« lun 23 jui - dim 29 jui | Page d'accueil | lun 15 oct - dim 21 oct »

10.10.2007

BRE - Kerlon dribble comme un phoque

Le dribble du phoque (drible da foquinha en VO) agite le football brésilien depuis deux semaines, sur le thème «provocation ou action légitime ?».La polémique a débuté le 16 septembre dernier, date du clássico de Belo Horizonte entre Cruzeiro et l'Atlético Mineiro. Jusqu'à la 80e minute, les 41.000 spectateurs massés dans le Mineirão, l'enceinte cruzeirense, assistaient ''juste'' à un superbe derby, avec retournements de situations et buts spectaculaires à la clé. L'action qui a fait entrer cette rencontre dans l'Histoire débute à dix minutes de la fin, alors que Cruzeiro mène 4-3. Et elle part des pieds, ou plutôt du front de Kerlon, le prometteur milieu offensif de Cruzeiro.

Depuis l'aile droite, celui qui est parfois surnommé le ''nouveau Ronaldinho'' enclenche son fameux dribble da foquinha en se levant la balle, pour foncer vers la surface de réparation tout en jonglant de la tête. Il déborde ainsi un premier défenseur, avant de se faire sèchement stopper, à la limite de la surface, par le latéral Coelho. L'agresseur se fait logiquement expulser, un début de bagarre générale éclate, et la polémique est lancée. Visiblement irrité par la défaite de ses hommes, Emerson Leão, le técnico de l'Atlético, lâche une première bombe lors de la conférence de presse d'après match : «C'est une action pour provoquer. Il a le droit de faire ce dribble, rien à dire là-dessus. Seulement j'ai peur qu'un jour il soit éloigné des terrains pour de longues années après avoir pris un gros coup dans le visage. Mais je souhaite que ça n'arrive jamais.» Le tout prononcé mâchoires serrées, bien dans le style de l'éphémère sélectionneur du Brésil (en 2000).

Le lendemain, tout le monde ne parle que de cette action, et pas seulement à Belo Horizonte. La presse unanime trucide le brutal Coelho et sanctifie le magicien Kerlon, soudainement devenu l'ultime représentant d'un futebol-arte en berne depuis le départ de Robinho. Le Roi Pelé sort même de sa réserve pour «féliciter ce joueur, qui fait preuve de courage et d'habilité avec un tel dribble» et pour «l'inciter à tenter cette action, encore et toujours. Bravo à lui !».

« S'il tente ça face à moi, je le démonte ! »

D'autres célèbres retraités, comme Tostão ou Sócrates, montent au créneau pour défendre le moleque (le gamin). Mais parmi les joueurs en activité, l'appui est timide et vient essentiellement des équipiers du petit milieu de dix-neuf ans.

L'ex-Bordelais et Marseillais Eduardo Costa, aujourd'hui au Grêmio de Porto Alegre, explique un sentiment quasi général : «C'est vrai que c'est joli pour les spectateurs, ceux qui sont devant leur télé... Mais dans un match chaud comme celui-là, face à un adversaire qui est en train de perdre, c'est déjà plus compliqué.» Beaucoup moins diplomate, le défenseur de Fluminense Luiz Alberto, ex Saint-Etienne et Real Sociedad, prévient Kerlon : «S'il tente ça face à moi, je le démonte (sic). J'utilise des coups de capoeira s'il le faut. Ce dribble est une insulte aux joueurs qui sont en face.»

Du haut de son mètre 67, Kerlon ne se laisse pas impressionner : «Seul un décret pourra m'empêcher de faire cette action. Je l'utilise en match depuis mes onze ans, et je rêve de marquer ou de provoquer un penalty en faisant la foquinha.» Avant de conclure, lucide : «Quand je l'enclenche, je sais que je vais prendre un coup. Ce que j'ignore, c'est à quel endroit du corps je vais être frappé». Pendant ce temps-là, le «méchant» Coelho s'est muré dans un silence de circonstance en attendant son jugement, pour agression physique. La sentence du Tribunal de Justice Sportive est tombée il y a quelques jours : quatre mois de suspension. - Bertrand BLAIS (à São Paulo)

 

09.10.2007

La preuve par 7

7 buts en un match pour Alfonso Alves...   (Reuters)

Alfonso Alves a inscrit ses 7 premiers buts de la saison… lors de la victoire d'Heerenveen contre Heracles (9-0). Un retour tonitruant pour celui qui a déjà marqué 34 fois en 31 matches de championnat la saison dernière.



