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26.01.2008
Feindouno prolonge le suspense
La Guinée devait absolument l'emporter, jeudi, contre le Maroc, si elle voulait encore espérer se qualifier pour les quarts de finale de la CAN. Et comme souvent dans les matches couperets, le Sily National a remis les clés à Pascal Feindouno. Le Stéphanois, auteur d'un doublé et d'une passe décisive puis expulsé, a permis aux Guinéens de s'imposer (3-2), malgré les buts d'Aboucherouane et Ouaddou. Un succès qui replace les hommes de Robert Nouzaret dans le Groupe A, dominé par le Ghana, vainqueur contre la Namibie (1-0).
Pascal Feindouno a été le Guinéen le plus en vue. (Reuters)Une perspective qui fait froid dans le dos au peuple marocain tout entier. Surtout que le Ghana, difficile vainqueur de la Namibie (1-0), n'est pas encore certain, malgré cette deuxième victoire, d'aller en quarts. Claude Le Roy ne prendra donc pas le risque de faire tourner son effectif lors du dernier match de la première phase. Si les Marocains sont dans une telle posture, c'est en grande partie la faute d'un génie du ballon rond, venu de Guinée: Pascal Feindouno. Le Stéphanois a été l'homme du match, d'abord en s'illustrant balle au pied, signant deux buts et une passe décisive, puis en s'essuyant les crampons sur un adversaire, récoltant un carton rouge. Mais même réduit à dix, le Syli National a tenu bon.
Au coup d'envoi, la Guinée n'avait de toute façon pas d'autre choix. Défaits pour leur entrée en matière face au Ghana, les hommes de Robert Nouzaret devaient absolument l'emporter pour relancer l'intérêt de ce Groupe A. Et pour parvenir à leur fin, les Guinéens pouvaient à nouveau compter sur Mansaré, absent lors du premier match. Associé à Feindouno et Youla, le Toulousain posait d'entrée des problèmes à une défense marocaine renforcée en conséquence et, après avoir effacé trois joueurs, provoquait un coup franc aux abords de la surface. Un coup de pied arrêté excentré sur la gauche, pas vraiment dangereux a priori.
Trois buts en cinq minutes
Sauf que Fouhami, le gardien des Lions de l'Atlas, ne prenait pas la précaution de placer un de ses coéquipiers au premier poteau. Feindouno, qui avait vu l'espace, frappait directement tandis que le portier marocain avait anticipé le centre (1-0, 10e). Henri Michel n'avait certainement pas prévu d'être dos au mur aussi tôt dans la rencontre. Mais ses joueurs trouvaient tout de même quelques rares occasions pour se mettre en valeur. Zerka (22e), d'un geste en extension, et Hadji (23e), d'une tentative lointaine, alertaient coup sur coup, mais sans succès, Camara, le gardien du Syli National. Des occasions insuffisantes et trop brouillonnes pour réellement inquiéter la Guinée.
A vouloir trop sécuriser son arrière-garde, le sélectionneur marocain avait isolé Zerka, pas assez entouré devant pour créer le danger. Et à force d'insister dans l'axe, les Lions de l'Atlas s'irritaient le museau sur les barbelés guinéens. Cette fois, l'excuse de la pelouse d'Accra, critiquée pour sa longueur en ouverture de la CAN, ne tenait plus, ou si peu. Et les Guinéens le prouvaient en déployant un jeu dans les pieds, souvent tranchant en contres. Ainsi, alors que le Maroc poussait pour revenir, Feindouno servait Bangoura dans la profondeur, qui en profitait pour doubler la mise (2-0,58e).
Ce but avait le mérite de réveiller une rencontre assez terne jusque-là. Aboucherouane catapultait un missile dans la lucarne de Camara (2-1, 59e), mais cela n'éteignait pas les intentions guinéennes puisque Feindouno, encore lui, transformait un penalty dans la foulée (3-1, 62e). Le Stéphanois n'en avait pas fini avec sa prestation du soir, mais il la clôturait de manière peu orthodoxe, en essuyant sa semelle sur un adversaire qui l'avait provoqué (66e). Cette infériorité numérique avait finalement peu de conséquences, hormis la réduction au score d'Ouaddou (3-2, 89e). Le Maroc devra s'imposer, quoiqu'il arrive, face au Ghana, en espérant que dans l'autre rencontre entre la Namibie et la Guinée, le sort lui soit favorable.
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La Guinée rayonne
Pascal Feindouno a fait bien des misères aux Marocains (Reuters) Emmenée par un Pascal Feindouno décisif avant son expulsion, la Guinée a fait un grand pas vers la qualification en dominant le Maroc (3-2). De même que le Ghana, vainqueur de la Namibie (1-0).
par Cédric CallierDominée lors du match d’ouverture de cette CAN par le pays hôte, le Ghana (1-2), la Guinée savait qu’elle ne pouvait se permettre le moindre faux pas jeudi, face à son concurrent direct pour un billet en quarts de finale, le Maroc. Une sorte de 8es de finale opposait donc les deux équipes à Accra et cet enjeu semblait survolter les hommes de Robert Nouzaret tandis qu’il paralysait ceux d’Henri Michel. Logiquement, Pascal Feindouno concrétisait la domination territoriale de son équipe en ouvrant la marque dès la 10e minute de jeu. Profitant d’une mauvaise anticipation du portier adverse, le Stéphanois tirait directement un coup-franc excentré qui finissait sa course dans les filets (1-0, 10e). Ne relâchant pas leurs efforts, les Guinéens allaient encore se procurer quelques belles occasions mais ni Feindouno, ni Mansaré ne parvenaient à faire le break par manque de précision. Chez les Marocains, hormis une frappe de Youssouf Hadji bien captée par Kemoko Camara, l’encéphalogramme était désespérément plat lors de cette première période. Heureusement pour le public ghanéen, la suite allait être d’un autre niveau…
Dix minutes de folie
Certainement remobilisés par leur entraîneur à la pause, les Marocains repartaient avec d’autres intentions. Sans une belle claquette de Camara, Houssine Kharja aurait ainsi pu égaliser dès la 48e minute. Moncef Zerka, lui, ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même lorsqu’il manquait le cadre dix minutes plus tard, alors que le but semblait s’offrir à lui. Conséquence quasi immédiate, sur un service royal de Feindouno, c’est Bangoura qui ne laissait aucune chance à Fouhami pour doubler la mise (2-0, 59e). Débutait alors dix minutes complètement folles puisque dans la foulée, Aboucherouane réduisait la marque d’une frappe terrible à près de 35 mètres (2-1, 60e). Les Lions de l’Atlas reprenaient espoir l’espace de… deux minutes, moment mal choisi par Erbate pour ceinturer Youla dans la surface. En bon capitaine, Feindouno ne tremblait pas et transformait la sanction (3-1, 63e). En moins bon capitaine en revanche, l’ancien Bordelais se faisait expulser à la 67e minute pour un geste aussi stupide qu’inutile sur un Marocain à terre. Mais malgré une large domination, le Maroc n’allait que réduire la marque à la 90e minute par l’entremise d’Ouaddou (3-2). Une défaite logique, qui place les Marocains dans une situation délicate avant d’affronter le Ghana, vainqueur de son côté de la Namibie grâce à un but d’Agogo à la 41e minute (1-0).
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