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16.02.2007

Barça: Rijkaard vers la sortie


Selon le quotidien espagnol As, dans son édition de vendredi, Frank Rijkaard quittera le FC Barcelone à la fin de la saison. L'entraîneur néerlandais, qui a tout gagné ou presque avec le club catalan, partirait pour des raisons personnelles. On ne sait pas si elles sont liées aux récents problèmes relationnels qu'il a pu avoir avec Samuel Eto'o, mais As affirme détenir ses informations de sources sûres. Toujours est-il que les Cruyff, Koeman, Van Basten ou Schuster sont déjà annoncés parmi les probables successeurs.

Un sourire qui cache un malaise? Un sourire qui cache un malaise?

Le Barça est peut-être en train de tourner une page. Celle de Frank Rijkaard que As donne partant à la fin de la saison. Si l'on en croît le quotidien espagnol dans son édition de vendredi, l'entraîneur catalan connaît de sérieux problèmes personnels qui le pousseraient ainsi à quitter les Blaugrana dans quelques semaines. L'information est évidemment à prendre avec précaution, aucune confidence du Néerlandais n'est dévoilée dans l'article, mais As appuie sa thèse sur des sources "très bien informées".

Une hypothèse que Xavi ne veut pas envisager. "Nous voulons tous le voir rester", s'est exprimé le milieu de terrain espagnol, sur les ondes de RKB, quelques heures après la diffusion de l'article. "Nous avons gagné de nombreux trophées avec lui et nous pouvons en gagner d'autres. C'est l'entraîneur idéal pour ce club. Et c'est un homme de valeur".

Et toujours Cruyff...

Il est évident qu'il serait dommage pour le club de Joan Laporta de se séparer d'un homme qui a remis l'institution espagnole au premier rang, avec notamment deux titres de champion d'Espagne (2005, 2006) et une Ligue des champions gagnée l'année dernière au Stade de France. Arrivé en 2003 en Catalogne, l'ancien milieu de terrain du Milan AC ne supporterait plus en fait l'ambiance dans son groupe, à l'image des querelles qui ont mis en cause récemment Samuel Eto'o et Ronaldinho. Le buteur camerounais aurait reproché au Brésilien son individualisme tout en critiquant son entraîneur pour l'avoir mis sur le banc de touche contre Santander le week-end dernier (22e journée de Liga).

Quelles que soient les véritables motivations de l'ex-sélectionneur des Pays-Bas, les rumeurs ont déjà couché une liste de ses probables successeurs. Et hormis les incontournables Johan Cruyff ou Bernd Schuster, régulièrement cités dans ces occasions, la presse espagnole évoque Juande Ramos (FC Séville), Marco van Basten ou encore Ronald Koeman.

 Par ALEXANDRE SARKISSIAN (De Sports.fr)

15.02.2007

Débarquement des Laudrup au Barça

Mads et Andreas, les enfants de 'Michelino', joueront avec les juniors azulgrana en avril...


Finn Laudrup a eu deux enfants, Michael et Brian, qui comme lui se sont consacrés au football et ont été internationaux avec le Danemark. Michael Laudrup a aussi deux enfants, Mads et Andreas, footballeurs comme lui et désireux de revêtir le maillot azulgrana, comme 'Michelino' le fit entre 1989 et 1994, à l'époque du Dream Team. Sauf décision contraire, le rêve des deux héritiers s'accomplira au mois d'avril, à l'occasion d'un tournoi qu'ils disputeront avec les juniors du Barça.

Bayram Tutumlu, agent de papa Laudrup et à la fois, toujours avec les conseils de son propre fils Isaac, de Mads et Andreas, assure que "tout est accordé avec mon ami Txiki, ils ne viendront pas pour faire un test mais pour jouer" et, si possible, pour rester. Qui sait, peut-être qu'ils rejoindront réellement le Barça : 1. les gamins veulent venir ; 2. leur géniteur le verrait d'un bon œil et 3. Mads a la réputation d'être un mélange entre Xavi et Iniesta, "mes deux grandes idoles de toujours" et Andreas signale que "il y a seulement deux joueurs meilleurs que Michael Laudrup, Ronaldinho et moi".



Technique et fougue


Les qualités ne manquent pas à ses demi-frères, nés de mères différentes dans deux capitales du football comme Milan (Mads) et Barcelone (Andreas) et tous deux gauchers. C'est surtout Mads, qui a fêté vendredi 9 février ses 18 ans et actuellement footballeur de Copenhague, qui a captivé l'intérêt du Real Madrid, Arsenal ou du PSV tandis qu'Andreas a réalisé un test avec l'Ajax en décembre 2006.