Après Romario et Ronaldo… Alfonso Alves ? Comme ses deux illustres prédécesseurs l’ont fait avant lui, Alfonso Alves affole les compteurs du championnat hollandais. En froid avec des dirigeants qui ne l’ont pas laissé partir cet été, l’attaquant brésilien ne disputait ce week-end que son deuxième match de la saison sous les couleurs d’Heerenveen. Il faut dire qu’après avoir inscrit 34 buts en 31 matches d’Eredivisie la saison dernière, Alves avait attiré l’attention des recruteurs européens : Chelsea, Valence, la Juve ou encore Lens, Marseille et surtout Paris et l’Ajax se sont penchés sur le cas du Soulier d’argent 2007, en vain, au grand dam du joueur. Heerenveen demanderait 20 millions d’euros pour sa pépite. Ce n’est pas en marquant 7 des 9 buts de son équipe samedi contre l’Heracles, que sa valeur marchande risque de fléchir ! Puissant, rapide, adroit devant le but et excellent tireur de coup francs… à 26 ans, l’homonyme de l’arrière droit du FC Séville semble être au sommet de son art.

Un parcours atypique
Parti de son Brésil natal et du club de l’Atletico Mineiro en 2002, Alves découvre d’abord le championnat suédois. Il signe à Örgryte ou il restera deux saisons, signant 23 réalisations, avant de rejoindre Malmö, une valeur sûre de ce championnat. 29 buts en 2 saisons, et un titre de champion de Suède dès sa première année au club. Sans être extraordinaire, il attire l’œil des recruteurs d’Heerenven, qui voient en lui le digne successeur de Huntelaar, parti à l’Ajax quelques mois plus tôt. Alves rejoint le club de la province de la Frise en 2006. C’est le tournant de sa carrière. Dés lors, il éclabousse de son talent l’Eredivisie, dont il termine en tête du classement des buteurs. Il a fait mieux que remplacer Huntelaar dans le cœur des supporters de l’Abe Lenstra Stadion. Avec ses 34 buts (plus 3 en Coupe UEFA, dont un coup franc contre Lens), il a plus souvent fait trembler les filets adverses en un an que le buteur de l’Ajax ne l’a fait en deux saisons à Heerenveen. Il faisait d’ailleurs partie du groupe brésilien qui a remporté la Copa America 2007, marquant au passage le 3e but auriverde en finale contre l’Argentine. Son premier en sélection, sans doute pas le dernier…

Par Rédaction Sport24.com, Par Christophe Remise 

Le retour du grand Ronaldinho

Cliquez pour Fermer


Très effacé ces derniers temps, le Brésilien a largement imprimé sa marque au jeu du Barça face à l'Atletico Madrid (3-0) ce week-end. Sa saison paraît enfin lancée au moment où il va retrouver la sélection brésilienne contre la Colombie pour le début des éliminatoires du Mondial 2010.

On croyait Ronaldinho sur la mauvaise pente. Sur les huit matches disputés par le Barça depuis le début de saison (six en Championnat et deux en Ligue des champions) avant la journée de dimanche, le Brésilien en avait manqué trois sur blessure. Et sur les cinq autres, il n'avait joué qu'un seul, le premier, jusqu'au bout. Peu performant, il avait laissé Messi lui voler le premier rôle dans le casting des 4 Fantastiques. Et même un Henry à la recherche de sa forme semblait plus à l'aise que lui sur le terrain. Pire encore, la presse avait recueilli des témoignages au sein même de la direction du club pour dénoncer les dérives d'un Ronaldinho fêtard, ne respectant pas le règlement interne en se laissant aller dans une discothèque moins de 48 heures avant un match contre Osasuna. Des infos qui avaient profondément blessé le joueur, au point de relancer l'éventualité d'un prochain départ vers le Milan AC ou Chelsea. Des spéculations que son retour, puis son remplacement en cours de match contre Stuttgart, n'avaient pas complètement dissipé.

