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26.10.2007

Cruyff : "Le meilleur Henry reste à venir"


L'ancien entraîneur du Barça demande plus de crédit pour l'attaquant français. Il comprend que sa réalité est marquée par ses débuts comme azulgrana mais qu'il triomphera...

 

Le rendement de Thierry Henry au Barça peut inquiéter les socios et les socias, les supporters et les supportrices... Mais pas un homme expérimenté comme le néerlandais Johan Cruyff. Celui qui fût entraîneur du Barça de 1988 à 1996 s’est montré partisan de donner du temps à l’attaquant international français parce qu’il est convaincu qu’il retrouvera son potentiel de buteur, une marque de fabrique qu’il a acquis à Arsenal, où il est devenu le plus grand buteur de l’histoire du club londonien.


Cruyff considère qu’il n’y a pas à critiquer Henry pour le rendement qu’il a montré jusqu’à maintenant sous le maillot azulgrana. Après un début irrégulier et instable, il faut être à côté de lui et l’aider à ce qu’il récupère le niveau qu’il a toujours montré dans toutes les équipes dont il a porté le maillot.


Ainsi, loin de remettre en cause son rendement, c’est tout le contraire qu’il faut faire justement, comme le prouve Cruyff, fort qu’une grande expérience tant en temps que joueur qu’en temps qu’entraîneur. “Il faut remercier ce qu’il a fait. Dans sa situation, beaucoup d’autres joueurs auraient pensé plus à eux-mêmes qu’à l’équipe. Henry n’a pas agi de cette manière. Il a pensé à l’équipe avant lui-même. Il revient de quelques mois de blessures et d’entrée, il a dû endosser le rôle de titulaire pour tous les matchs” a expliqué le hollandais.


L’ancien entraîneur a toutefois admis que, aussi bien à Glasgow qu’à Villarreal, le gaulois n’était pas à son meilleur niveau. Mais il faut comprendre les circonstances avec lesquelles il est arrivé lors de ces deux rencontres... “Dans ces 10 derniers jours, il a joué 4 matchs et il ne faut pas oublier qu’il a 30 ans. Messi, pour donner un exemple, est parti en Argentine et au Venezuela, il a disputé 4 matchs en 10 jours et il est revenu sans sa fraîcheur habituelle. Et cela alors qu’il n’a que 20 ans. Ainsi, on peut se demander comment est Henry ?” pose comme question le hollandais.

La position de Cruyff n’est pas nouvelle. Le ‘hollandais volant’ est toujours venu en défense des joueurs avec du talent parce qu’il sait qu’ils peuvent arriver à marquer la différence lorsqu’on la demande, justement de par leur condition de crack, de joueurs hors série, d’une autre espèce.

 

Il a confiance

Cruyff n’a aucun doute que “le meilleur moment de Thierry Henry est à venir”. Et il arrivera. D’après son jugement, la patience sera un condiment clef  de la masse social barcelonista pour que le meilleur Henry ‘explose’ comme il l’a fait lorsqu’il a défendu les maillots d’Arsenal et de la sélection française. “Avant de le critiquer, il ne faut pas oublier que Henry est arrivé au Barça après avoir souffert qu’une blessure, qu’il a changé de club et, pour certaines circonstances, il n’a pas pu passer des vacances qu’on pourrait appeler normales. Il ne faut pas oublier non plus qu’on parle d’un joueur de 30 ans”.


Cruyff considère tout de même que ce qu’a démontré le gaulois pour le moment, dans les onze parties officielles qu’il a disputé, “il est plutôt bon”. L’entraîneur prend également en compte l’adaptation à un nouveau club qui peut être compliqué par un changement de système de jeu, et tout ça ne se fait pas dans les meilleures conditions physiques suite à son retour de blessure.


Mais ce sera quand il sera physiquement bien, quand il aura appris et mémorisé les automatismes que la foule pourra profiter du Henry qu’ont connu les Gunners et les Bleus. En plus, si on se rappelle des problèmes d’adaptation à Arsenal (il n’avait pas marqué lors des 8 premiers matchs), il mérite une marge de confiance.


Source : SPORT

Les faibles prestations de Ronaldinho et Henry inquiètent le Barça, en attente du retour d'Eto'o


Le quotidien espagnol 'El Periodico' analyse la situation actuelle...