Un football vertical, une technique exquise et une vision de jeu de crack sont les principales qualités de Mads Thüno Laudrup, physiquement privilégié et 'fan' du "style du Barça", à qui il prédit "quelques difficultés pour rééditer les succès de la saison passée". Mads de même possède des dons de leader -il est capitaine de la sélection des moins de 18 ans du Danemark- et a dans sa collection un lot de maillots azulgrana, une gentillesse du passionné 'manager' Isaac.

Comme son grand frère, Andreas, 16 ans, suit l'actualité barcelonaise à la télévision ou reçoit des rapports ponctuels de l'impayable Isaac. Et si Mads est milieu de terrain, selon les connaisseurs il réunit le meilleur de Xavi et d'Iniesta, le second dans la ligne de succession est un rapide et déséquilibrant attaquant qui est également un joueur fixe des sélections de jeunes danoises.

De la fouge à l'état pur, Andreas Retz Laudrup est joueur de Lyngby, où il attend l'occasion de débuter avec la première équipe, une expérience que Mads, moins extraverti, a déjà vécue.



Sans pression paternelle


Comme le souligne pour sa part Bayram Tutumlu, "Michael Laudrup n'a jamais mis de pression à ses enfants" et bien qu'il ait été une source d'inspiration pour ses descendants ni l'un ni l'autre ne sont des clones de l'ancien Barcelonais. Cependant, un indéniable air 'laudrupien', leur permettra de bien s'adapter au Barça en avril. "Avant tout ils viendront pour se divertir. Pour le reste, on verra", insiste Bayram sur un ton prudent bien qu'il ait également beaucoup d'espoirs pour cette visite.



Un entraîneur de prestige


Michael Laudrup assistera-t-il à ce tournoi ? Probablement oui, bien que cela dépendra de son agenda du jour. Il n'est pas non plus écarté que 'Michelino' entraîne la saison prochaine une équipe de la première division espagnole. Les propositions ne lui manquent pas.

Comme entraîneur Michael a dirigé Bröndby entre 2002 et 2006 ; avant il avait travaillé comme assistant dans la sélection de son pays et maintenant il est inactif puisque il n'arrive pas à un accord pour sa prolongation avec Bröndby, il a été mis en relation avec les bancs du Real Madrid ou de la sélection suédoise.

Devant l'incertitude autour de l'avenir de Rijkaard et par son palmarès (5 titres et 'meilleur entraîneur' danois en 2003 et 2005) et pari footballistique (une version de l'acclamé 'football total') certains placent Laudrup sur l'orbite du Barça, qu'il a quitté lors de son étape de joueur en 1994 pour divergences avec Cruyff. Cependant, en mars 1999 il a assisté à l'hommage de Johan au Camp Nou.




MADS THUNÖ LAUDRUP


* Date de naissance: 09.02.1989
* Lieu de naissance : Milan (Italie)
* Poste : milieu de terrain
* Club : Copenhague (il a déjà débuté avec la première équipe)
* International avec les moins de 16, 17 et 18 ans du Danemark
* Dorsal : le '5' ou le '6'
* La phrase : “Mes idoles depuis toujours sont Xavi et Iniesta”



ANDREAS RETZ LAUDRUP


* Date de naissance : 10.11.1990
* Lieu de naissance : Barcelone
* Poste : attaquant
* Club : Lyngby (dans l'attente de débuter avec l'équipe première)
* International avec les moins de 16 et 17 ans du Danemark
* Dorsal : '11'
* La phrase : “Il y a deux joueurs meilleurs que mon père Michael : Ronaldinho et moi”

Le Barça, sur le podium des finances

Le FC Barcelone est selon l'étude Football Money League publiée par la société d'audit Deloitte & Touche ce jeudi, le second club le plus riche du monde. Le club azulgrana continue ainsi sa progression dans le tissu économique...


Avec 259,1 millions d'euros encaissés à la fin de l'exercice 2005/06, le Barça se situe à la seconde position des équipes générant le plus de recettes au monde. Il y a seulement trois ans, le club azulgrana était le 13ème de ce classement. C'est ce que révèle l'étude Football Money League publiée par la société de consulting Deloitte & Touche.