Sa réapparition dimanche au Camp Nou, face à l'Atletico Madrid (3-0), était donc particulièrement attendue. Et Ronaldinho ne l'a pas laissé passer. Encouragé par un public très chaleureux, acclamé même, le Brésilien a disputé un grand match dans un rôle moins offensif que ces derniers temps, plus en passeur qu'en finisseur. Comme, par exemple, dans le une-deux qui s'est achevé en but de Messi. Et d'autres passes qui auraient pu être tout aussi décisives pour Messi ou pour Thierry Henry, ou même un tir puissant qui paraissait devoir se transformer en but. Sans marquer, Ronaldinho s'est mis le Camp Nou dans la poche, tournant définitivement la page d'une crise en puissance. Réconcilié avec le peuple blaugrana, Ronaldinho espère ce week-end faire oublier à ses autres supporters, les Brésiliens, son absence de la dernière Copa America. Même si le sélectionneur Dunga n'avait guère apprécié son forfait volontaire, ainsi que celui de Kaka, la «seleçao» avait depuis rouvert ses portes aux deux stars lors des matches amicaux de l'été. Ce dimanche, à Bogota, le joueur sera au coup d'envoi des éliminatoires du Mondial 2010 avec le Brésil face à la Colombie. Bien décidé à démontrer que le grand Ronaldinho a encore de l'avenir devant lui.

Alexandre VALENTE

Duel des "pibes" : Messi l'emporte sur Agüero

Les rencontres opposant le FC Barcelone à l'Atlético de Madrid sont toujours spectaculaires. C'est un rendez-vous incontournable, tant en Liga qu'en Coupe du Roi, produisant du grand football, de l'émotion et des buts. Cette saison, le match revêtait un intérêt supplémentaire : le face-à-face entre les deux perles argentines, Lionel "la Pulga" Messi et Sergio "Kun" Agüero.

Âgés respectivement de 20 et 19 ans, les deux pibes sont aujourd'hui les étoiles les plus brillantes au firmament de ces deux clubs espagnols. D'ailleurs, ils caracolent en tête du classement des buteurs de la Liga.

Ils sont collègues, amis et rivaux à l'occasion. Ils se respectent, s'admirent et ne manquent jamais de faire l'éloge l'un de l'autre : "Agüero est intraitable, il réalise des choses incroyables. Il est très difficile à stopper", confiait la Pulga avant cette rencontre au Camp Nou. "Messi est un joueur complet, il ne lui manque rien même si, comme moi, il a encore des choses à apprendre. Pour moi, Messi - Agüero c'est le duo parfait", rétorque El Kun.

Ils savaient tous deux qu'ils seraient sous le feu des projecteurs ce dimanche, mais dès le premier quart d'heure de jeu, il est indéniable que le grand acteur de ce match sera la star du Barça. Suite à une action individuelle côté droit, il adresse une passe décisive à Deco, qui marque sur une erreur du gardien. Sous son impulsion, le spectacle des Blaugranas peut commencer. A peine quatre minutes plus tard, il est à l'origine d'une brillante combinaison avec Thierry Henry sur le flanc gauche, suivie d'un une-deux avec Ronaldinho. Il inscrit alors le second but, d'une puissante frappe croisée à ras de terre.

Les tentatives d'Agüero restent en revanche sans succès. Sevré de ballons, il ne parvient pas à trouver la faille dans la défense attentive du Barça. Finalement, le technicien rojiblanco se résoudra à remplacer sa star.

Deux leaders imberbes
Lorsque Messi a fait ses premiers essais à Barcelone, à l'âge de 13 ans, le club a décidé de financer un traitement médical pour résoudre ses problèmes de croissance et lui a fait signer un contrat qui lui aura permis de grandir physiquement et professionnellement. En 2004, il fait ses débuts en première division et ne tarde pas à gagner une place de titulaire dans l'équipe première. La saison dernière, il a commencé à éblouir le monde entier, mais il semble que cette année soit celle de sa consécration, grâce à la qualité de son jeu et à l'efficacité dont il fait preuve. Dans ce Barcelone des "Quatre Fantastiques", Messi est au-dessus du lot. "Il possède des qualités qu'on ne retrouve pratiquement jamais. C'est un très grand joueur et un bonheur pour les yeux. Je crois qu'il mérite le Ballon d'Or", commente son entraîneur Frank Rijkaard.

