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29.11.2006
FIFA Gala Joueur Mondial 2006 : Ronaldinho pour une passe de trois
Champion d'Espagne avec le FC Barcelone, le Brésilien Ronaldinho a également remporté la Ligue des champions de l'UEFA face à Arsenal en 2006.GABRIEL BOUYS AFP |
(FIFA.com) 29 nov. 2006
Malgré son extraordinaire technique individuelle et son toucher de balle surnaturel, Ronaldinho Gaucho ne peut s'empêcher de rougir dès qu'on le mentionne dans la même phrase que Pelé ou Zico, ses idoles. Il n'a peut-être pas encore la renommée d'un Garrincha, d'un Didi ou d'un Vava, mais chaque nouvelle sortie sous le maillot barcelonais confirme que Ronaldinho est, sans aucun doute possible, l'un des meilleurs joueurs de la planète.
Ronaldo Assis de Moreira, plus connu sous le nom de Ronaldinho, est né le 21 mars 1980 à Restinga, un quartier de Porto Alegre (Rio Grande do Sul). Profitant des contacts de son frère Roberto Assis, qui évolue déjà chez les professionnels, le jeune garçon intègre le centre de formation de Gremio Porto Alegre à l'âge de sept ans. D'ailleurs, lorsqu'elle évoque sa carrière, la star du FC Barcelone n'oublie jamais de remercier son frère. "Mon frère est un vrai héros pour moi. C'est un exemple, que ce soit en tant que père, frère ou footballeur."
Huit ans plus tard, Ronaldinho reçoit sa première convocation en équipe nationale. Deux ans plus tard, il remporte le Championnat du Monde U-17 de la FIFA en Egypte avec le Brésil.
L'artiste passe professionnel en 1998. Pour son premier match, il contribue à la victoire (1:0) de Gremio devant Vasco de Gama, un club de Rio de Janeiro.
Un an plus tard, les plus grands clubs européens sont tous sur sa piste. En 1999, il termine meilleur buteur du championnat de son Etat (qu'il vient de remporter avec Gremio) et fait ses grands débuts internationaux à l'occasion d'un match amical contre la Lettonie. Quelques mois plus tard, Ronaldinho laisse entrevoir une nouvelle facette de son talent en inscrivant un but d'anthologie à l'occasion de la large victoire 7:0 du Brésil sur le Venezuela en Copa América.
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| Ronaldinho, ici en huitième de finale contre le Ghana le 27 juin 2006, n'a pas, à l'image du Brésil, très bien réussi sa Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006. |
| (AFP) |
Sa renommée est telle que les médias lui donnent bientôt le surnom de Gaucho, habituellement réservé aux natifs de la région du Rio Grande do Sul et destiné, bien entendu, à le différencier de son célèbre homonyme, Ronaldo. Aujourd'hui, la réputation des deux hommes fait qu'il n'est plus guère utile de les distinguer de la sorte.
En 2001, au terme d'une longue querelle entre Gremio et le Paris Saint-Germain, Ronaldinho rejoint enfin le Camp des Loges. Il embrase alors le Parc des Princes et sa première saison dans la capitale lui vaut d'être retenu par Scolari pour disputer la Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002 avec la Seleção. Placé sous le feu des projecteurs, le jeune prodige confirme que sa réputation naissante ne doit rien au hasard et contribue largement au triomphe de son équipe.
Au lendemain du cinquième titre mondial conquis de haute lutte par le Brésil, l'artiste retourne à Paris, mais pour une saison seulement. On l'annonce au Real Madrid et à Manchester United, mais c'est finalement le FC Barcelone qui obtient sa signature, non sans avoir dû débourser la somme record de 30 millions d'euros.
Le nouveau champion du monde arrive en Catalogne juste à temps pour débuter la saison 2003/04. Sous son impulsion, le Barça retrouve des couleurs et termine à la deuxième place du championnat, juste derrière Valence. L'année suivante, il se forge un véritable statut de héros auprès des supporters blaugranas en inscrivant neuf buts en Liga et, surtout, en adressant d'innombrables passes décisives à ses partenaires tout au long de la saison. A cette époque, Ronaldinho, au sommet de son art, mène le géant catalan vers son 17ème titre national, le premier depuis 1999.
Ronaldinho est aujourd'hui l'un des joueurs les plus connus au monde, une notoriété qui doit beaucoup à l'impressionnante collection de récompenses individuelles remportées par l'ancien Parisien au fil des ans. En 2005, il reçoit le Ballon d'Or France Football, qui récompense le meilleur joueur de l'année en Europe. Quelques semaines plus tard, il reçoit le titre très convoité de Joueur Mondial de l'Année de la FIFA.