L'élément décisif de ce succès économique a été le remplacement à la tête du club, qui s'est justement produit au début de la saison 2003/04, et qui a inversé la dynamique économique de l'entité, comme cela est expliqué dans la partie du rapport dédiée au FC Barcelone.

Une sensible amélioration


Il est nécessaire de se rappeler que le Barça, à la fin de la saison 2002/03 était la 13ème équipe la plus riche du monde et 6ème la saison dernière. Maintenant, la deuxième position démontre que le club est dans une excellente ligne économique, seulement dépassé par le Real Madrid (avec 292 millions € de recettes) et devant des équipes qui avaient été des références économiques mondiales, comme Manchester United. Le club présidé par Joan Laporta est, selon l'étude Football Money League, l'équipe qui croît le plus parmi les leaders de cette industrie.


Les clés


Comme l'a déjà expliqué Ferran Soriano dans la présentation des résultats économiques à la mi-saison 2006/7, il y a maintenant deux semaines, et comme l'indique cette étude de Deloitte & Touche, les azulgranas basent leurs revenus sur l'équilibre entre les droits de télévision, les activités commerciales (avec une meilleure exploitation des installations du club ou des meilleurs contrats de sponsoring, par exemple) et sur les vente d'entrées, clés qui expliquent cette deuxième position mondiale.

Le club, de plus, a prévu des recettes de 300 millions d'euros pour cette saison, dépassant ainsi de plus de 40 millions ceux de l'année dernière. Si ce niveau de revenus se consolide, chose fortement probable comme l'a annoncé Ferran Soriano il y a quelques jours, le FC Barcelone pourrait devenir dans les prochaines saisons le premier club de cette étude.

Cliquez ICI pour lire la partie sur le FC Barcelone du rapport de Deloitte & Touche (version anglaise en format PDF)

Le classement


1. Real Madrid - 292, 2 millions €
2. FC Barcelone - 259, 1
3. Juventus - 251, 2
4. Manchester United - 242, 6
5. Milan AC - 238, 7
6. Chelsea - 221, 0
7. Inter - 206, 6
8. Bayern Munich - 204, 7
9. Arsenal - 192, 4
10. Liverpool - 176, 0

Le Barça, sur le podium des finances

Le FC Barcelone est selon l'étude Football Money League publiée par la société d'audit Deloitte & Touche ce jeudi, le second club le plus riche du monde. Le club azulgrana continue ainsi sa progression dans le tissu économique...


Avec 259,1 millions d'euros encaissés à la fin de l'exercice 2005/06, le Barça se situe à la seconde position des équipes générant le plus de recettes au monde. Il y a seulement trois ans, le club azulgrana était le 13ème de ce classement. C'est ce que révèle l'étude Football Money League publiée par la société de consulting Deloitte & Touche.

L'élément décisif de ce succès économique a été le remplacement à la tête du club, qui s'est justement produit au début de la saison 2003/04, et qui a inversé la dynamique économique de l'entité, comme cela est expliqué dans la partie du rapport dédiée au FC Barcelone.

Une sensible amélioration


Il est nécessaire de se rappeler que le Barça, à la fin de la saison 2002/03 était la 13ème équipe la plus riche du monde et 6ème la saison dernière. Maintenant, la deuxième position démontre que le club est dans une excellente ligne économique, seulement dépassé par le Real Madrid (avec 292 millions € de recettes) et devant des équipes qui avaient été des références économiques mondiales, comme Manchester United. Le club présidé par Joan Laporta est, selon l'étude Football Money League, l'équipe qui croît le plus parmi les leaders de cette industrie.


Les clés


Comme l'a déjà expliqué Ferran Soriano dans la présentation des résultats économiques à la mi-saison 2006/7, il y a maintenant deux semaines, et comme l'indique cette étude de Deloitte & Touche, les azulgranas basent leurs revenus sur l'équilibre entre les droits de télévision, les activités commerciales (avec une meilleure exploitation des installations du club ou des meilleurs contrats de sponsoring, par exemple) et sur les vente d'entrées, clés qui expliquent cette deuxième position mondiale.

Le club, de plus, a prévu des recettes de 300 millions d'euros pour cette saison, dépassant ainsi de plus de 40 millions ceux de l'année dernière. Si ce niveau de revenus se consolide, chose fortement probable comme l'a annoncé Ferran Soriano il y a quelques jours, le FC Barcelone pourrait devenir dans les prochaines saisons le premier club de cette étude.