Agüero, quant à lui, aura été un temps le plus jeune pensionnaire du championnat argentin. A seulement 15 ans, un mois et trois jours, il débutait sa carrière en revêtant le maillot d'Independiente de Avellaneda. En 2006, il bouclait ses valises pour tenter sa chance à l'Atlético de Madrid, où il devait mener le jeu des Colchoneros, en concurrence avec Fernando Torres. Les choses ne se sont pas passées aussi bien qu'il l'espérait, mais les supporters madrilènes lui ont conservé leur confiance. Cette saison, en l'absence du Niño, Sergio concentre tous les espoirs rojiblancos et, jusqu'ici, ses débuts en Liga et en Coupe de l'UEFA invitent à l'optimisme.

Aujourd'hui, Messi est meilleur que son ami, mais il faut dire pour être juste que le Barça reste supérieur à l'Atlético.

Une rivalité passionnante
Les deux cracks se sont retrouvés dans la sélection argentine qui s'est imposée lors de la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Pays-Bas 2005. Messi y a été sacré Ballon d'Or et Soulier d'Or. Deux ans plus tard, l'édition suivante du tournoi avait lieu au Canada. En l'absence du prodige barcelonais, c'est le Kun qui a mené la sélection albiceleste sur la plus haute marche du podium et qui a conquis toutes les récompenses individuelles.

Alors qu'Agüero soulevait le trophée à Toronto, Messi enthousiasmait le public de la Copa América au Venezuela. Il y a joué un rôle déterminant jusqu'en finale, où il a manqué son rendez-vous. La Pulga n'était pas inspirée et c'est le Brésil qui s'est emparé du titre. Messi a également participé à la Coupe du Monde de la FIFA, mais n'a pas été à la hauteur de son statut.

Agüero a fait ses débuts dans la sélection d'Alfio Basile en septembre 2006, lors de la déroute de l'Argentine face à la Seleçao (3:0), en match amical à Londres. Depuis lors, le jeune homme bénéficie de quelques minutes ici et là chez les A. Pour l'heure, il n'a pas vraiment conquis sa place chez les Albicelestes.

Comparaisons inévitables
Souvent injustes, les comparaisons sont inévitables avec deux joueurs de ce calibre. Messi utilise pleinement ses qualités : vitesse, dribble et sens du but. Il a gagné en efficacité dans ses actions et sait prendre ses responsabilités face aux gardiens. Il est souvent inspiré et, malgré son petit gabarit, sait conserver le ballon comme peu d'autres. Agüero est lui aussi capable de compenser son faible impact physique en donnant le tournis à ses adversaires. Ses changements de rythme sont redoutables et le dribble est son arme principale.

Gardons l'œil sur eux. Les deux gamins les plus impressionnants des terrains espagnols seront sans nul doute les grands animateurs de cette saison.

Romario : "J'ai fait tout ce que j'avais à faire"

Après plus de 20 ans d'une carrière au cours de laquelle il aura atteint le cap symbolique des 1 000 buts marqués, Romario aborde la dernière ligne droite de son parcours de footballeur professionnel. C'est l'un des joueurs brésiliens les plus charismatiques de l'histoire récente du football qui, à l'âge de 41 ans, s'apprête donc à raccrocher les crampons afin de s'atteler à d'autres tâches. Dans quel domaine ? Celui du ballon rond, évidemment.

O Baixinho ("le petit", en portugais) est aujourd'hui membre de la Commission Technique et de Développement de la FIFA. Il fait partie de la délégation de la Fédération brésilienne de football ( Confederaçao Brasileira de Futebol, ou CBF) qui présente, ce mardi au siège de la FIFA, la candidature officielle du Brésil à l'organisation de la Coupe du Monde de la FIFA 2014.

Durant son séjour à Zurich, l'attaquant du Vasco da Gama a accepté de répondre aux questions de FIFA.com et d'évoquer - entre autres - sa carrière de joueur, l'actuelle équipe du Brésil, et le grand rêve de 2014.

La Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014... Cela sonne bien, non ?
Ah oui. Ce serait quelque chose d'énorme pour le pays. Pas seulement au niveau footballistique, mais également pour la politique, l'économie, l'éducation... Notre grand espoir est qu'à partir du moment où la FIFA décide que la Coupe du Monde 2014 se déroulera au Brésil, les choses commencent à changer pour le mieux dans tout le pays. Ce sera un événement vital pour tout le peuple brésilien. Une Coupe du Monde au Brésil est toujours quelque chose d'impressionnant.