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| Après une période délicate, Ronaldinho est revenu à son meilleur niveau ces dernières semaines, en témoigne son match et son but fabuleux sous les couleurs blaugranas face à Villarreal le 25 novembre 2006. |
| (AFP) |
| LLUIS GENE |
Ronaldinho a été resplendissant tout au long de la campagne qui a vu le Barça remporter la Liga avec 12 points d'avance sur son dauphin, le Real Madrid. Maître à jouer des Catalans, il a également terminé troisième meilleur buteur du championnat avec 17 unités, soit huit de moins que le Valencian David Villa et neuf de moins que son coéquipier Samuel Eto'o, pichichi avec 26 réalisations. Sur la scène européenne, le Brésilien n'a pas été en reste puisqu'il a été le grand artisan de la deuxième Ligue des Champions remportée par son club. Comme en championnat, il a coiffé les deux casquettes de créateur et de buteur, terminant deuxième meilleur artilleur de la compétition. Et comme de juste, il a été nommé meilleur joueur de la Ligue des Champions de l'UEFA 2005/06.
Son début de saison 2006/2007 est dans la même lignée avec 11 buts en 11 rencontres. Le dernier en date, inscrit face à Villarreal le 25 novembre dernier, est à classer dans la catégorie des bijoux : amorti de la poitrine et ciseau retourné sous la barre. Le Camp Nou n'en revient toujours pas...
A la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006, Ronaldinho a été titulaire lors des cinq matches de la Seleção. Sa meilleure sortie, il l'a sûrement réalisée face au Japon, où ses coups de génie ont fait merveille, notamment sur sa passe décisive pour Gilberto. Malheureusement, ce service sera le seul réussi par l'artiste et le Brésil sera éliminé en quarts de finale par la France. Depuis, Ronaldinho a disputé trois des cinq rencontres officielles dirigées par Dunga, une en tant que titulaire, deux en tant que remplaçant. Face à l'Equateur, le Barcelonais a débuté sur le banc, avant de livrer une prestation étincelante qui l'a vu donner le but de la victoire à Kaka et toucher les montants à deux reprises.
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27.11.2006
Une nouvelle idole est née : Iniesta, Iniesta !
Le Camp Nou a fini par scander le nom du canterano après une grande prestation parachevée par un joli but...
Pep Guardiola l’avait prédit il y a longtemps à Xavi Hernandez alors qu’il était encore capitaine du FC Barcelone en se référant à Andres Iniesta : “Celui-là nous assaira sur le banc”. Et bien, la prophétie de Pep pourrait définitivement s’accomplir. Andres vit un moment de sa carrière sportive si spectaculaire que personne ne doute plus qu’il doit être un des joueurs indispensables de l’équipe titulaire.Le jeune joueur de Fuentealbilla a su profiter de la blessure de Xavi et l’a relégué à un second plan à base de jeu et de buts spectaculaires. Et cela, alors que le joueur catalan de Terrassa était revenu en force en disputant des rencontres plus que bonnes, mais il est évident que faire mieux que le Manchego est à la portée de peu de joueurs.
Nous parlons d’un joueur qui a marqué dans les 3 dernières rencontres, qui a marqué cette saison un total de 5 buts –le même nombre que lors de ses 4 saisons dans la première équipe-, qui remue l’équipe d’une manière élégante, qui de plus récupère des ballons et, pour comble, a gagné en présence physique, ce qui lui permet de tutoyer n’importe quel rival sans le craindre.
Sa reconnaissance définitive est arrivée hier au Camp Nou après avoir marqué le troisième but, de belle facture, suite à un centre de la droite de Zambrotta. Le Camp Nou s’est rendu à ses pieds et les gradins ont commencé à chanter le nom d’Iniesta à l’unisson. C’était la récompense pour un joueur exceptionnel, qui à 22 ans est sur le chemin de devenir l’un des grands acteurs de cette saison de Liga. Pour le moment, on lui a déjà retiré le diminutif d’Andresin. Son surnom est à présent ‘don Andres’.
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A qui le tour ?
Ce lundi sera dévoilé le nom du successeur de Ronaldinho au palmarès du Ballon d’Or. En attendant le verdict, retour sur les 50 ans du trophée individuel le plus convoité du football.