 

Alors que le Barça est sur le point de finir le mois d’octobre, après avoir disputé 11 matchs officiels (huit en Liga et trois en Champion’s en ayant encaissé une seule défaite), il y a un problème. Pour l'instant ça ne semble pas un problème si grave qui semble insoluble, mais oui il préoccupe parce que l'équipe regrette deux de ses grandes stars en attaque. Ronaldinho et Henry ne tirent pas. Tandis que Messi a résisté avec une rafale spectaculaire d'efficacité, rien n'a affecté le Barça. Avec Eto’o encore qui vit à l'infirmerie – il lui reste encore cinq semaines avant de revenir - même si Leo punit l’adversaire lors du match, voyage, match, l'équipe a besoin que ses deux autres stars de l'attaque fonctionnent. Si non, ça se passera mal.


Dans le duel face aux Rangers, ce défaut a été détecté. De nouveau. Ce n'est pas la première fois que ça arrive après deux mois de saison. Après trois rencontres sur six disputées en dehors du Camp Nou, le Barça est resté à sec : Santander, Pampelune et Glasgow. Curieux. Quand tu as davantage de munitions, tu tires moins, bien que Rijkaard évite de transformer ce sujet en débat public. Chaque fois qu'on lui pose des questions sur Ronaldinho et Henry, l’entraîneur répond qu'il est content de ceux-ci. Ainsi c'était aussi le mardi en Écosse, sans pouvoir empêcher qu'un courant d'inquiétude envahisse le vestiaire parce que deux de quatre fantastiques ne démarrent pas.

 

La valeur de Messi

A lui seul, Messi a semblé plus décisif que Ronaldinho et Henry ensemble. Pas uniquement par les chiffres (l'argentin totalise huit buts, deux de plus que la paire), mais par son impact dans la structure de l'équipe. Quand Leo est inspiré, le Barça vit tranquille et décontracté. Un ballon à Messi et tout le monde est heureux. Avec Ronaldinho, en revanche, le même n’arrive pas, enveloppé d'un processus complexe de reconversion de football. Rijkaard ne le voit déjà plus comme une pièce pour le côté gauche, la place où il a été couronné meilleur joueur du monde, poussé par sa magie et son explosivité, et ça l'a envoyé à une position si artificielle que confortable : il évolue maintenant en tant que faux avant-centre.


Depuis cet endroit, Ronaldinho a moins de responsabilité parce qu'il n'est pas obligé de déborder en un contre un, le travail qu’il laisse presque d'une forme exclusive à Messi. Si Ronaldinho sort de la surface, son jeu se convertit dans le bureaucratique, jusqu'au terrestre, et le Barça perd ainsi une capacité d'intimidation.

 

Une frustration en attaque

Une attaque composé de Messi, de Ronaldinho et de Messi fait peur rien que lorsqu’on récite leurs noms. Mais l'équipe n'a pas fait peur à Ibrox. "C’est un peu frustrant de dominer le match sans pouvoir marquer aucun but", a avoué hier Henry. "Nous avons eu plus le ballon que les Rangers, mais nous n'avons pas su concrétiser cette possession de la balle". Ce détail a révélé à Glasgow le manque de finition des azulgranas. Encore une fois. Dans les 180 dernières minutes (Villarreal et Rangers), le Barça a fêté un seul but et il ne lui a rien rapporté.


Curieusement, c’est Bojan qui l'a marqué, l'enfant qui a débuté comme titulaire au Madrigal. Ca n'a pas été une oeuvre de Messi et de Henry. Ronaldinho, à qui Rijkaard a donné du repos, n’a pas voyagé à Villarreal. L’entraîneur a ménagé le brésilien plus que jamais. Avec l'attaquant français en revanche il n'a pas pu.

 

Le 'facteur Eto’o'

La blessure d'Eto’o, qui est arrivée lors du trophée Joan Gamper, n’était pas prévue dans les plans de Rijkaard. On attend le camerounais au Camp Nou à partir de la première semaine de décembre. Quand Eto’o reviendra, rien ne sera pareil en attaque parce qu'il provoquera un réveil. À la différence des autres, il ne veut pas qu'on lui donne la balle dans les pieds. Le style profond et agressif d'Eto’o contraste avec la froideur de Henry et des jongleries de Ronaldinho.


Mais avant que ne revienne Eto’o, on attend que réapparaissent Touré, Zambrotta et Márquez, trois joueurs qui modifieront aussi le profil de l'équipe. Tous sont sur le point de recevoir l’aval médical (ça devrait être le cas pour Zambrotta et Touré ce samedi) et Rijkaard pourra alors avancer Iniesta. Le joueur, á côté de Messi, qui a réjoui le Barça.


