises à Santiago-Bernabeu, en est parfaitement conscient. A lui de remobiliser ses troupes qui, à Stamford Bridge, ont fait preuve d'un inhabituel manque d'imagination. Au point, bien évidemment de donner des idées aux Madrilènes qui devront se passer de Ronaldo après son exclusion face à Getafe, l'appel du club ayant été rejeté, tandis que le Barça s'habitue à évoluer sans son buteur, Samuel Eto'o, blessé. "Pour battre le Barça, nous devrons jouer comme Chelsea", estime ainsi Fabio Cannavaro. Jouer comme Chelsea ? S'imposer physiquement, priver le Barça de ballons au milieu de terrain, couper les transmissions... autant de principes plus faciles à dire qu'à appliquer même avec des gaillards de la trempe d'Emerson et Diarra dans l'entrejeu.

Et si, du côté catalan, le président Joan Laporta fait mine de croire que, en vertu de ses derniers résultats et de l'avantage lié au fait de jouer à domicile, "le Real Madrid est le favori", tout le monde ne l'entend pas de cette oreille chez les Blaugrana. Deco s'est ainsi montré particulièrement remonté à l'égard des rivaux qui, selon lui, ont beau jeu de pointer les actuelles difficultés barcelonaises. "Madrid a eu beaucoup de problèmes ces derniers temps et nous ne nous sommes jamais mêlés de ça. Je n'apprécie pas qu'ils le fassent pour nous aujourd'hui". Et le Portugais, dont l'équipe, quoi qu'il arrive, restera leader à l'issue de cette septième journée, de promettre une motivation sans faille du Barça. "Nous devons faire un grand match dimanche. Nous nous battrons à mort pour gagner."

Par FREDERIC WARINGUEZ (De Sports.fr)

19.10.2006

Rijkaard: "Drogba a tout changé"

Didier Drogba demande le soutien du publicDidier Drogba demande le soutien du public (©Getty Images)

L'entraîneur du FC Barcelona, Frank Rijkaard, a reconnu que Didier Drogba avait fait la différence. L'Ivoirien a inscrit son quatrième but en UEFA Champions League cette saison et a offert les trois points à son équipe ce soir à Stamford Bridge. Une revanche après l'élimination de la saison dernière face à ce même adversaire.

José Mourinho, entraîneur de Chelsea
Ce fut un match très difficile, mais nous avons très bien joué, individuellement et collectivement, et nous méritons les trois points. La première mi-temps a été assez difficile, de par leur manière de contre-attaquer. Mais dès que nous avons marqué, le jeu s'est ouvert un peu. [Andriy] Shevchenko et Drogba ont tous deux contribué à ce succès. Personne n'est plus important que l'équipe, et l'unité de notre groupe est quelque chose que nous avons à Chelsea. Nous sommes toujours solidaires, dans les mauvais comme dans les bons moments, et ce qui nous est arrivé ce week-end nous a rendus plus forts. Il faut savourer, mais nous n'allons pas en faire trop. Nous sommes dans un bon groupe avec des matches à venir contre le [Werder] Bremen et Barcelone. Notre objectif était de nous qualifier. Aujourd'hui, nous voulons terminer premiers.

Frank Rijkaard, entraîneur de Barcelone
Le match a été serré, et [Didier] Drogba est le joueur qui a tout changé. C'est lui qui a fait la différence. Nous avons dû prendre des risques derrière en deuxième mi-temps, mais cela n'a pas suffi. Bien-sûr je suis déçu de perdre un match important comme celui-ci, mais nous devons faire notre travail et trouver l'énergie nécessaire pour le prochain match Les gens attendent des victoires du Barça, alors ce n'est pas bon lorsqu'on perd. Mais on ne peut pas tout gagner. Nous sommes tombés contre une très bonne équipe, très bien organisée et dangereuse en contres. Ils étaient dangereux la saison dernière, comme cette année. Chelsea est toujours une équipe bien organisée et avec la bonne attitude.