Des débuts prometteurs
Après avoir été l’inventeur inspiré de la Coupe d’Europe en 1955, le journaliste et ancien international Gabriel Hanot imaginait, l’année suivante, le Ballon d’Or, avec un règlement quasi immuable depuis 50 ans. Seize journalistes – 52 aujourd’hui - , représentant chacun un pays européen, donnaient une liste de cinq noms de joueurs du Vieux Continent, dans l’ordre de leur préférence, le premier recevant cinq points, le second quatre, puis trois, etc. La synthèse désignait le Ballon d’Or, le trophée du meilleur joueur européen de l’année.
C’est l’ailier anglais de Blackpool Stanley Matthews, 41 ans, qui avait l’honneur de recevoir le 1er trophée. Il devançait de seulement trois points Alfredo Di Stefano, à peine naturalisé Espagnol et champion d’Europe avec le Real Madrid, Raymond Kopa, un autre Madrilène, et Ferenc Puskas, génial inter hongrois à la patte gauche foudroyante, récemment décédé et qui faisait alors le bonheur du Honved Budapest. France Football, organisateur de ce scrutin, ne pouvait rêver meilleur plateau. Un premier palmarès qui allait donner la crédibilité nécessaire pour faire du Ballon d’Or la récompense individuelle la plus recherchée du football.
Un palmarès diversifié
Au total, 38 joueurs, provenant de 17 pays, se partagèrent les 50 trophées attribués. Trois joueurs en remportèrent trois : Cruyff (1971, 1973, 1974), Platini (1983, 1984, 1985), le seul à réussir la passe de trois consécutivement, et Van Basten (1988, 1989, 1992). Cinq autres en ont remporté deux, Di Stefano (1957, 1959), Beckenbauer (1972, 1976), Keegan (1978, 1979), Rummenigge (1980, 1981) et Ronaldo (1997, 2002), le seul encore en course pour le triplé. D’autres joueurs sont passés à côté de trophées mérités, tels Maradona, qui s’exprima avant le changement de règlement, en 1995, autorisant les joueurs non Européens mais évoluant en Europe à concourir, Puskas, souvent placé mais jamais gagnant, ou Paolo Maldini, qui a eu le tort d’évoluer trop loin des buts adverses. D’ailleurs, seuls un gardien (Yachine 1963), et deux défenseurs (Beckenbauer et Sammer 1996) concurrencent les joueurs offensifs au palmarès, anomalie peut-être battue en brèche cette année par l'Italien Cannavaro, grand favori de l'édition 2006.
Ce sont les Allemands et les Néerlandais qui se sont partagé le plus de Ballons d’Or, sept chacun. Suivent la France (6), puis l’Angleterre (5), et l’Italie et le Brésil, qui a déjà remporté quatre trophées sur dix possibles… Ronaldinho, large vainqueur devant Lampard en 2005, est le dernier fleuron auriverde. Il n’est d’ailleurs pas exclu qu’il puisse se succéder à lui-même cette année. Enfin, un seul Africain est parvenu, depuis 1995, à remporter le Ballon d’Or. Weah remportait la première version «intercontinentale» du Trophée, mais attends toujours son successeur. Eto’o et Drogba étaient des candidats sérieux cette saison.
Les Français bien présents
Si les Bleus n’ont que peu fait honneur à la première invention de Gabriel Hanot, la Coupe d’Europe, ce n’est pas le cas du Ballon d’Or. En plus du triplé de Platini, qui réussit le tour de force, en 1984, de ramasser 128 points sur… 130 possibles, Kopa (1958), Papin (1991) et Zidane (1998) ont inscrit à leur tour leur nom au palmarès. Si on établissait un classement depuis 1956, pondéré au nombre de votants par année, Platini serait second, entre Beckenbauer et Cruyff, Zidane, qui a glané le plus grand nombre de points de tous les temps (657 !) serait 8e, Kopa 13e et... Henry, 22e.
Le Gunner, qui est en course pour remporter enfin son premier Ballon d’Or, s’est classé 4e en 2000, 9e en 2001, 6e en 2002, 2e derrière Nedved en 2003, 4e en 2004 et 2005, et a déjà récolté 374 points depuis le début de sa carrière ! A titre indicatif, le Portugais Figo, lauréat en 2000, n’en a ramassé «que» 312. Une régularité guère payante jusque là et qui ne le sera probablement pas encore cette année puisque le finaliste de la ligue des Champions et de la Coupe du Monde devrait se faire coiffer sur le poteau par Fabio Cannavaro, capitaine des champions du monde italiens.
Par Gildas Devos
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La magie Ronaldinho
Tandis que Ronaldinho, auteur d'un but d'anthologie, et le Barça s'amusent face à Villareal (4-0), le Real écarte un rival pour le titre en s'imposant au Mestalla (1-0). Saragosse perd des points au Celta (1-1) mais Séville garde sa 2e place à Bilbao (3-1).
