« lun 04 déc - dim 10 déc | Page d'accueil
| lun 18 déc - dim 24 déc »
15.12.2006
Un Barça champagne !
Les trombes d'eau s'abattant jeudi sur Yokohama n'ont pas refroidi les ardeurs du FC Barcelone. Venus au Japon avec l'idée fixe de remporter le Championnat du monde des clubs, les Catalans ont donné une leçon de football aux Mexicains du Club America (4-0) lors de la seconde demi-finale de l'épreuve. Gudjohnsen, Marquez, Ronaldinho et Deco sont les buteurs du large succès des Espagnols qui tenteront, dimanche face aux Brésiliens de l'Internacional Porto Alegre, de conquérir le monde.
Les champions d'Europe se sont bien amusés.Les Mexicains étaient pourtant les premiers à se mettre en action par l'intermédiaire de Claudio Lopez, un ancien de la Liga. L'ancien attaquant du FC Valence se présentait seul devant Valdès mais l'Argentin, gêné par la sortie du gardien catalan, dévissait totalement sa frappe (6e). Le Barça répondait dans la foulée. Son génie brésilien, Ronaldinho, décochait une belle frappe qui effleurait la barre transversale d'Ochoa (8e). Supérieurs dans la conservation du ballon, les Catalans allaient trouver la faille dès leur deuxième occasion sur une véritable action d'école.
Un premier but d'école
Deco, à l'initiative du mouvement, servait Ronaldinho qui d'une somptueuse talonnade transmettait le ballon à Inesta, le milieu de terrain espagnol, à l'entrée de la surface de réparation, décalait le ballon pour Gudjohnsen qui, sans contrôle et en glissant, décochait une frappe croisée qui trompait Ochoa (1-0, 11e). Un but splendide qui illuminait une première période assez fade, les conditions climatiques n'aidant, il est vrai, pas le développement du beau jeu. Valdès était bien contraint de s'allonger sur un coup-franc lointain (22e) mais pour le reste les attaquants avaient bien du mal à être servis dans les meilleures conditions.
Le Barça allait pourtant faire le break sur un coup de pied arrêté à la demi-heure de jeu. Sur un corner tiré de la gauche par Deco, Marquez coupait la trajectoire du ballon au premier poteau et trompait Ochoa (2-0, 30e). A la pause, les Espagnols avaient déjà un pied en finale. Et leur domination n'allait pas s'atténuer, bien au contraire, lors des 45 dernières minutes. Dès le retour des vestiaires, Ronaldinho passait tout près de corser l'addition. A la réception du ballon à six mètres du but mexicain, suite à un corner tiré côté gauche, le meneur de jeu du Barça cadrait sa frappe mais Ochoa veillait au grain (51e). Combattifs, les Mexicains tentaient bien de revenir au score mais Valdès n'était que trop peu inquiété.
En revanche, le champion d'Espagne était lui hyper réaliste. Sur une nouvelle occasion collective de grande classe lancée par Deco, Ludovic Giuly voyait sa frappe repoussée par Ochoa, mais Ronaldinho, posté au point de penalty, récupérait le ballon et tranquillement expédiait le ballon dans la lucarne gauche du but mexicain. La grande classe du magicien auriverde venait de parler et Barcelone se mettait définitivement à l'abri (3-0, 65e).
Ronaldinho et Deco régalent
Ronaldinho et Deco, tous deux buteurs.Cet ultime but magnifique venait ainsi ponctuer le récital des Blaugrana. Dimanche, lors de la finale face aux Brésiliens de l'Internacional Porto Alegre, ville de naissance d'un certain Ronaldinho, l'adversité sera certainement plus relevée. Mais s'il joue comme cela, le Barça sera difficile à battre.
23:19 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.12.2006
Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006 : Club América - FC Barcelone. Les réactions
Le Brésilien de Barcelone, Ronaldinho, peut sourire. Le Barça est qualifié pour la finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006.Brandon Malone ACTION IMAGES |
Luis Fernando Tena (entraîneur du Club América)
| |
Barcelone est vraiment la meilleure équipe au monde. Par moment, les Catalans sont tout simplement irrésistibles. Nous avons assisté à un très bon match, d'autant que nos adversaires étaient dans un grand jour. Le Barca a bien fait tourner le ballon, ce qui lui a permis de placer quelques contres meurtriers en première mi-temps. De notre côté, nous nous sommes montrés beaucoup trop fébriles. Nous aurions gagné à être plus sûrs de nous.
Où se situe la différence entre le FC Barcelone et l'América ?
Le Barça est largement supérieur à n'importe quelle équipe mexicaine. Il possède des joueurs uniques. Les Catalans sont plus rapides, plus techniques et surtout beaucoup plus créatifs.
L'Internacional peut-il battre Barcelone en finale ?
Sur ce que j'ai vu jusqu'à maintenant, le match d'aujourd'hui et celui de l'Inter hier à la télévision, je ne crois pas. Les Espagnols sont au-dessus du lot. Je crois qu'ils l'emporteront facilement.
Pourquoi Blanco n'a-t-il pas joué ?
Nous voulions nous assurer la maîtrise du ballon. Je n'ai pas voulu faire débuter Blanco car je souhaitais avant tout réduire les espaces dans l'entrejeu. J'ai donc dû sacrifier un attaquant.
Frank Rijkaard (entraîneur du FC Barcelone)
Je suis pleinement satisfait du résultat. Il est toujours important d'entamer une grande compétition par une victoire. Toutefois, il y a eu du déchet dans notre jeu. Il y a encore quelques réglages à faire. Victor Valdés a eu un peu trop de travail à mon goût en première période. Nous devons donc être plus attentifs. L'équipe a mis du temps à trouver ses marques. Heureusement que nos adversaires n'ont pas su en profiter. Ce n'est qu'une fois que nous avons mené 3-0 que je me suis vraiment senti soulagé.
Aujourd'hui, c'est surtout dans nos têtes que nous avons été les plus forts. Il faudra toutefois veiller à ne pas se déconcentrer après avoir marqué.
L'équipe a-t-elle souffert du décalage horaire ?