©uefa.com 1998-2006

18.10.2006

Jordan: "Les Européens sont forts"


A la retraite depuis trois ans, Michael Jordan n'en garde pas moins un oeil aiguisé sur la planète basket, insistant sur les "énormes progrès" du jeu européen. Des joueurs comme Tony Parker et Joakim Noah ont un bel avenir pour lui. Et promis, il ne refoulera plus les parquets... Interview!

MICHAEL JORDAN, que pensez-vous de la nouvelle génération de joueurs NBA...

M.J. : (il coupe) "Comme Tony Parker (rires) ?"

Ou d'autres...

M.J. : "Le basket dans son ensemble a énormément progressé et l'une des causes vient de l'intérêt que porte l'Europe à la NBA. Le basket européen est devenu très fort et ses joueurs ont beaucoup contribué au développement du jeu. Ils viennent de plus en plus nombreux en NBA et, sur le plan international, les Etats-Unis ont aujourd'hui du mal à les battre."

Tony Parker justement peut-il devenir le meilleur meneur de la NBA ?

M.J. : "Un des meilleurs en tous cas. C'est très difficile de dire s'il peut aller plus loin. Il y a toujours des joueurs comme Steve Nash et Jason Kidd et il y a aussi le petit nouveau, Chris Paul. Mais c'est sr que Tony Parker fait partie des tous meilleurs."

Pensez-vous qu'il y aura un jour des équipes européennes en NBA ?

M.J. : "Sur le long terme, c'est une bonne idée. La distance et les voyages seront un problème, mais il est évident que les équipes européennes sont de plus en plus compétitives. Si ça continue comme ça, le projet pourrait bien voir le jour."

Les difficultés de l'équipe américaine ne viennent-elles pas du fait que la génération actuellemaîtrise moins les bases du jeu ?

M.J. : "Excellente question ! Je pense que oui. C'est évident que les joueurs européens maîtrisent mieux les fondamentaux. Ils ont porté cet aspect de jeu à un très haut niveau. Aux Etats-Unis, on s'est trop focalisé sur les highlights, les dunks, les passes. Ce n'est pas qu'on ne possède pas les joueurs qu'il faut, mais rassembler une équipe devient difficile dans ces conditions. Mais je pense que les choses vont dans le bon sens aujourd'hui, avec la volonté de construire sur plusieurs années."

Que vous inspire la décision de Joakim Noah d'être resté un an de plus à l'université et d'avoir différé ainsi son entrée en NBA ?

M.J. : "C'est comme ça qu'il sentait la chose et il a eu raison. C'est un sacré joueur, il aurait pu être dans les trois premiers choix de la draft. Mais c'est bien de rester avec des gens de son âge. D'autres feraient bien de s'en inspirer. Beaucoup de jeunes joueurs s'intéressent trop rapidement au côté business du basket."

Quel sera votre rôle aux Charlotte Bobcats ?

M.J. : "Je ne serai pas forcément là au quotidien. Mon rôle sera de superviser tout ce qui touche au basket, de faire en sorte que l'on construise une équipe capable à terme de remporter le championnat. Mon expérience à Washington (où il avait un rôle similaire entre 2000 et 2003) va m'aider beaucoup en cela."

Y a-t-il une chance de vous voir enfiler une dernière fois le maillot N.23 à Charlotte...

M.J. : "Oh non, non, non. Ma carrière de joueur est derrière moi. Je suis officiellement à la retraite. A 100%. Je peux seulement jouer encore avec mes enfants ou d'autres gars plus vieux, comme vous ici (rires)."

Chelsea - Barcelone ou l'éternelle revanche


Les deux géants du football européen, Chelsea et Barcelone, se retrouvent mercredi en Ligue des Champions, après deux ans de duels qui ont donné lieu à des matches aussi éblouissants que houleux et à des échanges acrimonieux entre deux entraîneurs qui se détestent.

