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22.12.2007

Un Clasico si alléchant

Le grand duel tant attendu est arrivé. Quand le Barça reçoit le Real, toute l'Espagne du football entre en ébullition. Dimanche, pour le compte de la 17e journée, ce Clasico fera d'autant moins exception à la règle que les Blaugrana sont dans l'obligation de l'emporter pour éviter de voir les Merengue s'enfuir en tête du classement. Sans Messi, le défi s'annonce encore plus beau. En ce sens, le retour gagnant d'Eto'o, souvent magnifique contre le Real, sera un atout de poids pour un Barça pas vraiment à son aise jusque-là.

 

Eto'o adore jouer contre le Real Madrid. (Reuters)Eto'o adore jouer contre le Real Madrid. (Reuters)

Une institution. En Espagne, le Clasico concerne tout le pays. Un duel au sommet de la Liga dont l'écho a résonné jusqu'à l'assemblée nationale espagnole avec un José Luis Zapatero, chef du gouvernement, qui a posé à la sortie avec un bonnet du Barça dans ses mains. Un symbole des temps qui changent puisque historiquement les responsables politiques ont souvent porté le Real Madrid dans leur coeur. Les Catalans tiennent un soutien d'importance qui ne sera pas de trop avant cette affiche passionnante.

Après une première partie de saison marquée par les blessures et une affaire Ronaldinho qui continue de faire grand bruit, le Barça se relancerait complètement en remportant ce choc de la 17e journée de Liga. "On risque plus que le Real Madrid parce que ce sera à domicile et que nous sommes obligés de gagner pour réduire l'écart", concède d'ailleurs le président du club catalan, Joan Laporta. Avec quatre longueurs de retard sur le Real, la marge de manoeuvre est effectivement bien faible. Inutile de préciser qu'un revers serait catastrophique et hypothèquerait même en partie les espoirs de titre...

Rijkaard: "Fondamental de l'emporter"

C'est dire toute l'importance de ce Barça-Real. D'autant que Frank Rijkaard n'a pas été épargné depuis le début de la saison. Après la blessure longue durée de Samuel Eto'o et Carles Puyol, il a perdu Thierry Henry pour quelques semaines (l'attaquant français fait tout de même partie du groupe) avant de voir Messi, incontestablement le meilleur Blaugrana de ce début de saison, se blesser quelques jours seulement avant le Clasico. "C'est le joueur le plus déséquilibrant du monde, c'est un plaisir de le voir jouer", se lamente dans les colonnes de Sport un Rijkaard qui explique par ailleurs que pour son équipe "c'est fondamental de l'emporter"

Cette semaine, toute la presse s'est questionnée sur l'attitude des entraîneurs des deux camps. Au centre du débat, la possible absence de Ronaldinho d'un côté, et de Guti de l'autre, est souvent revenue sur le tapis. Si les deux hommes ont eu droit de cité sur le banc des remplaçants ces derniers temps, il s'agissait principalement d'une surprise pour le Brésilien. L'attitude pour le moins désinvolte de «Ronnie» à l'entraînement et ses prestations très décevantes ont été décisives pour Rijkaard comme pour le public du Camp Nou.

Toutefois, le Brésilien a semble-t-il accepté de se «bouger» davantage à l'entraînement cette semaine, espérant évidemment prendre part à ce Clasico qui, au fond, continue de le motiver. C'est peut-être ce qui lui a manqué ces derniers temps. Ce surcroît d'intérêt d'un Ronnie capable de tout cumulé avec le retour de Samuel Eto'o, double buteur la semaine dernière en Liga, et qui s'ingénie à toujours faire souffrir son club formateur, représente une arme de tout premier ordre.

Par MICHAEL BALCAEN (De Sports.fr )

 

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18.12.2007

La fièvre du lundi soir !

FIFA World Player 2007 award winner Kaka of Brazil talks with compatriot and women's World Player of

L'Opéra de Zurich a été le théâtre d'une belle fête pour le Gala du Joueur Mondial de la FIFA 2007, ce 17 décembre. Beaucoup de football, des émotions et du music-hall, voilà le programme d'une soirée qui a vu le couronnement de Kaka et Marta, élus Joueur et Joueuse de l'année 2007 par les sélectionneurs et capitaines du monde entier. Récit.