Source : El Periodico

Ronaldinho, de plus en plus éloigné de la surface


La production offensive du brésilien devient de moins en moins importante...

 

Il entre et sort de l'équipe. Il entre et sort, mais il ne laisse pas de trace. Et il n’existe pas de plus grand drame pour Ronaldinho que de ne plus être sur le terrain. Et voilà qu'il ne peut pas avoir aucune plainte de Rijkaard, qui agit avec un soin suprême envers lui. Vers sa figure et, en même temps, vers ce qu'il représente. Mais Ronaldinho n'est pas revenu. Avant les buts le sauvaient - ainsi il est resté dans le coup l’an dernier-; maintenant il n'a plus ce même alibi. Il vit prisonnier de son souvenir, enseveli par la mémoire d'un football dont il s'approche. Il a déjà perdu de la vitesse, a oublié le changement de rythme et fait disparaître le facteur surprise de l'irruption sur le côté, le brésilien s'éloigne de plus en plus de la surface. Il ne semble pas si décisif comme avant. Il provoque et tire des coup-francs. La production offensive de Ronaldinho, qui n’a pas marqué de but depuis les débuts en septembre, se réduit actuellement à cela. Quand il ne s’approche pas d’un ballon arrêté (ainsi il a battu l'Athletic), il reste nu. Pour l'instant, Rijkaard le protège. Mais s'il continue de la même façon, il le laissera sans arguments.


Source : El Periodico

25.10.2007

Qui sera Ballon d’Or ?

Kaka Le Brésilien Kaka succèdera-t-il a Cannavaro ? ( Panoramic)

La liste des 50 nommés pour le Ballon d’Or 2007 a été dévoilée ce dimanche. Aucun joueur de Ligue 1 n’a été retenu. Vainqueur de la Ligue des Champions et meilleur buteur de l’épreuve, Kaka fait figure de favori pour succéder à Fabio Cannavaro.

par Nicolas Cerbelle

La course au Ballon d’Or est lancée. France Football a dévoilé dimanche la liste des 50 prétendants au titre individuel suprême. Cette année, le jury a été élargi, passant de 52 à 96 membres. Par souci d’ouverture, l’hebdomadaire a décidé de mondialiser le trophée. Des Sud-Américains, des Africains ou encore des Asiatiques pourront donc faire part de leur vote. Les joueurs évoluant hors des frontières de l’Europe peuvent désormais postuler au sacre. Ils sont ainsi cinq à pouvoir y croire : David Beckham, parti en préretraite au Los Angeles Galaxy, Juan Roman Riquelme, qui a passé une bonne partie de la saison dans le club argentin de Boca Juniors, Rogerio Ceni (Sao Paulo), Guillermo Ochoa (America Mexico) et le surprenant Younis Mahmoud (Algharafa), vainqueur de la Coupe d’Asie des Nations avec l’Irak. On constate donc qu’aucun joueur évoluant en Afrique n’a été sélectionné.

La Ligue 1 oubliée
Aucun joueur de Ligue 1 ne postule non plus. Dépouillé de ses meilleurs joueurs à chaque intersaison, le championnat de France a ainsi perdu Eric Abidal (FC Barcelone), Florent Malouda (Chelsea) et Franck Ribéry (Bayern Munich). Nommés tous les trois, ils accompagnent Thierry Henry, seul autre Bleu présent sur la liste. Le nouveau recordman de buts en sélection (43) a toutefois peu de chances d’être élu le 2 décembre prochain. Blessé pendant quasiment la moitié de l’année, alors qu’il évoluait encore à Arsenal, «Titi» n’a qui plus est rien gagné cette saison. Sans surprise, la Liga et la Premier League sont les deux championnats les mieux représentés avec 17 joueurs chacun. Le Barça et le Real en comptent 14 à eux deux. Le contingent italien est également bien présent avec huit sélectionnés (Buffon, Cannavaro, Gattuso, Inzaghi, Maldini, Pirlo, Totti, Toni). Elu la saison dernière, malgré quelques protestations, Fabio Cannavaro ne devrait pas conserver son trophée. Le défenseur central pourrait avoir pour successeur un certain Kaka.