Il y a deux ans, après avoir été défaits à Barcelone (1-2) par l'équipe de Frank Rijkaard, Chelsea s'était qualifié pour les quarts de finale, en l'emportant à domicile (4-2) au terme d'un match épique et malgré un but inoubliable de Ronaldinho.

Mais cette qualification avait été ternie par des déclarations de l'entraîneur de Chelsea Jose Mourinho, qui avait accusé l'arbitre du match à Barcelone, Anders Frisk, d'avoir rencontré Rijkaard durant la mi-temps, juste avant que le Suédois n'exclut Didier Drogba.

L'arbitre avait reçu des menaces de mort et décidé de mettre un terme à sa carrière tandis que Mourinho était qualifié d'"ennemi du football" par un haut responsable de l'UEFA.

La saison passée, Barcelone, avant de prendre sa revanche et de gagner le titre, avait accusé Chelsea d'avoir délibérément laissé se détériorer sa pelouse pour gêner ses joueurs hautement techniques.

Et l'arbitre du match retour remporté à Londres par Barcelone (2-1), Terje Hauge, avait aussi été menacé de mort dans un forum de discussion sur le site de Chelsea pour avoir exclu Del Horno coupable d'une violente faute sur Messi.

Barcelone-Hilario, 6 à 0
Cette rencontre musclée est la dernière défaite à domicile de Chelsea, qui pour ce troisième épisode sera privé de son gardien Petr Cech, absent plusieurs mois, après avoir été opéré d'une fracture du crâne consécutive à un choc en championnat samedi.

Sa doublure, Carlo Cudicini, également mis KO lors du même match à Reading (1-0), ne pourra pas jouer. C'est donc le troisième gardien, le Portugais Henrique Hilario, qui tentera d'empêcher de briller Ronaldinho, dont le doublé le week-end dernier en championnat atteste de son retour en forme.

Quand il était à Porto avec Mourinho, Hilario a joué contre Barcelone en Ligue des Champions. En deux matches, il a pris six buts...

Mais Chelsea, qui veut s'imposer comme un grand d'Europe en remportant la compétition, a d'autres arguments. L'équipe londonienne, en tête du groupe après deux victoires, a montré qu'elle n'avait rien perdu de sa rigueur défensive. Devant, si Andrei Shevchenko n'est pas encore le joueur qu'il a été à Milan, Didier Drogba reste sur un triplé à Sofia.

La lourde défaite en Supercoupe d'Europe face au FC Séville (0-3), a pu faire dire que le FC Barcelone était moins souverain que l'an dernier. Mais Barcelone est malgré tout le leader invaincu de la Liga.

Les Catalans ont perdu à l'intersaison un joueur important de la dernière campagne, Henrik Larsson. Surtout, Samuel Eto'o, qui avait marqué le but de la victoire à Stamford Bridge, est blessé pour plusieurs mois. Il sera remplacé par un ancien de la maison bleue l'Islandais Eidur Gudjohnsen.

Gudjohnsen, qui a inscrit 78 buts pour Chelsea en six saisons, prévient ses équipiers: "Il ne faut surtout pas qu'ils marquent en premier. Face à cette équipe, c'est difficile de revenir".

Mourinho espère voir du spectacle

José Mourinho s'attend à un match ouvertJosé Mourinho s'attend à un match ouvert (©Getty Images)

José Mourinho pense que le match de groupe d'UEFA Champions League entre son équipe du Chelsea FC et le FC Barcelona devrait permettre à ces deux grandes équipes de s'affronter de manière plus détendue. Il s'attend à plus de spectacle que lors de leurs confrontations précédentes, dont l'intensité avait été décuplée par l'enjeu.