Quand on parle des stades brésiliens qui peuvent accueillir l'événement, on pense immédiatement au Mineirão, au Morumbí et, naturellement, au Maracaná. Cependant, la CBF compte construire quatre nouveaux stades dans le nord-est et en rénover plusieurs autres dans le reste du pays. Pensez-vous que les plans de la Fédération peuvent permettre d'accueillir la Coupe du Monde de la FIFA 2014 dans les meilleures conditions ?
Il faut savoir que nous avons beaucoup de stades au Brésil. En plus de Maracaná, du Morumbí et du Mineirão, il existe de nombreux stades de football dans les autres états. Mais il y a tout un travail de construction et de rénovation à faire, y compris dans ces trois-là. De toutes façons, nous avons encore sept ans d'ici à 2014. Il ne fait donc aucun doute que les travaux seront terminés et que les stades seront en parfaite condition pour l'événement.

Le triomphe de la Seleção en Copa América au mois de juillet a permis aux supporters brésiliens de faire une nouvelle fois la fête. Comment évaluez-vous la performance de vos compatriotes au Venezuela et quels joueurs vous ont le plus impressionné ?
Quand le Brésil remporte une compétition, c'est toujours une occasion de faire la fête pour les Brésiliens. Nous avons tellement de problèmes dans notre vie quotidienne... Il n'est pas exagéré de dire que la sélection est l'une des rares choses qui nous apportent un peu de bonheur. Pour répondre à votre question, l'équipe du Brésil que nous avons vue au Venezuela n'était pas la meilleure possible, car il manquait trois ou quatre joueurs. Cela dit, elle m'a quand même fait une bonne impression.
Je crois que les joueurs les plus en vue ont été Juan et Robinho. Ce sont eux qui ont atteint le meilleur niveau.

La sélection brésilienne est désormais entraînée par Dunga, avec qui vous avez remporté la Coupe du Monde de la FIFA, Etats-Unis 1994. A ce moment-là, pensiez-vous que Dunga deviendrait entraîneur ? Que pensez-vous de sa première année à la tête de la Seleção ?
Lorsqu'on m'a annoncé qu'il avait été nommé sélectionneur national, j'ai été surpris. Agréablement surpris, car c'est un honneur pour moi de voir un ancien coéquipier (en équipe du Brésil comme au Vasco da Gama) à la tête de la sélection nationale. Comme personne, Dunga est sérieux et déterminé. Comme entraîneur, il n'en est qu'à ses débuts et vient de gagner la première compétition officielle à laquelle il a pris part. C'est un battant. Je crois qu'il nous réserve encore pas mal de belles choses avec l'équipe du Brésil.

Le succès du Brésil au Venezuela lui garantit une place en Coupe des Confédérations de la FIFA, une compétition dans laquelle vous vous êtes illustré en 1997. A l'époque, le Brésil avait remporté le titre en Arabie saoudite et la presse n'avait d'yeux que pour le duo infernal RO-RO. Qu'est-ce qui rendait la paire Romario-Ronaldo si efficace, même si elle a été assez éphémère ?
Nous avons toujours eu une bonne relation, surtout sur le terrain. Nous avons eu l'opportunité et l'honneur de jouer avec des footballeurs de très haut niveau, très doués techniquement. Cela nous a facilité la tâche.

Ronaldo est l'un des nombreux joueurs auxquels vous avez été associé en attaque au cours de votre carrière. Il y a eu également Roberto Dinamite, Wim Kieft, Hristo Stoichkov, Bebeto, Sávio, Edmundo, Euller et Alex Dias. Si vous aviez à choisir le coéquipier idéal, qui serait-ce ?
(Sans hésiter) Bebeto. C'est avec lui que j'ai gagné le Mondial 1994,et nous étions déjà associés lors des éliminatoires. Nous avons gagné une Copa América et disputé pas mal de matches ensemble au Vasco da Gama. Sur le terrain, il a vraiment été mon meilleur partenaire car nous nous connaissions très bien. Nous n'avions pas besoin de communiquer pour savoir ce que l'autre allait faire. C'est pour ça que je choisis Bebeto sans hésiter.

Après les duos de rêve, parlons des équipes de rêve. Dans votre pays, il y a un débat interminable pour savoir quelle est la meilleure sélection de toute l'histoire du Brésil. Les trois nominées sont celles de 1958, 1970 et 1982... Quelle est votre opinion ?
La seule que j'ai vue est celle de 1982. En 1958, je n'étais pas né et en 1970, je n'avais que quatre ans. Mais si j'en crois les gens qui connaissent bien le football, la meilleure équipe de toute l'histoire du Brésil est celle de 1970. C'était l'équipe des Pelé, Rivelino, Jairzinho... Je choisis donc celle-là.