Kaka, le favori
Le Brésilien, inconstant en championnat, a ébloui l’Europe à l’occasion de la Ligue des Champions. Vainqueur de l’édition 2007 avec le Milan AC, passé par le 3e tour préliminaire suite au scandale des matches truqués, l’Auriverde a également fini meilleur buteur de la compétition avec 10 réalisations. Seuls Cristiano Ronaldo et Lionel Messi semblent en mesure de lui voler la vedette. Le Portugais a été élu meilleur joueur de Premier League et a remporté le championnat avec Manchester United. Le petit Argentin a quant à lui régulièrement réalisé des coups de génie, à l’image de son but «maradonesque» inscrit en Coupe du Roi contre Getafe. Le Barcelonais risque néanmoins de souffrir d’un palmarès totalement vierge. Or, on sait la place (démesurée ?) qu’occupent, aux yeux des jurés, les titres collectifs dans l’attribution d’une récompense pourtant individuelle …

La liste des 50 :
Abidal (Lyon puis FC Barcelone), Daniel Alves (FC Séville), Beckham (Real Madrid puis Los Angeles Galaxy), Berbatov (Tottenham), Buffon (Juventus Turin), Cannavaro (Real Madrid), Casillas (Real Madrid), Cech (Chelsea), Rogerio Ceni (Sao Paulo), C.Ronaldo (Manchester United), Deco (FC Barcelone), M.Diarra (Real Madrid), Diego (Werder Brême), Drogba (Chelsea), Essien (Chelsea), Eto’o (FC Barcelone), Fabregas (Arsenal), Gattuso (Milan AC), Gerrard (Liverpool), Giggs (Manchester United), Henry (Arsenal puis FC Barcelone), Ibrahimovic (Inter Milan), Inzaghi (Milan AC), Kakà (Milan AC), Kanouté (FC Séville), Klose (Bayern Munich), Mahmoud (Algharafa), Maldini (Milan AC), Malouda (Lyon puis Chelsea), Messi (FC Barcelone), Nakamura (Celtic Glasgow), Ochoa (America Mexico), Pirlo (Milan AC), Quaresma (FC Porto), Raul (Real Madrid), Ribéry (Marseille puis Bayern Munich), Riquelme (Boca Juniors puis Villarreal), Robinho (Real Madrid), Ronaldinho (FC Barcelone), Rooney (Manchester United), Scholes (Manchester United), Seedorf (Milan AC), Tevez (West Ham puis Manchester United), Toni (Fiorentina puis Bayern Munich), K.Touré (Arsenal), Torres (Atletico Madrid puis Liverpool), Totti (AS Roma), Van Nistelrooy (Real Madrid), Van Persie (Arsenal), Villa (Valence CF).

23.10.2007

Laporta rencontre Platini


Le président s'est déplacé à Nyon, avant de se rendre à Glasgow, pour faire part au président de l'UEFA des lignes directrices qu'il défendra lors du Forum des Clubs.

Laporta était hier à NyonLe président du FC Barcelone, Joan Laporta, continue sa croisade pour défendre les interêts des clubs par rapport aux convocations internationales par les fédérations. Hier, avant de rejoindre l'équipe à Glasgow, où se sont aussi déplacés Jacint Borras et Claudio Vives Fierro, le président s'est déplacé tôt le matin à Nyon pour parler directement avec le président de l'UEFA : Michel Platini. Le président blaugrana a avancé au dirigent français les lignes directrices qu'il défendra lundi prochain lors du Forum des Club, une institution qui compte parmi elle les entités les plus puissantes de la planète et qui se réunit une fois par an. A cet égard, il s'agira des mêmes arguments que ceux qu'il avait déjà exprimé il y a deux semaines à Zurich au président de la FIFA : Joseph Blatter.

Evidemment Laporta comptera sur l'appui de la majeure partie des clubs qui se sentent totalement dépourvus et seuls lorsque les convocations pour les matchs internationaux tombent. Le dirigeant blaugrana est partisan d'instaurer une compensation sous forme d'assurance qui couvrirait une possible blessure du joueur, ainsi qu'une contribution financière s'il s'agit d'un match amical. 


Source : sport

Johan Cruyff: "Villareal, merci pour la leçon"


La défaite du Barça au Madrigal a été si cinglante qu'elle a laissé les azulgranas sans excuses. Il valait mieux qu'il en soit ainsi pour mieux retenir la leçon et pour éviter que tant d'erreurs se reproduisent dans le futur.