Confrontations antérieures
Les deux rivaux du Groupe A sont sortis vainqueurs à tour de rôle d'un affrontement à élimination directe au cours des deux saisons précédentes. En février dernier, Barcelone passait le cap des huitièmes de finale grâce à une victoire 2-1 arrachée à Stamford Bridge. La saison précédente, c'est Chelsea qui se qualifiait. Les Anglais, battus 2-1 en Espagne, renversaient la vapeur et s'imposaient 4-2 à domicile.

Poids lourds favoris
Cette fois, la défaite ne sera pas forcément synonyme d'adieux à la Champions League pour cette saison. Avec le Werder Bremen et le PFC Levski Sofia loin derrière, les poids lourds du Groupe A font même figure de favoris pour accéder au tour suivant.

'Beau football'
"Le fait qu'il s'agisse d'un match de phase de groupes devrait nous permettre de voir du beau football, a dit Mourinho. Il y a plus de chances que la qualité soit eu rendez-vous puisque les équipes ne seront pas tétanisées par l'enjeu et les conséquences en cas de défaite. J'espère également que les deux équipes termineront le match à onze."

Crise des gardiens
Le club de Chelsea est toujours en état de choc suite aux blessures dont ont été victimes leurs gardiens de but Petr Čech et Carlo Cudicini au cours de la rencontre de samedi face au Reading FC. C'est Cech qui est le plus gravement touché, puisqu'il souffre d'une fracture du crâne. Quant à Cudicini, il ne sera pas en mesure de défendre les buts de Chelsea face aux champions en titre catalans. Il souffre en effet d'une commotion suite à une collision survenue lors de cette même rencontre, alors qu'il remplaçait Čech.

Occasion inespérée
Il s'agit donc d'une occasion inespérée pour le Portugais Hilário, 30 ans, troisième gardien de Chelsea transféré du CD Nacional l'été dernier. Il avait encaissé quatre buts lors d'une défaite du FC Porto face au Manchester United FC en Champions League 1996/97 mais Mourinho ne doute pas de sa capacité à gérer cet événement. "Ce n'est pas un enfant, il a 30 ans et il a déjà joué en Champions League. J'ai confiance en lui et l'équipe a confiance en lui." Claude Makelele, Ashley Cole et Didier Drogba étaient tous les trois incertains mais ils devraient finalement être rétablis.

Retour de Gudjohnsen
Depuis le match nul 1-1 concédé à Brême lors de la deuxième journée, le Barça a perdu Samuel Eto'o, qui sera absent pour une longue période en raison d'une blessure au genou. C'est l'ancien attaquant de Chelsea, Eidur Gudjohnsen, qui devrait le remplacer dans le onze de départ pour son retour à Stamford Bridge. Par ailleurs, l'arrière latéral Juliano Belletti a dû déclarer forfait à cause d'une blessure à l'épaule.

Calme plat
Selon Frank Rijkaard, la blessure des deux gardiens n'est peut-être pas étrangère au fait qu'il y a moins de tension. "C'est peut-être pour ça que l'ambiance est un peu plus paisible que par le passé ; c'est peut-être pour ça qu'on est un peu plus calme qu'avant, du côté de Chelsea," a-t-il dit.

Pas de tactique particulière
"C'est une grande équipe avec un grand choix de joueurs extraordinaires. Bien sûr, la perte de Petr Čech et de Carlo Cudicini n'est pas une mince affaire mais il y a d'autres joueurs capables de prouver leurs qualités sur le terrain. Nous n'avons pas de tactique particulière pour profiter de la situation."

Les équipes probables
Chelsea :
Hilário ; Paulo Ferreira, John Terry, Ricardo Carvalho, Ashley Cole ; Michael Essien, Michael Ballack, Frank Lampard, Arjen Robben ; Andriy Shevchenko, Didier Drogba.

Barcelona : Víctor Valdés ; Gianluca Zambrotta, Carles Puyol, Rafael Márquez, Giovanni van Bronckhorst ; Xavi Hernández, Edmílson, Deco ; Lionel Messi, Eidur Gudjohnsen, Ronaldinho.