D'après votre calcul personnel, vous avez inscrit en mai dernier le millième but de votre carrière. On dit que le monde entier suivait cela de près : Pelé, Diego Maradona, Carlos Alberto Parreira, Luiz Felipe Scolari, Dunga, Thierry Henry, Ronaldo et Ronaldinho entre autres... Tout le monde paraissait être derrière vous. Qu'avez-vous ressenti lorsque vous avez atteint votre objectif ?
Atteindre le cap des 1 000 buts est quelque chose d'impressionnant. Personnellement, dans ma carrière de footballeur, cela restera le plus grand accomplissement de ma vie. J'ai été heureux de voir que les gens attendaient ce millième but avec impatience. Cela montre qu'il s'agit de quelque chose d'important pas seulement pour moi, mais également pour Vasco de Gama, pour le Brésil, pour tout le monde... Je suis le deuxième joueur de l'histoire à atteindre ce chiffre. Forcément, cela me rend très heureux. J'ai rempli mon contrat de footballeur à 100 %.

Comme footballeur précisément, quel est votre avenir ?
Comme footballeur, il faut bien reconnaître que je n'ai pas beaucoup d'avenir (rires). J'ai encore quelques matches à disputer, je ne sais pas exactement combien. Je vais continuer jusqu'à l'expiration de mon contrat avec Vasco da Gama, au mois de décembre de cette année. En tant que footballeur, j'ai fait tout ce que j'avais à faire. Je me sens heureux mais maintenant, je dois tourner la page et poursuivre ma vie. Je n'ai pas d'objectif clairement défini par rapport à mon avenir. Tout ce que je sais, c'est que je resterai sûrement dans le monde du football.

Comme entraîneur par exemple ?
Non non, pas comme entraîneur, simplement dans le monde du football.

08.10.2007

Le Barça ne lâche rien

Malgré le rythme infernal imposé par le Real Madrid, vainqueur dimanche du Recreativo Huleva (2-0), lors de la septième journée, le FC Barcelone parvient à rester en embuscade à deux longeurs du leader de la Liga. Les Blaugrana se sont imposés au Nou Camp face à l'Atletico Madrid (3-0), grâce à des buts de Deco, Messi et Xavi, dans une rencontre maîtrisée de bout en bout. Ils profitent également de la défaite de Villarreal sur la pelouse d'Osasuna (2-3) pour s'installer à la deuxième place du championnat.

Xavi a ponctué la marque pour le Barça. (Reuters)Xavi a ponctué la marque pour le Barça. (Reuters)

Quoiqu'on en dise, le FC Barcelone est toujours invaincu dans cette Liga. Et ce n'est pas la faible opposition offerte par l'Atletico Madrid, ce dimanche au Camp Nou, qui aurait pu enrayer la mécanique blaugrana, qui se met de mieux en mieux en place après maintenant sept journées. Dominateurs dans l'entre-jeu, grâce notamment à Deco et Xavi, les joueurs de Frank Rijkaard se sont facilement imposés (3-0), Lionel Messi complétant le trio de buteurs. Cette victoire, la cinquième de la saison, permet au Barça de talonner le Real Madrid à la deuxième place du championnat, qui dispose toujours de deux longueurs d'avance après sa victoire face à Huelva (2-0). En revanche, Villarreal, défait à Osasuna (2-3), laisse les Catalans leur passer devant.

Des Barcelonais qui alignaient leur trio Henry-Ronaldinho-Messi en attaque et s'en remettaient d'entrée à leurs valeurs sures. Il ne fallait pas attendre plus d'un quart d'heure de jeu pour voir l'ailier argentin déborder et centrer sur Deco, qui profitait d'une erreur de Christian Abbiati pour marquer de près (1-0, 14e). Les Blaugrana, plus incisifs dans l'entre-jeu, ne laissaient pas une miette de cuir à leurs adversaires, si bien que Messi creusait le score dans la foulée. Sur un modèle d'action collective, Thierry Henry servait l'Argentin à l'entrée des seize mètres, qui s'appuyait sur Ronaldinho et trompait le portier italien de l'Atletico Madrid (2-0, 19e).