C'est la même chose pour tout le monde. Nous avons besoin d'un peu de temps pour nous y habituer. Dans les vestiaires, j'ai senti que les joueurs étaient fatigués. Ils ont laissé beaucoup d'énergie sur le terrain. A nous de bien récupérer avant la finale.
Comment jugez-vous la performance de Deco ?
Il était bien positionné, ce qui lui a permis d'avoir beaucoup d'influence sur le jeu. Il a été dangereux à chaque fois qu'il a eu le ballon. Il a joué un grand rôle dans notre succès et il a également marqué un très beau but.
Que pensez-vous de l'Internacional ?
Je n'ai absolument pas peur de l'Interncional. Au contraire, je me réjouis de retrouver cette équipe en finale. Elle possède d'excellents joueurs, et le Brésil restera toujours le pays du football. J'espère que nous assisterons à une belle finale. Nos adversaires sont arrivés avant nous au Japon, ce qui leur donne un léger avantage.
Deco (FC Barcelone)
Nous sommes très satisfaits du jeu que nous avons produit et très heureux d'avoir atteint notre objectif, qui était de jouer la finale. Je crois que nous avons fait un bon match, même si nous pouvons faire mieux. L'América s'est créé quelques occasions, mais il ne les a pas mises au fond. Nous en avons eu beaucoup et nous avons mis quatre buts. C'est ce qui a fait la différence entre les deux équipes. Dimanche, c'est une finale et en finale, il n'y a pas de favoris.
Ronaldinho (FC Barcelone)
C'est vrai que nous avons fait un bon match. En face, il y avait une belle équipe, mais nous avons su profiter de nos occasions. Nous pouvons revenir à l'hôtel avec le sentiment du devoir accompli. Nous avons fait de meilleurs matches que celui-ci, mais en tout cas, nous sommes bien conscients que la finale va être très difficile. Je le dis et je le répète : nous ne sommes pas favoris. Nous n'avons pas encore réussi à bien dormir. Eux, en revanche, ils sont parfaitement au point sur le plan physique. Ce n'est pas parce que j'ai joué au Gremio que ce match contre l'Inter est aussi spécial. C'est parce qu'il s'agit de la finale d'une compétition que le Barça n'a jamais remportée.
Carles Puyol (FC Barcelone)
Ça n'a pas été aussi facile que le score peut le laisser penser. Nous avons marqué ce but, nous les avons beaucoup fait courir après le ballon et après, c'est vrai, nous les avons bien contrôlés. Si nous nous sentons dans la peau du favori ? Je ne crois pas, mais j'espère que nous allons faire un aussi bon match en finale.
Rafael Márquez (FC Barcelone)
Je nous voyais mal perdre, compte tenu de notre niveau actuel et du contexte. Je m'attendais à mieux de la part d'América, mais nous nous sommes davantage intéressés à notre jeu qu'au sien. Maintenant, ce n'est pas à moi, mais aux journalistes, de dire si ce match reflète bien la différence entre le football mexicain et le football européen.
Salvador Cabañas (Club América)
Ils ont démontré qu'ils nous étaient supérieurs. De notre côté, nous avions beaucoup de respect pour eux et nous n'avons pas fait un bon match. Ça va être dur, mais il faut essayer d'oublier ça, aller de l'avant et tenter de gagner le prochain match.
![]() |
| Nelson Cuevas et le Brésilien de Barcelone Thiago Motta à la lutte lors de la demi-finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2006. |
| (ACTION IMAGES) |
| Andy Couldridge |
Nelson Cuevas (Club América)
C'est une défaite catastrophique ; perdre 4-0, ça fait mal. Il y avait beaucoup de différence entre les deux équipes ; ce n'est pas pour rien que le Barça est la meilleure équipe du monde. Peut-être que nous les avons un peu trop respectés. En tout cas, nous n'avons pas su exploiter nos occasions. Je suis un peu énervé car j'aurais pu faire mieux. Cette défaite me rend très triste. Claudio López (Club América)
Aujourd'hui, on a pu voir la différence qui existe entre les deux équipes. C'était d'autant plus flagrant qu'ils avaient le contrôle du ballon. Nous n'avons pas mis cette première occasion, que j'avais entre les pieds, et ensuite, ils ont parfaitement géré le match. Nous les avons peut-être un peu trop respectés, mais il faut dire qu'ils ont fait un excellent match.
(FIFA.com) 14 déc. 2006
23:41 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006: Le Barça en démonstration
Les joueurs du FC Barcelone fêtent le but d'Eidur Gudjohnsen (au c.) face au Club America en demi-finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006 le 14 décembre 2006 à Yokohama.Brandon Malone ACTION IMAGES |
Auteur d'une véritable démonstration, le FC Barcelone a battu les Mexicains de Club América sur le score de 4:0 et s'est ainsi qualifié pour la finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2006. Dimanche, dans ce même stade de Yokohama, où ils ont tant brillé face aux Águilas, les Blaugranas tenteront de vaincre les Brésiliens de l'Internacional de Porto Alegre pour décrocher le seul trophée qui manque à leur palmarès.
| |
Mais le FC Barcelone a-t-il vraiment aussi bien joué que le score peut le laisser penser ? La réponse est oui. Pendant les 20 premières minutes, les Catalans ont exercé une domination proprement hallucinante. Le principal responsable en est sûrement Deco, qui a réussi tout ce qu'il a entrepris avec une écœurante facilité. Soutenu par ses deux inépuisables lieutenants que sont Iniesta et Giovianni van Bronckhorst, le Portugais a mis ses adversaires en porte-à-faux sur tous ses ballons, souvent joués à une touche. Pour ne rien arranger, chaque fois qu'il permutait avec Ronaldinho, la situation devenait extrêmement dangereuse. Côté mexicain, Germán Villa et Alejandro Argüello avaient beau courir dans tous les sens, ils ne voyaient pas la couleur du ballon. Et c'est bien connu : rien de plus difficile que de jouer contre le Barça quand celui-ci domine la possession de balle sans partage.