Valence - Real Madrid : 0 - 1
L'effet Capello semble avoir déjà pris sur le Real Madrid qui s'impose dans le match phare de la 12e journée de la Liga avec un minimum d'occasions et un maximum d'efficacité. «Nous avons eu de la chance", reconnaissait le technicien italien à la sortie des vestiaires. Une chance qui est en train de faire défaut à l'équipe de Quique Sanchez Florès depuis quelques semaines déjà. En effet, le buteur maison David Villa, tout juste revenu de blessure, n'a finalement tenu qu'une quinzaine de minutes. Valence se retrouvait alors en attaque avec Angulo et Vicente, dont les qualités de finisseurs sont loin d'être du niveau de celles de Villa ou Morientes. «La sortie de Villa leur a posé problème», continue Capello, «c'est un joueur qui porte le danger de n'importe quel point du terrain.» Ce défaut devait d'ailleurs se faire ressentir tout au long du match et Angulo, par exemple, allait rater deux occasions trop claires pour être vraies.
Ce manque d'efficacité ne pouvait mieux convenir à un Real Madrid qui n'avait, de son côté, qu'une seule occasion à son compteur en première mi-temps. Et c'est sur la suivante que vint le but : Roberto Carlos, en contre-attaque, débordant à toute allure sur son côté gauche pour trouver Raul au premier poteau qui fusillait Canizares (51e). Le résultat ne devait plus changer malgré la domination valencienne qui se heurtait à un Casillas encore décisif. «Ils ont été plus incisifs que nous», analysait Quique Sanchez Florès. «Nous sommes déçus de perdre parce que nous sommes dans une spirale négative. Je ne m'attendais pas à un mois de novembre aussi dur.» «Valence m'a beaucoup plu», conclut Capello, «surtout en première mi-temps même si les occasions sont venus en deuxième mi-temps.» L'entraîneur italien appréciera surtout de ne pas avoir laisser échapper le Barça et de rester à trois points.
Compte Rendu complet de la rencontre ci-joint
La perf' du week-end
Ronaldinho est bel et bien un magicien ! Le Brésilien a profité de la venue de Villarreal au Nou Camp pour marquer l'un des plus beaux buts de l'histoire de la Liga. Sur une passe par-dessus la défense de Deco, il se défait du marquage de Pascal Cygan, amorti la balle de la poitrine, effectue un tour sur lui-même à 180 degrés pour se retrouver dos au but et, d'une bicyclette, frappe la balle, qui n'a toujours pas touché le sol, et lobe Barbosa. Un bijou ! «C'est le but dont je rève depuis tout petit», déclarait le génie brésilien avant d'expliquer en toute modestie : «Après le contrôle, je vois que le ballon est juste à hauteur pour la bicyclette et je la tente.» Avec cette nouvelle victoire facile face à Villarreal (4-0), le Barça effectue le meilleur début de championnat de son histoire, avec 29 points sur 36 possibles et 31 buts marqués pour 10 encaissés. Qui a dit que le Barça était affaibli mentalement cette saison ?
Les franceses
Ludovic Giuly et Lilian Thuram étaient alignés dès le début du match par Frank Rijkaard. Si le recordman des sélections avec les Tricolores n'a pas eu trop d'occasions de se faire remarquer, l'ancien monégasque a pu démontrer qu'il reste une valeur sure de l'effectif "blaugrana". Préféré à Xavi en milieu de terrain, il a beaucoup travaillé pour donner de la vitesse au jeu du Barça. En face, Pascal Cygan a paru maladroit face aux attaquants de Rijkaard, piégé par Ronaldinho sur son but et auteur d'une faute sur Gudjohnsen qui valut un pénalty. En déplacement à Santander, Sinama-Pongolle et le Recreativo ont souffert avant de finalement s'incliner 4-3. Mème déception pour Peter Luccin et l'Atletico Madrid qui lâchent deux points à domicile face à la Real Sociedad (1-1). Frédéric Déhu, Matthieu Berson et Laurent Courtois son revenus de Getafe avec un score vierge et continuent ainsi de grapiller des points qui les sortent un peu plus de la zone de relégation. Enfin Julien Escudé et Séville poursuivent leur très bon début de saison en s'imposant à l'Athletic Bilbao (3-1) et conservent ainsi la deuxième place de la Liga.
Par Pierre Sampermans
Notre correspondant à Madrid
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Champion d'Espagne avec le FC Barcelone, le Brésilien Ronaldinho a également remporté la Ligue des champions de l'UEFA face à Arsenal en 2006.