La fébrilité d'Abbiati

Le sort de la rencontre était déjà scellé, après seulement vingt minutes de jeu. Mais le Barça ne se contentait pas de gérer, profitant parfaitement des errances de la défense des Matelassiers. Toujours aussi impressionnants de facilité dans les trente derniers mètres, les hommes de Frank Rijkaard se procuraient encore quelques occasions avant le repos, par Xavi (25e), Ronaldinho (37e) et Deco (43e), particulièrement à son aise ce dimanche. En revanche, Abbiati laissait entrevoir de flagrants signes extérieurs de fébrilité sur sa ligne, comme d'ailleurs au jeu au pied.

Après la pause, Thierry Henry se présentait dans les seize mètres mais il ne cadrait pas sa frappe (49e) tandis que Deco s'illustrait à nouveau et obligeait Abbiati à une arrêt de toute beauté (52e). Maxi Rodriguez était véritablement le premier madrilène à se mettre en évidence, l'heure de jeu passée, mais son tir trouvait les gants de Victor Valdès (65e). Le milieu de terrain argentin avait de la suite dans les idées et servait Simao Sabrosa, dont le lob ne dupait personne (68e). Pour la première fois du match, les Barcelonais semblaient en difficulté balle au pied. Mais Thierry Henry (75e), puis Xavi (79e), rappelaient tour à tour à Abbiati que son travail n'était pas terminé.

Et pour cause puisque Xavi héritait une offrande du jeune Giovani, fraîchement entré en jeu, et n'avait plus qu'à pousser le ballon dans les filets des Rojiblancos (3-0, 89e). Ce troisième but ponctuait de belle manière une soirée au beau fixe pour les Catalans, qui tenteront de prendre leurs distances sur Villarreal lors de la prochaine journée. Le Real Madrid, de son côté, se déplacera en territoire hostile pour y affronter l'Espanyol.

De Sports.fr 

Le retour de Ronnie

Ronaldinho a réussi son retour avec le Barça  (Panoramic)
Ronaldinho a fait son retour avec Barcelone et s'il n'a pas marqué face à l'Atletico Madrid, Messi l'a fait pour lui (3-0). Villarreal marque le pas à Osasuna (2-3) tandis que le Real continue sans convaincre en leader.

Par Pierre Sampermans

Notre correspondant à Madrid

FC Barcelone - Atletico Madrid : 3 – 0
Pour ceux qui en doutaient, la machine Barça tourne à plein régime. Les hommes de Frank Rijkaard l'ont de nouveau prouvé face à l'Atletico en lui infligeant un sévère 3-0 qui ne laisse pas de place au doute quant à son efficacité. Lionel Messi a encore marqué, tandis que Ronaldinho faisait son retour devant son public qui lui a rendu un bel hommage lorsqu'il est sorti pour le jeune Dos Santos à dix minutes de la fin du match. «Il faisait son retour après vingt jours sans compétition, il fallait qu'il se repose un peu» ; justifiait le technicien hollandais à propos de la sortie du Ballon d'Or brésilien. Ce retour heureux a peut être enlevé un peu de la lumière des projecteurs à son coéquipier argentin mais sur le terrain, le véritable chef d'orchestre de la symphonie barcelonaise reste Messi.

Pourtant, l'Atletico se présentait avec des ambitions justifiées par ses résultats des semaines précédentes. Le match débutait d'ailleurs par un tir de loin dangereux de Maniche, démontrant que les Rojiblancos venaient avec des intentions offensives. Mais le tournant de ce même match n'allait pas tarder à arriver. Sur un centre mal frappé de Messi, Abiatti se couchait sur le ballon qui lui rebondissait sur le ventre, donnant à Deco une occasion trop facile d'ouvrir le score (1-0, 15e). Cette énorme bourde du gardien italien allait étrangement noyer complètement la motivation madrilène. La suite n'était plus qu'un récital blaugrana, où la seule question en suspens restait de savoir combien de buts allaient marquer les locaux. «Je suis désolé pour mes coéquipiers et je tiens à leur demander pardon», s'excusait Abiatti. Quatre minutes plus tard, Henry trouvait Messi en retrait sur le côté gauche de la surface. L'Argentin jouait un une-deux explosif avec Ronaldinho et plaçait le ballon dans le petit filet. (19e, 2-0). Le calvaire commençait pour les hommes de Javier Aguirre.