Voir le résumé vidéo de la rencontre
Revivez le match en photos
Pourtant, la première occasion du match est revenue à l'América, dès la 6ème minute. Salvador Cabañas lance Claudio López dans le dos de Carles Puyol et Rafael Márquez ; l'ancien joueur de Valence évite le portier catalan Víctor Valdés, mais il pousse trop son ballon.
Dans la foulée, le champion d'Europe riposte en se créant deux grosses occasions. A la 8ème minute, au bout d'un admirable mouvement collectif, Ronaldinho enlève trop sa frappe alors qu'il était idéalement placé dans la surface de réparation. Une minute plus tard, c'est au tour de Deco de voir son tir lointain effleurer la transversale aztèque.
La troisième occasion sera finalement la bonne pour les hommes de Frank Rijkaard. Décidément omniprésent, Deco alerte Ronaldinho depuis le côté droit. Dans la demie lune, le Brésilien exécute une talonnade dans la course d'Iniesta, qui centre en première intention pour Eidur Gudjohnsen. Accourant depuis la gauche, l'ancien joueur de Chelsea se jette et conclut d'un tir croisé à ras de terre (0:1, 11'). Du Barça tout craché….
En face, l'América ne s'affole pas. Malgré ce but de retard, les Mexicains conservent leur prudent dispositif de départ, attendant les Catalans dans leur moitié de terrain et procédant par longs ballons. En décidant, de façon assez surprenante, de laisser Cuauhtémoc Blanco sur la touche, Fernando Tena a involontairement coupé les attaquants Cabañas, López et Nelson Cuevas de leur milieu de terrain. Car oui, la formation nord-américaine évoluait avec trois attaquants, mais sans aucun serviteur… C'est du reste sur un coup franc, tiré par Cabañas mais bien négocié par Valdés, que l'América se montre le plus menaçant.
Chez les Blaugranas en revanche, les ressources offensives ne manquent pas. On est d'ailleurs désireux de les utiliser à plein. A la 24ème, Gianluca Zambrotta manque de doubler la mise. Au bout d'une chevauchée dans son couloir droit, l'Italien tente une belle frappe croisée qui ne trouve pas le cadre. L'honneur d'enfoncer le clou revient donc à Rafael Márquez, qui reprend de la tête un centre tiré par… Deco bien entendu (0:2, 30').
![]() |
| Le Portugais Deco - ici à la lutte avec Alejandro Argüello - a été l'un des grands artisans de la victoire de Barcelone sur l'América. |
| (ACTION IMAGES) |
Ochoa n'abdique pourtant pas. A la 68ème, sa bonne intervention face à Xavi lui vaut une ovation de tout le stade. A la 82ème, il empêche à nouveau Ronaldinho de nuire. L'América tente bien des choses, mais doit se résoudre à l'évidence : le Barça est beaucoup trop fort. Pour ne rien arranger à son cas, une minute après que Valdés a empêché Raúl Mendoza de réduire la marque, Deco ajoute la cerise sur le gâteau. Bien servi en retrait par Ronaldinho, le Portugais exécute une superbe frappe du droit qui finit sa course au fond des filets (4:0, 85'). Et encore heureux qu'une nouvelle mignardise de Dinho n'ait pas fini au fond des filets, sinon, l'América était bon pour un 5:0…
Si elle continue à jouer de la sorte, on voit mal comment l'équipe de Frank Rijkaard pourra laisser échapper cette Coupe du Monde des Clubs de la FIFA. Cela dit, l'on ne se s'attendait peut-être pas à un tel fossé entre le Barça et l'América. Attendons de voir ce que cela donne dimanche à Yokohama face à l'Internacional…
(FIFA.com) 14 déc. 2006
23:35 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ronaldinho : "Je me sens comme si je jouais à Barcelone"
L'attaquant brésilien considère que la finale sera "très dure" parce que l'International de Porto Alegre est une équipe "très forte" et qui est "très bonne physiquement"
Le joueur du FC Barcelone Ronaldinho a affirmé après avoir débuté de manière brillante dans le Mondial des Clubs, avec une goleada face au club mexicain de l'América, qu’il se sent presque comme à Barcelone grâce au soutien du public japonais et des catalans qui se sont déplacés jusqu'au Japon pour suivre les azulgranas.
"Je me sens comme si j’étais à Barcelone", a affirmé la star azulgrana après son match spectaculaire où il a fait lever les 62.000 spectateurs du Stade International de Yokohama. Ronaldinho s’est montré satisfait par la prestation de son équipe en dépit de ne pas être à cent pour cent étant donné les bouleversements physiques dont souffrent quelques joueurs par le décalage horaire. "Oui, nous commençons bien. Nous souhaitions jouer parce que nous ne partions pas favoris avec toutes les difficultés ('jet lag'). Je suis très heureux de continuer à ce niveau", a indiqué le brésilien, et a refusé de dire que c’était un match facile. "Le terrain était très compliqué et l'équipe rivale avait des joueurs très expérimentés. Nous sortons de ce match heureux, content de jouer contre une grande équipe et terminer avec un résultat pareil".
Le brésilien considère que la finale sera "très dure" parce que l’International de Porto Alegre est une équipe "très forte" et qui est "très bonne physiquement". Ronaldinho insiste sur le fait que Barcelone n'est pas favori parce que les joueurs sont depuis moins longtemps au Japon que les équipes adverses et qu’ils n’ont pas eu suffisamment de jours pour s’acclimater. Le 'Gaucho' a félicité son coéquipier Deco, auteur du quatrième et dernier but de la soirée. "C’est un des meilleurs du monde si pas le meilleur à sa position. Pour moi c’est une joie d’avoir un joueur pareil à côté de moi ", a affirmé Ronnie.
Il a aussi fait l’éloge de Santi Ezquerro qui est rentré en seconde mi-temps et qui s’est montré très actif. "Ezquerro gagne de la confiance. S'il est au Barça, c’est parce qu'il a beaucoup de qualités. Il n'a pas eu autant d'occasions que les autres dans les matchs, mais nous avons beaucoup confiance en lui et nous espérons que ça continuera", a ainsi conclu Ronaldinho.