Il n’y a pas de série de victoires éternelle. Il y aura toujours un jour où tu perdras à nouveau. Mais il y a différentes manières de perdre. La défaite du Barça a été sans appel. Pas de "mais..." face à Villareal. Ce fut même tout le contraire. "Chapeau" les jaunes, et  merci pour la leçon. Elle a été d'une telle ampleur, qu’aucune excuse n’était possible après avoir éclaté ainsi. Ni absences, ni fatigue, ni virus FIFA, ni rien. C’est mieux ainsi.Si tu veux apprendre pour ne pas recevoir à nouveau une telle déculottée, plus les choses sont claires, mieux c’est.


Quand ta défense ressemble à du beurre, quand ceux qui courent après le ballon sont tes joueurs, quand en attaque tout se résume à Leo Messi  "seul contre le monde", c’est qu'il y a eu un mauvais fonctionnement de l’équipe. A cela s’ajoutent le manque de mordant, les pertes de nombreux ballons au milieu de terrain, des transmissions pleines d'insécurité aux défenseurs qui n’ont jamais su comment s’aligner. Ils faisaient un pas en avant et ensuite deux en arrière. Dans ces conditions, Robert Pires s’est senti comme un poisson dans l’eau. Il a été le plus en verve de tous. Ce que personne du Barça n'a su voir, lui l'a mieux vu que quiconque. Avec les écarts énormes entre des lignes, avec un espace pour recevoir et décrocher rapidement, Pires a fait ce qu’il a voulu et il a été une référence en terme de déplacement, rapide, très rapide, pour toute son équipe.

Pires tombant dans la surface et obtenant le penalty


Et ceci en jouant dans un style de jeu que l’on sait contrer, mais pas seul, sans solidarité. Diminue le rythme du ballon, utilise le placement dans le jeu, jouer large sur le terrain et pas court, et il s'avère qu'une équipe qui se présente en 4-5-1 est infiniment plus dangereuse que la tienne, qui sur le papier aligne trois attaquants. Quand en seconde mi-temps Rijkaard s'est retourné vers la formule du 3-4-3, ce fut pire encore. Il est certain que cette stratégie peut être utilisée quand les choses vont mal, mais si elle est mal appliquée, cela revient à donner une canne à un aveugle. Je vous assure qu’être performant en 3-4-3 n'est pas facile. Que personne ne se trompe sur ce système : soit tu le maîtrises parfaitement, soit c'est un suicide collectif. La saison passée, l'équipe s'est seulement bien débrouillée avec ce système pendant 45 minutes d'un match. Celui de coupe, à Saragosse. Les autres 45 minutes de ce jour et les autres tentatives au cours d'autres rencontres, ont eu raison du 3-4-3.


Nous pouvons discuter de plusieurs points, mais concernant le 3-4-3 je sais tout ce qu'il peut offrir, que ce soit en bien ou en mal. Les trous se trouvent à des emplacements différents. Si tes milieux de terrain sont habitués à se déplacer avec deux coéquipiers autours d’eux et non avec trois, s'ils sont habitués à des espaces déterminés qui sont réduits en jouant à quatre, alors cela influera forcément. Obligatoirement, si tu mets un milieu de plus, il devra avoir son espace. Et tu ne crées cet espace que si tu joues avec une ligne de 4 ou avec deux lignes de 2. Ce détail est tellement fin, que si tu ne l'accompagnes pas en faisant circuler rapidement le ballon et en réduisant les espaces, les arrières se retrouveront bien démunis quand tu perdras le ballon. Parce que derrière toi, ce n'est pas un milieu de terrain qui pourra agir comme un libéro.


Moins d'espaces, cela d’un point de vu défensif. D’un point de vu offensif, ajouter un attaquant de plus aux trois déjà présents, ne signifie pas forcément plus de buts, ni-même plus d'occasions. Avec un avant de plus, les espaces sont réduits, et ils deviennent minuscules. Il faut un jeu rapide et en cherchant les espaces dans le seul endroit où ils sont : dans les couloirs. En tentant de passer par l’axe, on peut simplement espérer au mieux obtenir un coup franc face aux buts et voir s’il rentre.

En ce qui concerne Léo Messi, une réflexion. Un 10 pour son implication, mais le « seul contre le monde » finit par se retourner contre lui à force de l'essayer maintes et maintes fois. Pour l'équipe, il serait mieux qu’il apprenne à se réguler. C'est un crack, mais il peut encore s’améliorer. Il doit savoir quand il doit passer rapidement et quand il doit tenter le geste impossible. De trop insister sur la seconde option, aussi rapide et explosif que tu sois, à la fin tu finis par perdre le facteur surprise. Si tu as quatre défenseurs sur le dos, l'un des tiens est nécessairement seul. Le jour où il aura compris cela, il ne n’aura pas un ballon d’or, il en aura une collection.