Cliquez ICI pour lire la partie sur le FC Barcelone du rapport de Deloitte & Touche (version anglaise en format PDF)

Le classement


1. Real Madrid - 292, 2 millions €
2. FC Barcelone - 259, 1
3. Juventus - 251, 2
4. Manchester United - 242, 6
5. Milan AC - 238, 7
6. Chelsea - 221, 0
7. Inter - 206, 6
8. Bayern Munich - 204, 7
9. Arsenal - 192, 4
10. Liverpool - 176, 0

14.02.2007

Classement FIFA/Coca-Cola : Fin du règne brésilien, l’Italie au pouvoir

Classement FIFA/Coca-Cola : Fin du règne brésilien, l’Italie au pouvoir

Laporta-Rijkaard : réunion d'urgence

Le président et l'entraîneur ont eu un dîner tendu hier pour traiter les déclarations de Samuel Eto'o...

 Laporta

Les déclarations de Samuel Eto'o à Vilafranca del Penedès (Barcelone) ont provoqué une réunion d'urgence entre le président Joan Laporta et l’entraîneur Frank Rijkaard. Tous les deux, accompagnés par le secrétaire personnel de l'entraîneur hollandais, ont dîné hier soir au ‘Specchio Magico’, un restaurant italien situé dans le quartier barcelonais de Gracia, où ils sont entrés et sortis séparément pour éviter d'attirer l'attention.


La réunion, comme nous l’ont expliqué des témoins oculaires, a été chargée de tension au vu de la gravité des accusations de l'avant centre camerounais, qui avait critiqué son entraîneur, son coéquipier Ronaldinho et l'ancien vice-président Sandro Rosell. Pendant cette réunion ils ont examiné la stratégie à suivre, bien que Laporta ait délégué la décision finale sur ce cas à Rijkaard et Txiki Begiristain, qui se réuniront ce midi.


Le président considère que ce qui s'est produit est une affaire de vestiaire et que, par conséquent, elle doit se résoudre entre les personnes impliquées pour que cela nuise le moins possible au FC Barcelone, qui doit affronter un calendrier compliqué dans lequel il joue les trois compétitions dans lesquelles il a encore des possibilités.

 

Eto'o n'a jamais voulu critiquer Rijkaard

Eto'o a été contacté par SPORT hier après-midi pour nuancer une partie de ses déclarations...

"Non, c'est faux que je l’ai traité de mauvaise personne parce que je ne le pense pas. Rijkaard est une personne très intelligente et sait parfaitement que ce n’est ni ce que je pense ni la vérité. Je ne sais pas si on n'a pas compris mes mots ou si c’est les nerfs sur le coup qui ont fait que les gens aient compris ça, mais en aucun cas je n’ai voulu critiquer Rijkaard parce que c'est un entraîneur que je respecte énormément ".

Ceci dit, le joueur a ratifié point par point, sans vouloir enlever ne serait ce qu’une virgule le reste de ses déclarations.

Eto'o insiste sur ses critiques contre Ronaldinho mais sans le citer

Samuel Eto'o a de nouveau parlé cette nuit au sujet de ses explosives déclarations réalisées hier matin et, loin de calmer la situation, il s'est ratifié dans ses dures accusations, spécialement contre Ronaldinho, bien que de manière indirecte et sans le citer, et 'écartant' Rijkaard de ses critiques...

 

Dans des déclarations au programme ‘El Larguero’ de la radio SER, Eto’o a manifesté que ‘je n'ai pas explosé, j'ai répondu à quelqu'un qui a parlé de moi. Dimanche, j’étais très calme. Maintenant tout le monde m’attaque, mais actuellement ça me fait rire, ce sont des ragots. Ils mentiront aux gens, ils diront ce qu’ils veulent sur moi, mais je connais la vérité. Il y a des choses que je ne peux pas accepter’.

Le Camerounais, bien qu'il ne l'ait pas cité, a de nouveau insisté sur ses critiques envers Ronaldinho. ‘Si le club me demande des explications je les donnerai à ceux à qui je dois les donner, mais ce que je ne vais pas permettre et accepter est que quelqu'un apparaisse et dise que chacun sait ce qu’il doit faire pour aider le groupe. Nous ne pouvons pas tous être des amis, mais on ne peut pas jeter de la merde à un coéquipier, c’est ce que je n’accepte pas’.

Eto’o a signalé que ‘on m’attaque parce que ça leur plait, mais ils connaissent la vérité, et c’est pour cela que je ris, ils savent que j'ai raison. J'ai répondu à quelque chose qu'ils ont dit sur moi et qui n'est pas vrai. Si ce qu’ils souhaitent est que je souris chaque fois que je dis quelque chose c’est une autre histoire, mais moi je tente d’être juste avec mes coéquipiers’.