23:30 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Rijkaard : "le travail n'est pas encore fait"
Frank Rijkaard était à moitié heureux après le match face à l'America. L'entraîneur néerlandais a affirmé que, malgré la satisfaction éprouvée pour cette victoire, « nous avons dû souffrir à quelques moments » et que « c'est maintenant que la finale commence vraiment ». Après ce match qui s'est finit sur un score de 0-4, Frank Rijkaard a voulu freiner l'euphorie qu'il y avait dans l'environnement barcelonista.

L'entraîneur du Barça a reconnu le bon jeu de son équipe « en seconde période », mais il a signalé surtout que « le travail n'est encore pas fait » et que « c'est maintenant que la finale commence vraiment ». L'entraîneur néerlandais du FC Barcelone a aussi dit que « avec 0-3 tout paraissait plus facile », mais il a insisté sur le fait qu'il a détecté à certains moments que l'équipe « a dû souffrir et que Valdes a dû être là pour sauver le résultat ».
Félicitations du groupe
« Nous sommes très heureux avec ce résultat. C'est important de bien commencer, mais j'ai vu que à certains moments pendant le match, nous avons dû souffrir. Cela a été un bon résultat. Il faut féliciter le groupe. Mais il ne faut pas oublier qu'il y a eu des moments où, en première mi-temps, Víctor Valdes a dû être là pour sauver le résultat. Avec le 0-3, c'est devenu plus facile, mais ça a été dur d'entrer dans le rythme de l'équipe. En effet, nous avons de bons joueurs, mais je n'ai pas vu une équipe très organisée. Il faut être préparés le mieux possible pour la finale. Le travail n'est pas encore fait. La finale commence maintenant », a expliqué Frank Rijkaard dans la conférence de presse suite à la demi-finale du Mondial des Clubs FIFA 2006.
« Il faut s'améliorer »
Rijkaard a aussi voulu féliciter Deco, auteur du dernier but à la minute 85 et organisateur du jeu offensif de l'équipe. Après avoir souligné le travail du milieu portugais, l'entraîneur barcelonista a suivi ce qu'il disait depuis le début de la conférence de presse, c'est-à-dire, freiner l'euphorie et lancer des avertissements pour la finale de dimanche prochain face à l'International de Porto Alegre : « Deco s'est très bien placé pour recevoir le ballon. Nous savons déjà comment il crée le danger et ils font beaucoup de dommages. Il faut le féliciter, mais en général je répète qu'il faut s'améliorer pour la finale. On peut faire une compil de toutes les belles actions de nos joueurs, mais nous avons perdu des ballons faciles et nous leur avons donné des occasions. L'équipe a fonctionné heureusement en deuxième période. »
La fatigue accumulée
L'entraîneur du Barça a voulu souligner aussi que certains de ses joueurs « m'ont dit après le match qu'ils étaient très fatigués ». En résumé, Rijkaard a félicité ses hommes, s'est montré satisfait, mais avec des avertissements pour la finale de dimanche prochain à 11:20 : « En première période, nous n'étions pas assez organisés, mais malgré « le Jet lag », nous avons gagné. Il faut encore s'améliorer. Je ne critique pas. Une victoire 0-4 crée de l'euphorie, mais l'équipe est consciente qu'il nous reste encore beaucoup de travail. Je n'ai pas détecté d'euphorie dans les vestiaires.23:29 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Barcelone en finale
Le FC Barcelone n’a connu aucune difficulté pour se défaire des Mexicains d’America en demi-finales du championnat du monde des clubs (4-0).
Bien que légitimement favori de la compétition, Barcelone refusait de se mettre la pression avant cette demi-finale contre Mexico. Le coach Frank Rijkaard y avait même été avant la rencontre de son analyse : «L'America est mieux préparé que nous. Ce sera un match compliqué. Je dirais qu'ils sont effectivement favoris. Pas de beaucoup, mais ils le sont.». Histoire d’enlever un peu de pression à ses joueurs ?
30 minutes pour plier l’affaire
Pourtant, les joueurs de Barcelone, eux, n’avaient pas fait mystère de leur ambition de disputer la finale de ce championnat du monde des clubs, voire plus, à l’image de Ronaldinho. Et le début de match le confirmait. Etouffé, l’America Mexico concédait occasion sur occasion. Les débordements de Giuly, les dribbles de Ronaldinho et les passes millimétrées de Deco mettaient déjà l’arrière garde «sud-américaine» au supplice. Et l’on ne jouait que depuis 11 minutes qu’Eidur Gudjohnsen trouvait déjà la faille. Sur une nouvelle ouverture en profondeur de Deco, l’Islandais trompait le malheureux Guillermo Ochoa sur sa gauche (1-0, 11e). Avec 65% de possession de balle lors des 20 premières minutes, le Barça imprimait son tempo à la rencontre.
Pourtant, l’America tentait sa chance à fond. Et sur l’une de ses premières accélérations, par Alejandro Arguello, Mexico faisait passer un gros frisson dans le dos de Valdes (21e). Idem lors de la minute suivante avec un coup franc à 20 mètres remarquablement tiré par Salvador Cabanas (22e). Barcelone, sentant le danger poindre, reprenait alors sa marche en avant. Et c’est Zambrotta qui impulsait le rythme avec une belle frappe croisée, qui passait de peu à côté (23e). La sanction arrivait finalement quelques instants plus tard. Sur un énième corner tiré par Deco, Rafael Marquez plaçait une tête décroisée imparable (2-0, 30e). Barcelone semblait alors un ton au dessus, restait à savoir le montant de l’addition finale !