Trevor Haylett De Londres

CETTE FOIS, C'EST EN ENTRÉE

Chelsea - Barcelone, l'affiche qui avait régalé lors des deux dernières éditions, est cette fois un sommet en phase de poules. Battu l'an passé en huitième (1-2), Chelsea espère reprendre sa souveraineté à Stamford Bridge.

Deux équipes, 17 Ballons d'Or potentiels
Qu'importe si, dans les autres groupes, des affiches comme Bayern - Inter Milan, Liverpool - PSV Eindhoven ou Manchester - Benfica ont un lustre au moins égal à ce Chelsea - Barcelone, les Blues n'ayant jamais remporté le trophée, ni même atteint la finale. Le fait est que toute l'Europe du foot a des étoiles dans les yeux depuis le tirage au sort à l'idée de voir ça une troisième saison consécutive. Cette affiche a tout pour elle car elle oppose les deux patrons incontestés des deux championnats européens les plus importants et les plus populaires, l'Angleterre et l'Espagne, ce qui est une façon de rapprocher la C1 de ce qu'elle fut à la base : la Coupe d'Europe des clubs champions. Les deux clubs sont aussi les deux constellations de stars les plus denses du continent. Ils regroupent 17 joueurs sur les 50 candidats au Ballon d'Or France Football, avec, de loin, les plus forts contingents, après avoir classé les deux premiers l'an dernier (Ronaldinho et Lampard). Ce sont surtout deux équipes qui avaient régalé les yeux lors des huitièmes de finale en 2005 (1-2 et 4-2 pour Chelsea) et 2006 (2-1, 1-1 pour Barcelone). C'est une promesse de spectacle exceptionnel.

Le jeu risque pourtant de pâtir de la pâleur relative de l'enjeu. Comme l'avait indiqué Ludovic Giuly dans l'entretien qu'il nous avait accordé avant le début de la compétition, les deux équipes devraient se qualifier (aux dépens de Brême et du Levski Sofia) et régler entre elles une question de suprématie dans le groupe. L'affiche peut aussi y gagner un peu de sérénité après avoir été marquée par de sérieuses polémiques dans le passé, sur la loyauté des arbitres (M. Frisk, parti à la retraite depuis, et M. Hauge, pour l'expulsion de Del Horno) ou sur l'état de la pelouse de Stamford Bridge, que Chelsea aurait sciemment laissé se dégrader, l'hiver dernier, pour gêner Ronaldinho et les autres tecnicos.

Chelsea encore la tête à Cech

Avec deux points de retard sur Chelsea avant de jouer à l'extérieur, Barcelone a cependant un peu plus à perdre. S'il était placé à cinq points à mi-parcours, le tenant du titre confirmerait l'impression de fragilité qu'il avait dégagée à Brême il y a trois semaines (1-1, Messi avait égalisé à la 88e). Avec 16 points pris sur 18 possibles en Championnat, les deux clubs semblent cependant avoir la tête solidement installée sur les épaules. Barcelone a effacé son naufrage en Supercoupe contre Séville (0-3) mais se sait moins rayonnant que l'an passé, surtout sans Eto'o. Et Chelsea reste traumatisé par les deux chocs subis par ses deux principaux gardiens, Cech et Cudicini, placés au centre de la conférence de presse d'avant-match. José Mourinho devra aligner son compatriote Henrique Hilario, qui avait encaissé six buts en deux matches contre Barcelone quand il défendait les couleurs du FC Porto. Eidur Gudjohnsen, passé de Chelsea au Barça, prévient qu'il faudra surtout ne pas laisser les Anglais ouvrir la marque... ce qu'ils avaient fait en février dernier avant de concéder ce qui reste leur dernière défaite à domicile en date. Chelsea - Barcelone, forcément imprévisible.

Par Cédric ROUQUETTE

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