Un dernier mot sur l’Espanyol, mais pas sur sa victoire sur l’actuel leader du championnat. Valverde est un technicien aussi brillant que respectueux du talent des bons joueurs. Il aligne toujours les meilleurs footballistiquement parlant, dans le onze de départ. C’est le cas de Riera et Tamudo qui sont en ce moment très spectaculaires. S'ils en sont arrivés là, c’est aussi grâce aux convictions du technicien. Valverde fait parti de ceux qui croient qu'en attaquant bien, tu défends mieux. En d'autres termes : tu peux aligner ensemble Tamudo, Riera, Luis García, De la Pena et maintenant Valdo – sur le terrain et avoir un équipe aussi bien armée en défense  qu’en attaque. Battre Séville, Valence et Madrid n’est pas à la portée de beaucoup d'équipes.

 


Source : El periodico

Liga - Bojan, nouvelle perle catalane

Des apparitions régulières avec le grand Barça depuis le début de la saison à 17 ans, le jeune attaquant espagnol Bojan est du genre précoce. Samedi dernier, il est devenu, face à Villarreal, le plus jeune joueur du club catalan à inscrire un but en Liga. Et Bojan ne devrait pas s'arrêter là.
FOOTBALL 2007 BOJAN HENRY BARCELONE - 0

Ce week-end, le football européen s'est offert une cure de jouvence et des records de précocité. Mamadou Sakho, 17 ans et 8 mois, plus jeune capitaine de l'histoire du PSG. Bojan Krkic, 17 ans et 52 jours, plus jeune buteur de l'histoire du FC Barcelone. Simple coïncidence ? A en croire Gérard Houllier, interrogé par Le Parisien, le phénomène s'explique facilement : " Cette jeune génération possède une grande confiance en elle, à l'image de Benzema."

Une grande confiance et un talent certain. Bojan a donc effacé des tablettes samedi dernier le record de précocité de Lionel Messi en inscrivant son premier but sous les couleurs blaugrana. Pour son premier match comme titulaire et après 104 minutes de jeu en Liga, il a inscrit le seul but de son équipe face à Villarreal (1-3) sur un service lumineux de l'Argentin, pas rancunier. Une réalisation qui vient couronner une trajectoire régulière et sans accroc. Une trajectoire qui doit mener Bojan au statut de titulaire indiscutable dans le onze catalan. Une trajectoire qui ressemble à s'y méprendre à celle de Messi.

C'est que l'histoire entre Barcelone et le jeune attaquant espagnol d'origine serbe est déjà riche de plusieurs chapitres. Il débarque à la cantera du Barça en 1999. Sa vivacité et son aisance technique lui permettent d'inscrire 889 buts en sept saisons dans les catégories jeunes. Un record, déjà. La démonstration ne s'arrête pas là. Le 16 septembre dernier, il fait ses débuts en Liga contre Osasuna, trois jours plus tard à 17 ans et 22 jours, il devient le plus jeune joueur du FC Barcelone à participer à une rencontre de Ligue des Champions (face à Lyon). Et samedi dernier, il devient donc le plus jeune buteur de l'histoire du club catalan en Liga. Le jeune homme aime emprunter les raccourcis. Sauter des étapes sans se griller les ailes. "J'ai une situation privilégiée : je n'ai que 17 ans et j'ai déjà joué en Liga et en Ligue des Champions. Il y a un an, je ne pensais pas que tout cela allait m'arriver". Il n'en oublie pas pour autant l'essentiel, au-delà des records et de la performance individuelle : faire gagner les siens. "Je suis très heureux avec mon but, c'est toujours important de marquer, mais je suis malheureux de la défaite de l'équipe. J'espère que le prochain but que je marquerai aura plus de valeur."

Le Barça accélérateur de talent

Il faut dire que Bojan évolue dans un milieu propice à son épanouissement. Un groupe catalan qui n'hésite pas à faire confiance aux jeunes, aux très jeunes. Face à l'Atlético Madrid (victoire 3-0 des coéquipiers de Henry), Barcelone termine le match avec une attaque à trois têtes composée de Giovani-Bojan-Messi. Une moyenne d'âge de 18,3 ans. En tout, huit joueurs formés par les Blaugrana dans le onze. Le Barça est définitivement un accélérateur de talent. Bojan l'a bien compris : "J'ai joué la plupart des matches et Frank Rijkaard m'a montré toute la confiance qu'il avait en moi. Je savais au départ que je n'allais pas avoir beaucoup de temps de jeu, c'est pourquoi je suis content des minutes que l'on m'a données jusqu'à présent. D'ailleurs, je ne veux pas être prêté à une autre équipe, je suis jeune et j'ai ici l'occasion de m'entraîner et de jouer avec un grand club", confesse celui que certains médias annonçaient en prêt à Saint-Etienne durant le mercato estival.