Ronnie y va de son but
Contraints de jouer l’offensive pour encore y croire un peu, les Mexicains faisaient rentrer leur arme secrète, «l’ancien» Cuauhtemoc Blanco, dès le retour des vestiaires. Mais cela ne changeait rien à la donne. Car Barcelone poursuivait son récital. Sur un corner joué en deux temps, Ronaldinho plaçait une frappe vicieuse que, cette fois, Ochoa pouvait détourner (52e). L’action du match était néanmoins pour Ricardo Rojas. Le numéro 16 effaçait Marquez sur un passement de jambes «Ronladinhesque» et servait Fabiano Pereira qui réalisait une talonnade aérienne. Si le tout était très spectaculaire, cela n’en était pas moins inutile pour cause de hors-jeu (54e). La suite du match était malheureusement beaucoup moins alléchante. Malgré quelques gestes techniques de haute volée de Ronaldinho, ou une belle frappe de Blanco (64e), rien ne venait réellement perturber la quiétude des supporters du stade international de Yokohama. Seul le troisième but, de Ronaldinho, suite à une première frappe mal repoussée de Giuly, ravivait un peu la flamme (3-0, 66e). Mais même Mexico semblait attendre la fin du match, s’appliquant à ne surtout pas perdre la balle dans son camp. Une erreur car en face, sur une perte de balle et un une-deux Ezquerro-Roanldinho, la balle revenait sur Déco qui allumait un pétard, pas mouillé malgré la pluie, qui transperçait Ochoa (4-0, 85e). Barcelone assure donc sereinement son passage en finale avec une nette victoire (4-0). Pour tenter de s’offrir un premier sacre intercontinental, les Espagnols affronteront le vainqueur de la Copa Libertadores en finale dimanche, un certain Internacional Porto Alegre, équipe rivale du Gremio, le club où Ronaldinho a grandi…
Par Guillaume Serres
14:37 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006 : Rijkaard : "L'América favori"
L'entraîneur du FC Barcelone Frank Rijkaard observe l'entraînement de ses joueurs le 12 décembre 2006 à Yokohama. Les Catalans débuteront la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006 face au Club America le 14 décembre.Andy Couldridge ACTION IMAGES |
Qui ne donnerait pas Barcelone favori de sa demi-finale de Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006 ? Réponse : Frank Rijkaard, entraîneur d'un Barça qui s'apprête à rencontrer les Mexicains du Club América, l'une des meilleures équipes de la Concacaf (Confédération d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes).
L'explication paraît pourtant logique et convaincante, à l'image d'ailleurs de chacune des réponses données par Rijkaard au cours de l'entretien qu'il a accordé à FIFA.com, à 24 heures des débuts blaugranas dans la compétition. D'un ton posé, au 49ème étage de l'hôtel de Yokohama qui accueille les champions d'Europe en titre, le Néerlandais livre ses réflexions. Toujours égal à lui-même, il démontre une fois de plus l'acuité de son jugement. A vous de… juger.
Frank Rijkaard, comment le FC Barcelone aborde-t-il cette Coupe du Monde des Clubs de la FIFA ?
Bien, je crois. Je ne sais pas si c'est le meilleur moment pour disputer une compétition comme celle-ci, mais nous avons confiance. Nous restons sur une série de bons résultats. Mais le plus important est de voir comment les joueurs vont réagir sur le terrain. Pour moi, la mentalité et le comportement de l'équipe comptent beaucoup. Car lorsque nous sommes bien dans ces domaines, nous pratiquons généralement un football de haut niveau. De plus, je suis convaincu que nous pouvons proposer un meilleur football que celui que nous avons pratiqué jusqu'à présent.
Quelle impression vous a laissé l'América lors de son premier match ?
Ç'a n'a pas été une grande rencontre, même si on peut dire que l'América a mérité sa victoire. C'est une équipe bien organisée en défense et très dangereuse en contre-attaque. Des joueurs comme (Cuauhtémoc) Blanco, (Salvador) Cabañas et (Claudio) López sont très rapides en contre. J'ai bien aimé également (Alejandro) Arguello, Fabiano Pereira et (Germán) Villa. Grâce à leur travail en milieu de terrain, ils permettent à toute l'équipe de bien fonctionner.
![]() |
Vous préférez sans doute jouer contre des équipes qui, comme l'América, pratiquent un football offensif ?
Ça dépend. Dans le cas de l'América, je ne dirais pas que c'est une équipe vraiment offensive. Quand ils perdent le ballon, ils reviennent tous dans leur camp pour aider. Ils ne font pas un pressing très haut. Par contre, s'ils arrivent à récupérer le ballon suffisamment haut, c'est là qu'ils peuvent être dangereux. Comme je le disais il y a un instant, ils ont suffisamment de qualités pour cela, grâce entre autres à leur vitesse.
![]() |
| Frank Rijkaard, l'entraîneur néerlandais du FC Barcelone, détendu à Yokohama lors d'une conversation avec FIFA.com avant le match des Catalans face aux Mexicains du Club America. |
| (FIFA.com) |
(Il réfléchit) Par principe, en tant que sportif, je préfère jouer contre les équipes les plus fortes possibles, ce qui implique qu'elles disposent de leurs meilleurs joueurs. Cela apporte une motivation supplémentaire. Donc, si vous me demandez, tout le monde peut jouer. Cela dit, nous devrons surveiller Blanco de très près. C'est un joueur plein d'expérience, intelligent et doté d'une excellente vision du jeu. Il sait parfaitement prendre les espaces. Il faudra faire attention à lui.
Plusieurs de vos joueurs ont affirmé que pour la première fois depuis longtemps, le Barça n'était pas favori. Partagez-vous cette impression ?
Oui, et j'ajouterais qu'elle est parfaitement justifiée. A ce niveau, la préparation est quelque chose d'essentiel. C'est un fait que pour ce match, les joueurs de l'América sont mieux préparés que nous. Ils sont arrivés au Japon plusieurs jours avant nous et ont donc eu plus de temps pour s'adapter au décalage horaire. Ce sera un match compliqué. Pour les raisons que je viens d'évoquer, je dirais qu'ils sont effectivement favoris. Pas de beaucoup, mais ils le sont.
Tout le monde vous donne favori pour le titre ? Vous ne craignez pas l'échec ?
Non ! Je ne pense jamais à l'échec avant de disputer un match. J'ai toujours confiance en ce que nous faisons. Je suis convaincu que le fait d'envisager la possibilité de l'échec vous rend plus vulnérable. Tout sportif doit travailler et, le moment venu, faire ce qu'il a à faire.