Dirigée par le Suisse Rainer Maria Salzgeber et l'Autrichienne Arabella Kiesbauer, la soirée débutait par une présentation en image des trois nominés hommes et femmes au titre de Joueur Mondial de la FIFA 2007. Dans la salle, on reconnaissait de nombreuses têtes familières, comme Franz Beckenbauer, Otto Rehhagel ou encore Bobby Charlton. Le gratin du football mondial s'était regroupé pour découvrir le Joueur Mondial de la FIFA !

nous faisons partie de la plus grande et la plus populaire des familles du monde, celle du football
Joseph S. Blatter

"Tonight" de l'indémodable West Side Story accompagnait les vidéos des six nominés, avant que ne soit déroulée l'année 2007 de la FIFA. Le Président Blatter ne manquait pas de souligner que " nous faisons partie de la plus grande et la plus populaire des familles du monde, celle du football. Nous sommes 1 million dans le monde. C'est un message d'espoir que je veux lancer car j'espère qu'ensemble nous construirons un monde meilleur."

Au plan football, l'année de la FIFA a été particulièrement chargée, avec les Coupes du Monde U-20, U-17, Féminine, de Beach Soccer et des Clubs. Les vainqueurs des Ballons d'Or de ces tournois étaient alors récompensés, et l'on voyait à l'écran les exploits de Tony Kroos (U-17), Sergio Agüero (U-20), Marta (Féminine), Buru (Beach Soccer) et Kaka (Clubs). Chacun d'entre eux montait sur scène pour recevoir un diplôme.

Il était temps de donner le Prix du Fair-Play de la FIFA, cette année remis au FC Barcelone, qui a décidé de ne pas faire de publicité sur son maillot et à l'inverse de promouvoir une association caritative. Le Président du FC Barcelone Joan Laporta venait chercher le trophée sur scène. "Nous disons régulièrement que Barcelone est plus qu'un club. Car nous souhaitons aider les plus démunis, avec la famille du football, leur dire qu'ils ne sont pas seuls. Ensemble, nous espérons faire évoluer les choses et faire un monde meilleur", soulignait-il.

C'était ensuite au tour du Prix du Président de la FIFA d'être annoncé. L'immense Pelé était récompensé pour l'ensemble de sa carrière, qui avait débuté avec la Seleçao en juillet 1957, il y a exactement 50 ans. Le Roi du football ne cachait pas sa joie : "Lorsque j'avais 12 ans, j'ai un jour chambré un garçon que j'avais dribblé. Mon père m'a dit que je ne devais pas faire cela car j'avais un don et que je n'avais rien fait pour l'acquérir. Au contraire, je devrais m'entraîner et être une bonne personne et alors personne ne pourrait m'arrêter. C'est ce que j'ai fait et cela a fonctionné. Et je suis fier de faire partie de cette immense famille."

Kaka première, Marta en habituée
La fête battait son plein tandis que retentissait "Summertime", la célèbre chanson de Porgy and Bess. C'était l'heure du plat de résistance et de l'annonce des vainqueurs des titres de Joueur et Joueuse de la FIFA 2007. Honneur aux dames, et c'est Franz Beckenbauer accompagné de Charmaine Hooper qui décachetait l'enveloppe contenant le nom de Marta, de nouveau choisie comme Joueuse de l'Année, comme l'an passé. L'attaquante brésilienne, en larmes, déclarait vouloir "remercier Dieu pour m'offrir de nouveau ce moment de joie incomparable. Cela a été possible grâce à mes coéquipières de club, de la sélection nationale, ma famille, mes amis, qui m'ont tous soutenu. Et je vous garantis que je vais travailler dur pour revenir et revenir encore ici !".

j'ai rêvé ce moment depuis que je suis enfant
Kaka

Le grand moment parvenait à son comble quand Pelé montait sur scène pour annoncer le vainqueur du Trophée du Joueur mondial de la FIFA 2007. C'est à un compatriote que "O Rei" donnait le Prix décerné par les sélectionneurs et capitaines des équipes nationales, Kaka. Le Milanais, tout juste arrivé de Yokohama où il a remporté la Coupe du Monde des Clubs, se voulait avant tout modeste : "C'est un jour très spécial pour moi, car j'ai rêvé ce moment depuis que je suis enfant. Ce soir, ce rêve se réalise, je suis le plus heureux des hommes".

La soirée s'achevait sur "The impossible dream" (L'Homme de la Mancha), qui n'en était plus un pour le meneur de jeu auriverde, couronné du titre de Joueur Mondial pour la première fois de sa carrière.

