« lun 21 jan - dim 27 jan | Page d'accueil | lun 04 fév - dim 10 fév »

31.01.2008

Messi : "J'aime l'avoir au pied"

Lionel Messi en action pour Barcelone Lionel Messi en action pour Barcelone (©Getty Images)

Au cours d'une interview pour le magazine "Champions", l'attaquant argentin du FC Barcelona Lionel Messi, 20 ans, nous parle de ses buts préférés et du défi que le fait de jouer en attaque pour le Barça représente pour lui. Il révèle enfin que suivre les conseils des autres n'est pas toujours facile.

Le type de but que vous marquez a-t-il une importance ?

S'il s'agit d'un beau but précédé d'un beau mouvement, je vais peut-être montrer un peu plus d'enthousiasme. Mais si je marque un but facile à la dernière minute d'un derby, pour moi ce sera comme si j'avais marqué le plus beau but de ma carrière.

Vous souvenez-vous de tous vos buts ? Qu'en est-il de vos occasions manquées ?

Je ne sais pas si je me souviens de tous les détails, mais oui, je me souviens de presque tous mes buts. J'aime celui que j'ai marqué contre Getafe en Copa del Rey car il ressemble à celui de Maradona contre l'Angleterre en 86. Celui que j'ai marqué contre le Mexique en Copa América est un autre de mes préférés. Je ne pense pas aux occasions manquées, mais j'essaie d'apprendre de mes erreurs.

Ecoutez-vous les conseils ?

Ronaldinho, Deco, et Juan Verón, lorsque je suis en équipe nationale, me disent toujours que je devrais dribbler lorsque je suis aux abords de la surface, et faire une passe quand je suis plus loin. Sinon les adversaires peuvent commettre des fautes sur moi sans risquer de concéder un coup-franc dangereux ou un penalty. J'essaie d'écouter leurs conseils, mais le problème c'est que j'aime jouer le ballon au pied.

Qu'est-ce que vous voudriez le plus avoir pour améliorer votre jeu ?

Sans aucun doute, le jeu de tête est mon point faible. Je ne suis pas très grand. Heureusement, mon agilité compense parfois ma petite taille.

Quelle influence peut avoir un public sur une équipe ?

Jouer sans le soutien du public est sans intérêt. Peu importe si le public est pour ou contre vous. Sans eux, jouer au football est ennuyeux. Lorsque je joue au Camp Nou ou au stade de River Plate, c'est un sentiment immense. Et même si le public ne peut pas marquer de but, il est d'une grande aide. En revanche, l'influence du public à l'extérieur dépend de votre personnalité. Moi, ça ne me fait rien.

Quand était la dernière fois que vous avec ri sur le terrain ?

Je ne sais pas si je ris, mais dès que j'entre sur le terrain, j'essaie de me faire plaisir. Bien sûr, si je perds, je ne ris pas et je ne veux parler à personne. Je n'aime pas perdre. Je n'ai jamais aimé perdre, même à la PlayStation.

Si rien ne va pendant un match, comment réagissez-vous ?

Si je ne peux pas porter le ballon, je fais une passe. Je ne suis pas dans le match, je donne le ballon à mes coéquipiers. Si le ballon ne vient pas à moi, je vais le chercher.

Avez-vous déjà été tenté de répondre après une faute ?

Je déteste prendre un coup lorsque je n'ai pas le ballon. Je comprends que ça puisse arriver lorsque j'ai le ballon dans les pieds, et j'accepte ça. Plusieurs fois, j'ai pris des coups alors que je n'avais pas le ballon, et j'ai été tenté de répondre. Mais heureusement, je me suis retenu. J'essaie de répondre par le jeu.

Lorsque vous tirez, vous optez pour la finesse ou la puissance ?

Si vous parvenez à placer un ballon puissant, alors vous devez marquer. J'ai marqué un but comme ça contre le Vénézuela cette saison. Une frappe puissante sur la droite du gardien. En général, je place le ballon car je n'ai pas la frappe de Roberto Carlos par exemple.

Le Barça cherche-t-il toujours à marquer le but parfait ?

C'est bien de produire du beau football. Et c'est une tentation constante avec des coéquipiers comme Ronaldinho, Eto'o, Xavi, Deco, Henry… Le but est d'être efficace.

Vous-même, Ronaldinho et Henry, vous aimez bouger sur le terrain. Comment réussisez-vous à garder l'organisation de l'équipe ?

On essaie d'être organisés : quand l'un de nous va à gauche, l'autre va à droite. Mais parfois, nous allons tous du même côté, et ça peut aussi distraire et compliquer les choses pour l'adversaire.

Est-ce facile de former un partenariat en attaque ?

Non, ce n'est pas facile. Il faut très bien connaître l'autre attaquant. C'est l'essentiel. C'est là que vous savez quand faire la passe, quand démarrer votre course pour recevoir la passe de votre partenaire.

En plus de ceux du Barça, vous paieriez pour regarder  quels attaquants ?

Je paierais pour regarder de nombreux attaquants. Tevez, Saviola, Agüero, Rooney, Cristiano Ronaldo… Mais pas seulement eux, il y en a beaucoup.

©uefa.com 1998-2008. Tous droits réservés.