« lun 04 fév - dim 10 fév | Page d'accueil
| lun 18 fév - dim 24 fév »
17.02.2008
Henry et le Barça ne lâchent pas
Henry, auteur de son 7e but cette saison, félicité par ses coéquipiers. (Reuters)Non, le Barça n'a pas encore dit son dernier mot dans la course au titre. Relégués à huit longueurs du Real Madrid avant de disputer ce week-end la 24e journée de la Liga, les Catalans ne faisaient certes pas les malins à l'heure de se déplacer samedi soir sur le terrain du Real Saragosse eu égard à l'écart qui se creuse inexorablement avec leur grand rival. Seulement voilà, au moment où les hommes de Frank Rijkaard pénétraient sur la pelouse, ils apprenaient que les Madrilènes venaient de mordre la poussière, face au Bétis Seville (1-2), pour la deuxième fois en quinze jours après avoir signé un sept sur sept à cheval sur 2007 et 2008. L'occasion pour les Blaugrana de réduire l'écart qui les sépare du leader était trop belle pour la laisser passer. Restait néanmoins à ne pas gâcher cette belle opportunité.
Face à une formation engluée dans le ventre mou du championnat espagnol, les Barcelonais ont peiné, ne décrochant leur victoire que dans les ultimes instants par l'intermédiaire de Ronaldinho (2-1, 83e). Exposé aux critiques depuis le début de la saison, le Brésilien n'a pas tremblé au moment de transformer le penalty décisif faisant suite à une main de Juanfran en pleine surface de réparation. Avant que le milieu de terrain de la Seleçao ne fasse montre de tout son sang-froid, le Barça s'était bien fait secouer. Ce sont pourtant eux qui avaient trouvé les premiers l'ouverture. Peu après la demi-heure de jeu, Thierry Henry avait trouvé le chemin des filets pour mettre son équipe sur orbite (1-0, 34e). Une réalisation, la septième de la saison du Français en Liga, qui permettra peut-être à l'ancien Gunner de retrouver un petit peu de sérénité.
Le Real craque en cinq minutes
Quelque peu chahuté par la presse espagnole ces derniers temps, du fait d'une production peu en adéquation avec les 24 millions d'euros qu'il a coûté au club catalan l'été dernier, l'attaquant de l'équipe de France traverse une passe délicate. Gageons que ce but lui redonne la confiance dont il a besoin pour redevenir le buteur qu'il était en Premier League. Celui qu'il a inscrit samedi soir n'a en revanche pas permis à ses coéquipiers de se lettre à l'abri puisque peu de temps après la mi-temps, l'ancien Milanais Ricardo Oliveira remettait les deux équipes à égalité (1-1, 53e). Une égalisation logique d'autant plus que les locaux avaient loupé le coche juste avant le repos en manquant, par l'intermédiaire de Diego Milito, un penalty (43e). Les Catalans ont finalement tenu en seconde période avant le but salvateur de Ronaldinho. On ne peut pas en dire autant du Real, battu à Séville après avoir pourtant mené au score.
Très vite, les hommes de Bernd Schuster avaient pris les commandes de la partie grâce à un but de Drenthe (1-0, 6e). Mais les Madrilènes ont perdu la face en l'espace de cinq minutes sur la pelouse du club andalou qui lutte pour le maintien. Edu (1-1, 32e), puis Mark Gonzalez (2-1, 36e), ont pris coup sur coup la défense madrilène à défaut pour mettre le leader au tapis. Si le Real compte encore cinq longueurs d'avance sur le Barça, les deux revers qu'il vient de concéder lors de ses dernières sorties loin de Bernabeu posent question. A quatorze journées de son terme, le championnat espagnol est loin d'être joué. Personne ne s'en plaindra.
13:21 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