’Je suis très heureux au FC Barcelone. Les gens m’attaquent parce que je ne suis pas faux. Je ne suis pas heureux lorsque je ne suis pas franc. Les titres de demain –NDT : ceux d’aujourd'hui- ne vont pas me tuer, ils ne m'emêcheront pas de dormir. Je sais ce qui leur fait mal, ce sont mes buts. J’ai la conscience tranquille. Le pain de mes enfants dépend de mes coéquipiers et mes coéquipiers dépendent de moi. Quand quelqu'un te touche, on ne doit pas tout supporter, parfois on doit répondre, je ne suis pas si idiot que j’en ai l’air’, a signalé Eto’o, qui à un moment de l'interview a discuté avec le pilote Fernando Alonso, qui lui a insinué qu'il rejoigne le Real Madrid, bien que le blaugrana ait dit qu'il était très heureux au Barça.

L’attaquant a insisté sur le fait que ses paroles contre Rijkaard aient été mal interprétées, bien qu'il ne se soit pas montré ouvert à une discussion avec l'entraîneur. ‘Je n’ai pas traité Rijkaard de mauvaise personne. Ceux qui adorent les polémiques veulent le détourner ainsi. L’entraîneur dit ce qu’il veut. Si j'ai quelque chose à lui dire, je le lui dirai personnellement. Même ni lui ni moi n'avons cru convenable de devoir discuter parce qu'il n'y a pas de problème’, a indiqué Eto’o, pour insister que  ‘je ne vois pas pourquoi je devrais parler avec l'entraîneur si je ne lui reproche rien. S'il croit que je vais jouer 5 minutes qu’il me donne 15 minutes d'échauffement. Mon genou est étrange, mais j'espère être prêt contre Liverpool...

Samuel a réitéré qu'il n'avait ouvert aucun front avec ses coéquipiers. ‘Celui qui dit que chacun doit penser au groupe est un mauvais coéquipier ou une mauvaise personne. Si j'ai quelque chose à reprocher à un coéquipier je le lui dis au vestiaire. Celui qui se sent visé parlera avec moi. Ils ont enfreint la loi du vestiaire... regardez toutes les vidéos et vous verrez qui est meilleur coéquipier que l’autre’.

Samuel Eto'o se lâche

l faudra un maximum de diplomatie aux dirigeants du club catalan pour sortir sans casse du clash survenu dimanche entre Samuel Eto'o et Frank Rijkaard. Accusé par son entraîneur d'avoir refusé d'entrer en jeu contre Santander, le meilleur buteur de la Liga en 2005-06 a répondu en tirant à vue mardi soir. Le directeur sportif Aitor Begiristain et Rijkaard doivent décider mercredi d'éventuelles mesures à prendre.  
 
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L'entraîneur néérlandais avait estimé dimanche que ce refus d'entrer en fin de rencontre était «une honte». «Dire en conférence de presse que je n'ai pas voulu jouer, c'est le comportement d'une mauvaise personne, c'est de la mauvaise foi, a rétorqué Eto'o. Je ne vais donner d'explication à personne. Je donnerai une explication au club seulement s'il me le demande. (...) Ils peuvent dire ce qu'ils veulent mais j'ai toujours respecté mes engagements envers mes partenaires.»

«Au milieu d'une guerre qui n'est pas la mienne»
Après avoir discuté avec Eto'o - mais avant d'entendre ses dernières déclarations - le président du Barça avait défendu le joueur tout en laissant à l'entraîneur le choix de le sanctionner ou pas. «La réaction d'Eto'o était compréhensible après 144 jours de blessure car il a besoin de jouer pour être heureux, estimait Joan Laporta. Il n'a pas refusé de jouer et n'a pas eu de gestes incorrects ou déplacés. Par prudence, il a estimé de ne pas avoir suffisamment échauffé son genou blessé.» Mais alerté depuis par les propos publics d'Eto'o, Laporta a rencontré Rijkaard en urgence.

Car Eto'o a peut-être franchi la ligne rouge en critiquant également Ronaldinho, une réponse aux propos de l'international brésilien qui l'avait taxé d'individualisme. «Si un partenaire dit qu'il faut penser au groupe, c'est à lui de penser au groupe, a déclaré le Camerounais. Moi je pense toujours en premier au groupe et après à l'argent. Ca, c'est ce qui m'a le plus blessé. «C'est une question qui affecte surtout le vestiaire et qui, par conséquent, doit être résolue dans le cadre du vestiaire», voulait croire mardi soir le directeur de communication du Barça, Jordi Badia.