Mais la jeune perle garde la tête froide, fait preuve d'une lucidité qui pourrait s'avérer salvatrice : "Durant ces quelques mois passés avec l'équipe première, j'ai appris beaucoup de choses, surtout dans un vestiaire aussi professionnel que celui du Barça. Tous mes partenaires m'aident énormément. Henry m'a soutenu dès le premier jour, tout comme Eto'o. Les joueurs qui viennent du centre de formation m'ont également beaucoup aidé. Nous formons un excellent groupe à vrai dire." Et Thierry Henry ne tarit pas d'éloges sur le prodige : "J'ai plaisir à observer le jeu de Krkic, qui est déjà d'une maturité rare. Dans le football, il n'y a pas d'âge pour jouer et montrer toutes ses capacités. Quand un joueur est prêt à jouer, il doit jouer. Je n'ai pas vu beaucoup de joueurs comme lui. La manière dont il marque ses buts me rappelle David Trezeguet." Rien que ça.

Frank Rijkaard trace le même sillon et estime désormais que Bojan " peut être titulaire n'importe quand. Tout le monde se prépare pour ça et lui aussi." Convoité, désiré par quelques formations (l'Ajax notamment), Bojan pourrait bien battre encore quelques records avec le Barça. Les dirigeants semble en tout cas tout faire pour. Le montant de sa clause libératoire ? 60 millions d'euros. Un record, un de plus.

Martin MOSNIER / Eurosport

22.10.2007

Ferguson prêt pour le Barça

Barry Ferguson lèvera-t-il le poing au Camp Nou ? Barry Ferguson lèvera-t-il le poing au Camp Nou ? (©Getty Images)

Le capitaine du Rangers FC Barry Ferguson a dit : "Personne n'est imbattable". Et les Ecossais sont bien décidés à le prouver et à poursuivre leur sans-faute dans le Groupe E face au FC Barcelona.

"Le groupe de la mort"
Vainqueurs de leurs deux premiers matches face au VfB Stuttgart et à l'Olympique Lyonnais, les Rangers se sont mis en bonne position, et avec la victoire 3-0 face au grand rival du Celtic FC samedi, le capitaine écossais déclare que son équipe n'a pas peur du Barça. "Lors du tirage au sort, après avoir tiré Barcelone, Lyon et Stuttgart, mes amis m'envoyaient des sms en disant que nous étions dans le 'groupe de la mort', mais je ne vois pas les choses de cette manière", a-t-il déclaré à uefa.com.

"Personne n'est imbattable"
"Si vous voulez jouer l'UEFA Champions League, il faut vouloir jouer contre les meilleurs", a-t-il ajouté. "Barcelone est une des meilleures équipes du monde, mais personne n'est imbattable, comme on l'a vu récemment avec l'Ecosse. Jouer contre des équipes comme Barcelone, c'est ce que tout footballeur veut. Entrer sur le terrain et jouer contre les meilleurs joueurs du monde."

Adversaires redoutables
Tandis que le voisin du Celtic a réalisé un véritable exploit en battant l'AC Milan, champion d'Europe en titre, lors de la dernière journée, les Rangers ont été tout aussi impressionnants, et Ferguson ne veut rien lâcher face aux Catalans, même devant la réputation mondiale des joueurs du Barça. "On essaie de regarder les points faibles et les points forts de nos adversaires, mais il est difficile de trouver des points faibles dans cette équipe de Barcelone", a-t-il affirmé.

"Qualité"
"Barcelone a tellement de joueurs de qualité, sans parler d'individualités comme Ronaldinho et [Lionel] Messi. Ronaldinho ne fait peut-être pas un grand début de saison, mais tout le monde sait de quoi il est capable. Et même s'il ne joue pas à son meilleur niveau, il y a d'autres joueurs de qualité, comme Messi, qui peuvent le remplacer. Mais comme je l'ai dit, jouer la Champions League, c'est jouer contre les meilleurs."