![]() |
| Après une formidable carrière de joueur, Frank Rijkaard n'a rien perdu de sa technique en passant sur le banc de touche comme le montre cette image lors d'un entraînement du FC Barcelone à Yokohama le 12 décembre 2006. |
| (ACTION IMAGES) |
| Andy Couldridge |
Non, pas du tout, car lorsque vous pénétrez sur le terrain, vous avez besoin de cette pression. C'est une pression positive, qui fait monter l'adrénaline et rend le joueur impatient de débuter la partie, pour montrer de quoi il est capable. Et puis, c'est un honneur de travailler pour le Barça, où il est aussi important de gagner que de donner une bonne image. Par conséquent, la pression n'est pas stressante. Elle vient seulement vous rappeler que c'est un honneur de défendre les couleurs de ce club.
Comment s'y prend-on pour entraîner une équipe de stars ?
En restant dans le concret. Je me dis toujours que je travaille avec des êtres humains, des personnes qui ont envie de rire, de jouer et de réaliser de belles choses ensemble. Vous avez raison, il y a ici beaucoup de joueurs connus dans le monde entier. Mais ça ne sert à rien de prétendre être quelqu'un qu'on n'est pas. Il faut être authentique. A Barcelone, j'ai la chance de travailler avec un groupe qui n'a quasiment pas bougé depuis trois ou quatre ans. Il y a une vraie mentalité de camaraderie et de solidarité.
La Coupe du Monde des Clubs de la FIFA représente-t-elle beaucoup pour le Barça ?
On n'en est pas encore là… Je prends les matches un par un. Pour l'instant, nous nous préparons à jouer contre l'América. Après, on verra. Mais il ne fait aucun doute que c'est un trophée très prestigieux, qui viendrait grandir le palmarès du club.
(FIFA.com) 13 déc. 2006
10:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006 :L'América et Barcelone pour une place en finale
Les trois capitaines du FC Barcelone, Xavi (à g.), Ronaldino et Carles Puyol (à d.) lors d'une conférence de presse à Yokohama le 12 décembre 2006 avant leur entrée en lice en Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006.TOSHIYUKI AIZAWA REUTERS |
(FIFA.com) 14 déc. 2006
Etre ou ne pas être favori, telle est la question… On sait que les matches débutent souvent avant le coup d'envoi officiel. Joueurs et entraîneurs manient adroitement le verbe afin de se motiver et de faire douter l'adversaire. C'est exactement ce qui est en train de se produire entre les Mexicains du Club América et le FC Barcelone, à la veille de la deuxième demi-finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006, qui se déroulera ce jeudi à Yokohama.
| |
D'aucuns invoqueront la logique pour affirmer à l'envi que Barcelone est le grand favori de cette demi-finale. C'est le cas par exemple du défenseur Ricardo Rojas : "Nous serons dans le rôle du 'petit'. Cela peut nous aider. Nous n'avons pas la même pression qu'eux. A nous d'en profiter", affirme l'auteur du but aztèque contre les Coréens de Jeonbuk Motors, en quart de finale.
Même son de cloche chez le gardien Guillermo Ochoa, magistral face aux champions d'Asie : "Barcelone n'a rien à voir avec Jeonbuk Motors. C'est une équipe qui a l'habitude des grands matches. Contre le Barça, chaque erreur se paie cash. Nous jouerons pour gagner. Pour cela, il faudra faire preuve de beaucoup d'intelligence", déclare le portier americanisto.
Dans le camp opposé, on dit exactement… l'inverse. "On", ce n'est autre que Ronaldinho. L'argument est différent, mais l'objectif reste identique : déplacer la pression sur les épaules de l'adversaire. "C'est la première fois que nous ne partons pas favoris d'une compétition. Nous sommes arrivés il y a peu de temps, ce qui fait que nous ne nous sommes pas encore habitués au décalage horaire. Les joueurs de l'América sont ici depuis plus longtemps. Ils ont eu le temps de s'habituer", explique la star brésilienne, à la surprise des quelque 150 journalistes présents.
Frank Rijkaard, l'entraîneur blaugrana, paraphrase Dinho. "A ce niveau, la préparation est quelque chose d'essentiel. C'est un fait que pour ce match, les joueurs de l'América sont mieux préparés que nous. Ils sont arrivés au Japon plusieurs jours avant nous et ont donc eu plus de temps pour s'adapter au décalage horaire. Ce sera un match compliqué", confie à FIFA.com le manager néerlandais des champions d'Europe en titre.
![]() |
| L'Argentin du Club America CLaudio "Piojo" Lopez, une vieille connaissance du FC Barcelone, sera l'une des principales menaces pour les Catalans en demi-finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006. |
| (ACTION IMAGES) |
Récentes ou non, les statistiques permettent toujours de faire des analyses intéressantes. Au-delà du match nul 4:4 entre les deux équipes, dans une rencontre d'avant-saison disputée cet été, on signalera que c'est la deuxième fois que Mexicains et Espagnols croisent le fer en Coupe du Monde des Clubs de la FIFA. Dans ce domaine, le bal avait été inauguré par Necaxa et le Real Madrid, en 2000. A cette occasion, les Aztèques s'étaient imposés aux tirs au but, le score étant de 1:1à l'issue du temps réglementaire.
Toutefois, jamais une équipe de la Concacaf n'a réussi à battre une équipe européenne en l'espace des premières 90 minutes. En 2000 toujours, Necaxa avait tenu en échec Manchester United (1:1 également), tandis qu'en 2005, le Deportivo Saprissa avait été battu 3:0 par Liverpool.
… et ce qu'elles ne disent pas
S'il n'a pas la faveur des statistiques, le Club América dispose cependant d'un faire-valoir de poids, en la personne de Claudio López. Lorsqu'il jouait à Valence, l'Argentin avait inscrit pas moins de 12 buts contre Barcelone. " Oui, j'aime bien jouer contre eux. Mais chaque match est différent. Le Barça possède tellement de stars. Ça va être extrêmement difficile", estime l'attaquant azulcrema. Ce dernier peut être sûr d'une chose : ses adversaires du jour le respectent, comme le suggèrent les propos de Puyol : "Nous savons que c'est un grand joueur, très rapide et difficile à marquer. Nous devons tous faire attention à lui. Comment ? Par exemple en l'empêchant de recevoir des ballons", glisse le capitaine catalan.