Vint ensuite la première occasion pour Ronaldinho qui, décalé par Deco, manquait le cadre de très peu, puis ses passes millimétrés et géniales qui ont fait de lui le meilleur joueur de la planète. Barcelone enchainait les actions dangereuses mais ne trouvait plus le moyen de tromper Abiatti, jusqu'à ce que dans les tous derniers instants de la rencontre, Dos Santos soit lancé en profondeur dans la surface et centre pour Xavi qui clôturait ainsi le festival du Barça. «Barcelone a mérité sa victoire», déclarait Javier Aguirre, «ils ont eu plus d'occasions et de ballons. La défaite ne peut se justifier qu'à travers une erreur même si c'est vrai qu'elle a un peu entamé notre enthousiasme.» Quant à Rijkaard, son équipe compte toujours deux points de retard sur le Real mais le jeu développé dernièrement peut lui donner grande satisfaction: «Nous jouons en confiance et très vite mais je pense que l'équipe peut encore s'améliorer. Il nous faut maintenir le rythme pendant 90 minutes. J'ai senti que l'équipe baissait le pied en milieu de seconde période.»

La perf' du week-end
L'Espanyol de Barcelone a confirmé une fois de plus son statut de trublion de la Liga. Les hommes d'Ernesto Valverde, après leur succès à Séville, sont allés l'emporter sur le difficile terrain de Valence. Alors que Baraja avait ouvert le score dès la 4e minute, le jeu des hommes de Quique Sanchez Florès s'est vite désagrégé pour laisser celui de ses adversaires se mettre en place. Le gaucher Riera, nouveau sélectionné par Luis Aragonès pour le match face au Danemark la semaine prochaine, était le premier récompensé à la 20e minute à la conclusion d'un belle action collective, tandis que David Villa devait abandonner ses coéquipiers à cause d'une entorse qui le privera du match précité. En fin de rencontre, Valdo servait Luis Garcia qui se retrouvait seul face à Hildebrand. Son tir passait entre les jambes du gardien allemand et mettait un terme à la série de cinq victoires de Valence. Une défaite qui a redonné de la voix au public de Mestalla contre les joueurs et l'entraîneur, qui compte de moins en moins d'amis dans les gradins du club valencian.

Les Franceses
Après une série de bons résultats, le Villarreal de Robert Pirès a perdu à Osasuna (3-2), laissant se deuxième place à Barcelone où Thierry Henry et Eric Abidal ont apporté leur pierre à l'édifice. Il aura manqué un peu de chance à «Titi» pour marquer. Lilian Thuram était pour sa part sur le banc, laissant Puyol et Milito se charger de la défense centrale. Rien ne va plus pour Séville et Julien Escudé. Les Andalous ont subi une nouvelle défaite à domicile, cette fois face au Depor (0-1). L'ancien Rennais a pris un carton jaune pour jeu dangereux. Matthieu Berson rendait visite à Peter Luccin ce dimanche où Saragosse a enfoncé un peu plus Levante dans la crise (3-0). Enfin Florent Sinama-Pongolle a fait son retour au Recre en entrant à la 60e minute face au Real Madrid pour voir son équipe baisser de rythme et encaisser les deux buts de la défaite (2-0).

Résultats de la 7e journée :
Samedi 6 octobre
Valence CF - Espanyol Barcelone 1 - 2

Dimanche 7 octobre
FC Barcelone - Atletico Madrid 3 - 0
Real Madrid - Recreativo Huelva 2 - 0
Osasuna - Villarreal CF 3 - 2
FC Séville - Deportivo La Corogne 0 - 1
Murcie - Betis Séville 0 - 0
Real Majorque - Getafe 4 - 2
Real Saragosse - Levante 3 - 0
Athletic Bilbao - Almeria 1 - 1
Racing Santander - Real Valladolid 2 - 0

Prochaine journée :
Dimanche 21 octobre
Espanyol Barcelone - Real Madrid
Villarreal CF - FC Barcelone
Deportivo La Corogne - Valence CF
Atletico Madrid - Real Saragosse
Getafe - Murcie
Recreativo Huelva - Real Majorque
Betis Séville - Racing Santander
Almeria - Osasuna
Levante - FC Séville
Real Valladolid - Athletic Bilbao

Toutes les notes