Kaka : "Un rêve qui se réalise"

Brazil's Kaka pose during a press conference prior to the FIFA World Player Gala award ceremony in Zurich, 17 December 2007.

Pour Kaka, l'année 2007 a été celle de tous les bonheurs, avec la Ligue des Champions, la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, le Ballon d'or France Football... Même si les lauriers ne cessent de pleuvoir, l'élégant milieu de terrain du Milan AC et de la Seleçao garde les pieds sur terre. C'est avec un sourire plein de sérénité qu'il accueille son ascension vers les sommets du football. FIFA.com s'est entretenu en exclusivité avec lui lors de cette soirée très spéciale.

Vous faites partie des nominés pour le Prix du Joueur Mondial de la FIFA. Comment vivez-vous cela ?
C'est une grande émotion. Faire partie des trois meilleurs joueurs du monde, c'est un rêve qui se réalise. N'importe quel joueur souhaite y arriver, faire partie de l'élite de la sorte. Pour moi, c'est une grande joie.
Le Ballon d'or que je viens de recevoir est attribué par la presse spécialisé, tandis que cette récompense résulte du choix des sélectionneurs et capitaines des équipes nationales.

Est-ce différent ?
Ce n'est pas la même chose. C'est important de recevoir des récompenses de la part des médias, mais ça l'est aussi d'être reconnu par les entraîneurs et les autres joueurs. Cette année, j'ai eu la chance d'être soutenu par ces deux catégories.

Que pensez-vous des deux autres nominés : Lionel Messi et Cristiano Ronaldo ?
Ces deux joueurs ont un talent incroyable ; un avenir merveilleux s'ouvre devant eux. Ils sont très jeunes. D'ailleurs, avec 25 ans, je suis leur aîné. Cela prouve qu'une nouvelle génération est en marche et qu'elle a beaucoup de talent.

Vous avez vécu une année extraordinaire. Si vous deviez retenir un succès, lequel choisiriez-vous ?
Je crois que je choisirais la Ligue des Champions, qui a toujours été une référence dans ma vie. C'est quelque chose de merveilleux. C'est la compétition la plus prestigieuse au niveau des clubs.

Vous faites partie des meilleurs joueurs de la planète, vous êtes une source d'inspiration pour beaucoup de footballeurs. Quel joueur a été votre exemple ?
Quand j'étais gosse, mon modèle, c'était Rai, qui a joué à Sao Paulo puis au Paris Saint-Germain. Dans mon enfance, c'était la grande star de la machine à gagner de titres qu'était Sao Paulo. Pour moi, Rai a été un grand modèle dans le football.

Quel est votre rêve pour 2008 ?
L'objectif, c'est toujours de gagner. Il y a la Ligue des Champions, qui occupe toujours une grande place, mais le championnat d'Italie constitue également une priorité. Le Milan AC possède une grande équipe qui a une obligation de résultats. Cette année, nous sommes décidés à gagner ces deux compétitions.

Le Milan AC se comporte bien au niveau international, mais il a du mal en Serie A. Comment expliquez-vous ces difficultés ?
Nous connaissons une passe délicate en championnat, mais nous n'avons pas encore identifié le problème. Dans les compétitions internationales, le Milan est toujours très bon. En Serie A, nous essayons de redresser la barre. Nous espérons le faire à brève échéance, en nous battant dans la plus pure tradition du club.

Vous avez de plus en plus d'influence au sein de la Seleçao. Comment le vivez-vous ?
J'ai le sentiment que chaque fois que je réussis quelque chose, je suis investi d'une responsabilité encore plus grande, en club comme en sélection. Mais cette responsabilité, j'ai travaillé pour l'avoir. Pour moi, elle ne représente pas un fardeau.

En 2014, la Coupe du Monde de la FIFA revient au Brésil. En tant que Brésilien, quelles sont vos attentes ?
C'est une grande joie, j'espère pouvoir y être. Je ne sais pas si j'y serai car je ne serai plus tout jeune, mais j'ai cette volonté. En tout cas, cela va constituer un tournant très important pour le Brésil en termes de développement. Et pour les Brésiliens, ça va être un grand rendez-vous. Le Brésil a déjà connu une Coupe du Monde. Cette fois, ce sera une grande Coupe du Monde.

Quels enseignements avez-vous tirés des erreurs d'Allemagne 2006 ?
En 2006, nous avons appris que le talent ne suffit pas pour gagner. Pour réussir de grandes choses, il est essentiel d'avoir effectué une bonne préparation. Nous devons donc mettre davantage l'accent sur la préparation.