Pour donner une dernière fois la parole aux statistiques, rappelons que les équipes mexicaines ont toujours marqué dans la courte histoire de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA. S'il y en a un qui ne s'attarde pas sur les chiffres, c'est bien Rijkaard. En tant que joueur, il a remporté la Coupe Toyota à deux reprises avec le Milan AC, en 1990 et 1991. "Cela n'a aucun sens de se servir du passé. Je préfère prendre les matches les uns après les autres. Aujourd'hui, c'est l'América. Demain, on verra. La seule chose que j'ai dite à mes joueurs concernant mon expérience avec Milan, c'est que nous étions arrivés au Japon avec une forte envie d'être champions. Je suis sûr qu'ils ont compris le message", conclut l'entraîneur de Barcelone, sans penser au passé…
(FIFA.com) 14 déc. 2006
10:05 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.12.2006
Coupe du Monde de la FIFA : Le Brésil lance sa candidature pour 2014
Ricardo Teixeira, President de la CBF, signe le document officialisant la candidature du Brésil à l'organisation de la Coupe du Monde de la FIFA 2014.(FIFA.com) |
A l'initiative du président de la Confédération brésilienne de Football (CBS), Ricardo Teixeira, le Brésil a présenté une lettre d'intention annonçant officiellement à la FIFA son désir d'organiser la Coupe du Monde de la FIFA 2014. Ce document a été signé à Tokyo (Japon), en présence de MM. Nicolás Leóz et Eduardo De Luca, respectivement Président et Secrétaire général de la Confédération sud-américaine de football, de Jim Brown, Directeur des Compétitions de la FIFA, et de Markus Siegler, Directeur des Communications de la FIFA.
"Nous avons officiellement exprimé notre souhait d'organiser la Coupe du Monde 2014, qui est quelque chose d'unique pour le peuple brésilien. C'est d'ailleurs lui qui mérite le plus cette opportunité de devenir pays organisateur. Notre continent a décroché beaucoup de titres, mais cela fait 28 ans qu'il n'a plus organisé de Coupe du Monde. En 2014 donc, cela fera 36 ans qu'elle a été disputée pour la dernière fois sur notre continent. Je crois donc que c'est quelque chose de très important, non seulement pour le Brésil, le football brésilien et notre peuple, mais aussi pour l'Amérique du sud toute entière", a assuré M. Teixeira à FIFA.com.
Et M. Leóz d'abonder dans son sens : "Accueillir une Coupe du Monde sur le continent, c'est quelque chose d'extrêmement important. Non seulement pour le pays organisateur, mais aussi pour les autres fédérations du continent. En 2002, quand le Brésil avait manifesté son désir d'organiser la Coupe du Monde en 2014, ces dernières avaient d'ailleurs unanimement soutenu sa candidature", a déclaré le numéro un de la CONMEBOL à FIFA.com.
Dans le climat détendu qui animait l'événement, il était inévitable que la passion pour le ballon rond s'invite à la table. "Que me dites-vous ? Que l'Argentine, notre rivale ancestrale, nous soutient dans cette démarche ?", a demandé M. Teixeira, provoquant ainsi les rires de l'assistance. Ces propos étaient destinés à l'Argentin De Luca, qui a répondu : "La rivalité sur le terrain va continuer, car que ce soit sur le continent ou dans le monde entier, Argentine - Brésil, c'est un clásico. Mais nous sommes intimement convaincus que personne n'est mieux placé que le Brésil pour organiser la Coupe du Monde 2014 en Amérique du Sud. Nous allons donc l'aider dans l'organisation, mais lutter contre lui sur le terrain. Quoi qu'il advienne, espérons que la Coupe ne quitte pas notre continent".
![]() |
| De g. à d. : Jim Brown, Directeur des Compétitions de la FIFA, Nicolás Leóz, Président de la Conmebol, Ricardo Teixeira (President de la CBF) et Eduardo De Luca, secrétaire général de la Conmebol. |
| (FIFA.com) |
Comment va désormais se dérouler la procédure pour le Brésil ? Jim Brown l'a expliqué à FIFA.com : "A la réception de cette lettre d'intention, nous allons entrer dans le processus officiel de candidature. Dans les 6 à 7 semaines à venir, va être préparé un document contenant les exigences de la FIFA envers les candidats, dans la mesure où d'autres pays peuvent être intéressés. Un mois plus tard environ, les candidats devront confirmer qu'ils sont toujours intéressés par l'organisation. Ensuite, le Brésil, tout comme les autres pays en lice, disposera d'un délai, qui reste à déterminer, pour finaliser son dossier de candidature et le faire parvenir à la FIFA".
Au pays quintuple champion du monde, cela fait un bon moment que l'on travaille dans l'optique de 2014. "Nous avons le soutien total du gouvernement, qui a déjà anticipé. Il a en effet créé une commission chargée d'analyser le cahier des charges que nous recevrons et qui commencera à travailler à notre candidature proprement dite", a ajouté le Président de la CBF. Quel sera l'épilogue de cette histoire pour le Brésil ? Dans un grand sourire, Teixeira a exprimé sa confiance avec une phrase si souvent entendue dans le monde du football : "Quand on entre sur un terrain, c'est pour gagner
15:15 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.12.2006
Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006: La Penya Japan, 100 % blaugrana
La Penya japonaise apportera son soutien au club catalan durant la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006.(FIFA.com) courtesy by Penya Japan |
Aucune des cinq autres équipes en lice à la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2006 n'a le don du FC Barcelone pour enflammer l'imagination des fous de foot nippons. Simples observateurs ou fervents supporters, les passionnés du ballon rond japonais n'ont pas l'intention de rater une occasion unique de voir le génie de stars internationales de l'acabit de Ronaldinho, Deco ou Xavi, s'exprimer sur leur pelouse.