Eto'o pense enfin que l'incident a été monté de toutes pièces dans la presse par les adversaires du président Laporta : «Je me retrouve au milieu d'une guerre qui n'est pas la mienne. Il y a deux clans à Barcelone, et c'est moi qui paie les pots cassés.» Ces deux clans opposeraient Laporta à l'ex-vice-président Sandro Rosell. «Qu'il ait les c... de me parler en face, a dit Eto'o à propos d'une personne non désignée, qui pourrait être Rosell. Quand il était mon chef, il ne me saluait même pas et maintenant il fait des coups bas, ce n'est pas correct». «Moi, je l'ai toujours salué, donc je pense qu'il devait parler de quelqu'un d'autre», a répondu Rosell.

«Je prends tous les coups»

Samuel Eto'o n'a pas que des amis à Barcelone  (Reuters)
 

En marge d'une manifestation de bienfaisance, Samuel Eto'o a littéralement explosé mardi lorsque les journalistes lui ont demandé pourquoi il avait refusé d'entrer en jeu face à Santander deux jours plus tôt. Son entraîneur, l'ancien vice-président du club et Ronaldinho n'ont pas été épargnés.


Sport24.com : Pourquoi avez-vous refusé de rentrer à cinq minutes du coup de sifflet final dimanche face à Santander ?
Samuel Eto'o :
Moi je n'ai rien à dire sur ce sujet. Celui qui a quelque chose à dire, c'est monsieur Rijkaard. C'est à lui qu'il faut demander. Je n'ai pas d'explication à donner. Si le club en veut, je lui donnerai des explications. Mais seulement au club.

Sport24.com : A la fin du match, Ronaldinho a déclaré que vous devriez penser au groupe...
Samuel Eto'o :
Mais je ne pense qu'au groupe. Ceux qui se permettent de faire ces déclarations sont ceux qui devraient penser au groupe. Moi j'ai toujours pensé au groupe et ça me gène beaucoup que l'on en doute.

Sport24.com : Le vestiaire ne semble plus aussi uni qu’avant ?
Samuel Eto'o :
Dans ce vestiaire, il y a deux groupes, celui du président, et celui d'une autre personne mais ce n'est pas là le problème. Moi, je veux dire à ceux qui se font du souci que les blessures ne durent pas toute la vie, et que je suis de retour. Ce qui fait mal, ce sont mes buts, pas mes actes. Et je marquerai des buts à nouveau. Dans cette histoire, je me prends tous les coups.

Sport24.com : Que voulez-vous dire ?
Samuel Eto'o :
Je veux dire que j'entends tout et je pardonne, mais je n'oublie pas. Je marquerai à nouveau. Quand il était le patron du Barça, monsieur Rosell (NDLR: ancien vice-président sportif du FC Barcelone qui a eu des déclarations négatives au sujet d'Eto'o) ne me saluait jamais et maintenant, il vient par derrière pour donner des coups bas. Qu'il vienne me dire les choses en face ! C'est une personne mauvaise qui fait ces choses là.

Sport24.com : Mais reconnaissez qu'avoir refusé d'entrer en jeu dimanche est un peu surprenant...
Samuel Eto'o :
Ce qui est surprenant, c'est que des personnes aillent dire ensuite que je n'ai pas voulu jouer. Celles-là aussi sont des mauvaises personnes. Ce qu'ils doivent voir, c'est qu'Eto'o s'est toujours entraîné avec ses coéquipiers. Je me suis toujours entraîné, même avec des blessures. A partir de là, ils peuvent dire ce qu'ils veulent. J'ai toujours été présent pour mes coéquipiers et je peux entrer la tête haute dans le vestiaire.

Sport24.com : C'est un message à votre entraîneur ?
Samuel Eto'o :
La seule chose qui m'intéresse, c'est ce qui se passe dans le vestiaire. Ce qui se passe en dehors, c'est pour vous. Si vous voulez savoir ce qui s'est passé, demandez à Rijkaard. Moi, je ne dirai rien de plus. Celui qui laisse entrer la presse dans le vestiaire est celui qui doit sortir pour s'expliquer avec elle.

Par Pierre Sampermans

De notre correspondant à Madrid
 

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