Camp Nou
Lors de la 4e journée, les Rangers retourneront au Camp Nou, théâtre de leur heure de gloire en finale de la Coupe des vainqueurs de coupe européenne de l'UEFA en 1972 face au Dinamo Moskva (victoire 3-2). "Cela va rappeler de nombreux souvenirs aux fans et aux joueurs de cette époque, mais ça va être fantastique pour nous parce que nous sommes nombreux à n'avoir jamais joué au Nou Camp. Je suis donc impatient", a reconnu Ferguson.

Espoirs
Ferguson, 29 ans, est confiant quant aux espoirs de qualification des Rangers. "Quand on dispute une phase de groupes comme celle-ci, il faut rester confiant et dire : 'On peut se qualifier, et si on ne peut pas prendre la première place, on prendra la deuxième'. La qualification est à notre portée, mais nous allons prendre les matches les uns après les autres, et ne pas trop se projeter."

 

par Alex O'Henley de Glasgow

©uefa.com 1998-2007. Tous droits réservés.

Un de chute pour le Barça

Jusqu'ici invaincu, le Barça est tombé de haut samedi soir à l'occasion de la 8e journée de Liga en chutant 3-1 à Villarreal. Une première défaite en championnat pour les partenaires du jeune Bojan, buteur catalan du jour, qui fait d'autant plus mal que Villarreal et Valence, vainqueur 4-2 à La Corogne, leur passent devant au classement, toujours dominé par le Real Madrid malgré sa défaite contre l'Espanyol (1-2). A noter le réveil du FC Séville qui, après quatre défaites de rang, est allé s'imposer sur la pelouse de Levante (2-0) grâce à un doublé de Luis Fabiano.

Cygan et Villarreal ont maîtrisé le Barça et Henry (Reuters).Cygan et Villarreal ont maîtrisé le Barça et Henry (Reuters).

Avancée pour ménager les représentants espagnols en Ligue des champions, cette 8e journée de Liga ne fut pas avare en riches enseignements. A commencer par la première défaite de la saison enregistrée par les deux frères ennemis du pays, le Barça et le Real. Les hommes de Franck Rijkaard, privés de Ronaldinho pour cause de Brésil-Equateur disputé jeudi dernier, ont subi la loi de Villarreal qui, dans son enceinte du Madrigal, s'est imposé (3-1) grâce notamment à deux pénalties transformés par Senna (13e et 54e) pour des fautes d'Eric Abidal et Gabriel Milito, toutes deux provoquées par un certain... Robert Pires.

Ce n'était pas le soir des Catalans qui, il est vrai, ne s'étaient pas mis dans les meilleures dispositions en se faisant surprendre dès la deuxième minute par un but de Santi Cazorla. Le Barça ne s'était plus incliné en championnat d'Espagne depuis fin avril 2007 lorsqu'il était tombé face à... Villarreal. Au cours de cette soirée sans grand relief pour les hommes de Rijkaard, Bojan Krkic Pérez, qui réduira le score à la 24e minute de jeu (1-2), est entré dans l'histoire de l'institution catalane en devenant le plus jeune buteur du club à 17 ans et 53 jours devant Lionel Messi.

Séville enfin !

Un revers qui aurait pu profiter au Real Madrid pour prendre un peu d'air en tête du classement. Mais les hommes de Schuster sont également tombés... à Barcelone devant l'Espanyol. Albert Riera a fait mieux que Cazorla en faisant trembler les filets après seulement une minute de jeu. L'ex-pensionnaire des Girondins de Bordeaux évolue actuellement sur un petit nuage car déjà buteur en sélection le week-end dernier au Danemark (3-1) pour sa première cape sous le maillot espagnol. Tamudo, qui a également marqué dans ce match de qualifications à l'Euro 2008, doublait la mise juste après la pause (2-0, 52e). Le but de Sergio Ramos, inscrit à la 90e, ne changera plus rien.

Malgré tout, le champion en titre garde le pouvoir avec un point d'avance sur Villarreal et le FC Valence. Les coéquipiers de Fernando Morientes, auteur d'un doublé samedi soir, se sont imposés sur la pelouse du Riazor (4-2) où un Deportivo La Corogne, mal en point, a concédé sa troisième défaite de la saison. Enfin, et c'est aussi l'événement de la soirée, on a assisté au réveil du FC Séville. Quasi fantomatique depuis le début de la saison, le double tenant de la Coupe UEFA est allé chercher trois points à Levante (2-0, doublé de Luis Fabiano) mettant fin à une série de quatre défaites consécutives.

  Par A.S, De Sports.fr

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