Messi : "Diego est unique"

Le phénomène argentin va devoir envisager un autre surnom pour sa carrière. S'il était justifié de l'appeler el Pulga (la puce) il y a quelques années, Lionel Messi a aujourd'hui grandi à plus d'un titre. Cette année, il s'est montré tellement brillant qu'il a acquis la reconnaissance de toute la profession. Le voici aux côtés de Kaka et Cristiano Ronaldo parmi les nominés pour le titre de Joueur Mondial de la FIFA.

Blessé ce week-end en championnat, Leo faisait grise mine, mais il a retrouvé son sourire timide pour s'entretenir avec FIFA.com. Cette interview est disponible en video, ne la manquez pas.

Vous faites partie des trois nominés pour le titre de Joueur Mondial de la FIFA. Quelles sont vos impressions ?
C'est magnifique de faire partie des trois nominés et d'assister à ce Gala. Je suis très heureux.

Que pensez-vous de Kaka et Cristiano Ronaldo ?
Tout a été dit sur eux. Ils ont prouvé pendant toute l'année qu'ils sont des joueurs de classe. Cristiano Ronaldo a remporté le championnat d'Angleterre, Kaka a gagné la Ligue des Champions et il a occupé un rôle très important au Milan AC. Ils ne sont pas ici pour rien.

Cette année n'a peut-être pas été très satisfaisante quant au rendement du club, mais vous avez laissé éclater tout votre talent. Quel bilan tirez-vous ?
D'un point de vue personnel, j'ai vécu une année pleine. Elle m'a permis de continuer à faire ce que je veux, à savoir progresser. Il n'y a pas eu de titres à la clé, mais j'ai pu acquérir de l'expérience. J'espère que cette année, j'aurai les deux.

Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné dans cette équipe qui avait si fière allure mais qui n'a finalement atteint aucun de ses objectifs ?
Je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé, mais en tout cas, c'est dommage d'avoir perdu tout ce que nous aurions pu gagner. Cela dit, ces échecs permettent de tirer des leçons. J'espère que ça ne se reproduira plus.

Quels sont vos objectifs pour 2008 ?
Avec mon club, je veux tout gagner. Au Barça, l'objectif est toujours le même : il faut tout gagner. Nous savons que c'est difficile, mais pas impossible. Nous avons un effectif très riche qui nous donne les moyens de nos ambitions. Au niveau personnel, je veux continuer à progresser jour après jour.

Comment accueillez-vous les comparaisons avec Maradona ?
Bien, je suis tranquille par rapport à ça... Je l'ai déjà dit plusieurs fois. C'est une fierté et un plaisir d'entendre ce genre de choses, mais Diego est unique.

Vous avez très bien entamé la saison. On dit que vous êtes le meilleur des "quatre fantastiques" du FC Barcelone. Comment vit-on au quotidien dans un vestiaire où se concentre autant de talent ?
Dans ce vestiaire, tout se passe bien car les gens sont très simples. La cohabitation se passe très bien.

L'Argentine a entamé le processus de qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010. Comment jugez-vous la sélection albiceleste dans l'optique de ce défi ?
Je vois l'équipe très forte et je crois qu'elle va encore monter en puissance. Nous avons beaucoup de temps devant nous pour travailler. Il va y avoir beaucoup de matches pour essayer des choses et faire des progrès. J'en suis sûr : on va encore voir beaucoup de joueurs argentins se révéler.

L'expérience d'Allemagne 2006 a été très satisfaisante. Qu'en avez-vous tiré ?
C'était ma première Coupe du Monde ; j'avais à peine 19 ans. J'ai eu la chance de marquer un but, de jouer... J'ai vécu une très belle expérience, même si nous n'avons pas atteint l'objectif recherché.

L'Argentine compte deux titres mondiaux à son palmarès, mais ils ont tous deux été conquis alors que nous n'étiez pas encore né. A Afrique du Sud 2010, vous aurez l'âge idéal. Pensez-vous que le moment sera venu pour que Messi ajoute une troisième étoile au maillot argentin ?
Bien sûr, c'est un rêve pour moi, comme pour toute l'Argentine, de remporter une nouvelle Coupe du Monde. Nous sommes souvent passés près, mais nous ne sommes jamais allés au bout. J'espère que ce sera pour cette fois.

(FIFA.com)

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