Au cours des dernières années, le Gamba Osaka, qui a décroché son premier titre de J-League en 2005, a entrepris de calquer son jeu offensif sur celui du géant catalan. Au final, l'excellente réputation de l'attaque de l'entraîneur Akira Nishino n'a rien d'étonnant quand on sait que ce dernier passe à ses joueurs des vidéos du Barça, non seulement lors de leurs trajets en car, mais aussi pendant leurs repas.
Les supporters japonais qui visitent le site Internet officiel du FC Barcelone peuvent désormais y trouver toute l'actualité blaugrana dans leur langue. Et si la lecture ne leur suffit pas à assouvir leur passion pour les champions d'Europe en titre, ils peuvent toujours rejoindre la Penya FC Barcelona Japan, branche japonaise du club de supporters officiel des Catalans. Fondée en 2004 et en activité depuis l'an dernier, la penya nippone attend beaucoup de cette Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, qui lui offre une occasion unique de voir son cher Barça disputer une compétition en terres asiatiques.
La Penya Japan est le fruit de la passion de deux hommes : Ryo Matoji et Kaoru Endo. Résidants de la capitale catalane à la fin des années 90 et grands habitués du Camp Nou, ces deux passionnés ont rencontré, au fil des matches, une armée de supporters blaugranas au sein la communauté japonaise de Barcelone. Etudiants ou employés de bureau, ces expatriés partageaient tous un point commun : leur amour des couleurs blaugranas.
Entre 2000 et 2002, la plupart des membres du groupe ont quitté l'Espagne, emportant avec eux d'inoubliables souvenirs des tribunes du Camp Nou. De retour dans leur pays natal, Matoji et Endo ont donc eu l'idée de créer une organisation officielle qui témoigne de leur amour pour le club catalan. L'enthousiasme et la persévérance de ces supporters hors pair ont tôt fait de convaincre les sceptiques et de venir à bout des nombreux obstacles relatifs à l'organisation et à la création de leur club. Après une interminable procédure de candidature, impliquant d'innombrables échanges entre le Japon et l'Espagne, la Penya FC Barcelona Japan a vu le jour.
![]() |
| Un cadeau pour Samuel Eto'o, une guirlande traditionnelle faite de 3 000 papiers d'origami ! |
| (FIFA.com) |
| Courtesy by Penya Japan |
Selon Matoji, la Penya Japan compte aujourd'hui une centaine de membres. "Nous sommes des gens comme les autres, de toutes professions et de toutes les régions du Japon. Il est difficile d'organiser de grands événements mais, à chaque retransmission d'un match de Barcelone, nous allons dans un bar pour le regarder ensemble. Certains d'entre nous se retrouvent aussi pour jouer au futsal, ou pour d'autres activités."
Si d'autres penyas peuvent se vanter de compter plus de membres, peu de supporters blaugranas affichent autant de passion et de dévotion que leur homologues japonais. L'attaquant vedette Samuel Eto'o, en convalescence à la suite d'une blessure au genou, peut en témoigner. Afin d'encourager son idole sur le chemin de la guérison, la Penya Japan lui a offert un cadeau typiquement japonais : une guirlande de 1000 grues en papier plié.
Pour cela, il a fallu que ses membres se débrouillent pour trouver du papier d'origami aux couleurs des fameux maillots blaugranas. Ils ont ensuite dû travailler une nuit entière pour fabriquer, non pas une guirlande, mais trois ! Soit un total de 3000 grues en papier plié ! Enfin, afin d'ajouter une dose d'énergie divine à leurs ferventes prières pour la guérison de l'international camerounais, ils ont fait bénir leur présent au sanctuaire Kanda Myojin de Tokyo, avant de l'envoyer en Espagne.
![]() |
| Les membres de la Peña japonaise Kaoru Endo (g.) et Ryo Matoji (d.). |
| (FIFA.com) |
Egalement sur le flanc, le talentueux et rapide Lionel Messi n'a pas été oublié de Kaoru Endo et de ses compagnons de penya. "Nous avons prévu d'afficher un message spécial pour Messi le jour du match", a révélé Endo. A en croire le fondateur de Penya Japan, ce n'est pas la seule surprise que l'on doit s'attendre à voir au niveau des places de Catégorie 4. "Je ne peux pas tout vous révéler maintenant, mais observez bien le stade", s'est-il contenté d'ajouter.
Persuadés que l'équipe blaugrana brandira le trophée à Yokohama, les membres de la penya se sont déjà précipités pour acheter leur billet pour la finale de dimanche. Matoji et ses amis espèrent bien voir leur loyauté récompensée par des prouesses des protégés de Frank Rijkaard : "Il faudra qu'ils gagnent avec la manière. Sinon, nous n'hésiterons pas à les huer".
Maintenant que le Barça s'apprête à affronter le Club América pour sa première sortie, l'optimisme de Matoji est toutefois assombri par une présence de mauvais augure : "Celle de Claudio López. Il a défendu les couleurs de Valence entre 1996 et 2000 et, lors de la saison 1998-99, le Barça a perdu trois matches d'affilée contre Valence lorsqu'il était sur le terrain. Finalement, cette rencontre est un peu un rendez-vous avec le destin pour les supporters de Barcelone. Mais ça ne nous empêchera pas de gagner, j'en suis sûr et certain !"
Considérés par la plupart des observateurs comme les grands favoris au titre de champion du monde des clubs et encouragés avec passion par leur penya japonaise, Ronaldinho et consorts devraient se faire un devoir d'ajouter une nouvelle ligne à leur long palmarès
22:20 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


Le Brésilien de Barcelone, Ronaldinho, peut sourire. Le Barça est qualifié pour la finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006.
Les joueurs du FC Barcelone fêtent le but d'Eidur Gudjohnsen (au c.) face au Club America en demi-finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006 le 14 décembre 2006 à Yokohama.
L'entraîneur du FC Barcelone Frank Rijkaard observe l'entraînement de ses joueurs le 12 décembre 2006 à Yokohama. Les Catalans débuteront la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006 face au Club America le 14 décembre.


Les trois capitaines du FC Barcelone, Xavi (à g.), Ronaldino et Carles Puyol (à d.) lors d'une conférence de presse à Yokohama le 12 décembre 2006 avant leur entrée en lice en Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2006.


