13.12.2008
Mission impossible ???
Le Real sera-t-il à la hauteur d'un Barça survolté samedi ? (Panoramic)
Actuellement sur un nuage, le Barça reçoit son meilleur ennemi samedi au Camp Nou, le Real Madrid. Une affiche qui semble déséquilibrée entre une équipe catalane qui régale l’Europe et un Real à la défense perméable.
«C’est impossible de gagner à Barcelone. Je pense que c’est leur année. Nous essaierons de faire une bonne prestation mais ce sera difficile de faire mieux.» Etait-ce le socio du Barça plus que l’entraîneur du Real Madrid qui parlait ? Toujours est-il que ce genre de déclaration a dû peser dans la balance au moment du renvoi de son auteur, Bernd Schuster. C’est finalement Juande Ramos, nommé en remplacement du technicien allemand mercredi, qui mènera la Casa Blanca sur la pelouse du Camp Nou pour y affronter le leader incontesté de la Liga, le FC Barcelone. Son deuxième match à la tête du Real, le premier en Liga. L’ancien de Tottenham et du FC Séville a visiblement plus d’ambition que son prédécesseur, ou du moins il prend moins de précautions sémantiques que Schuster. «Le Real Madrid est une équipe qui doit affronter chaque match avec la même envie et le même espoir de l’emporter, martèle-t-il. Ce n’est pas un club universellement reconnu pour rien. Le Barça frôle l’excellence ces dernières semaines mais le prestige et la catégorie du Real doivent lui interdire de renoncer à la victoire dans aucun stade.» Dont acte.
La gifle de mai dernier
Raul et consorts pourront s’inspirer d’un temps qui semble bien loin aujourd’hui, mais qui ne l’est finalement pas tant que ça sur le calendrier. Sacré champion pour la seconde fois d’affilée à l’occasion d’un succès contre Osasuna (2-1) trois jours avant le Clasico du 7 mai dernier, les Madrilènes avaient ainsi contraint le Barça à les accueillir par une haie d’honneur sur la pelouse de Santiago Bernabeu. Comme le veut la tradition en Espagne. Mais l’humiliation ne s’était pas arrêtée là puisque les Catalans étaient repartis de Castille avec une valise (4-1). Avec une défense comparable à celle du Havre d’un point de vue comptable (24 buts encaissés en 14 matches de Liga), le Real version 2008-2009 semble toutefois bien inoffensif à peine 6 mois plus tard. Juande Ramos devra qui plus est composer avec les forfaits de longue date de Van Nistelrooy, Ruben De la Red et Mahamadou Diarra. Pepe ou encore Gaby Heinze manqueront également à l’appel sur blessure, Arjen Robben, pour cause de suspension. Iker Casillas devrait retrouver sa place dans les buts madrilènes. Salgado, Cannavaro, Metzelder, Sergio Ramos, Drenthe, Gago, Guti, Sneijder, Raul et Higuaín sont eux aussi annoncés titulaires par la presse espagnole.
Le Barça sur un nuage
Bien que cette affiche mythique soit toujours à part dans la saison espagnole, difficile de ne pas considérer le FC Barcelone comme le grandissime favori. Les hommes de Guardiola affolent les compteurs sur la scène nationale (44 buts marqués en Liga) comme en Europe (18) avec Samuel Eto’o et Leo Messi au sommet de leur art. «Nous ne devons pas oublier que nous allons affronter les champions en titre, tempère Pep Guardiola. Ils vont vouloir être digne de leur titre et nous ne les battrons pas par 5 ou 6 buts d’écart. Nous devons jouer, jouer, jouer. Je veux transmettre cela à mon équipe. J’espère qu’ils n’ont pas d’esprit de revanche par rapport au match de la saison dernière à Santiago Bernabeu. Ce qui s’est passé dans le passé ne nous sert à rien.» Le technicien barcelonais ne sait d’ailleurs toujours pas s’il pourra compter sur Andres Inesta samedi. L’absence du milieu de la Roja pourrait offrir une nouvelle titularisation à Thierry Henry, auteur d’un triplé la semaine dernière. Outre l’enjeu naturel d’un Clasico, le Barça peut dès ce week-end mettre un terme quasi définitif aux espoirs de triplé du Real. En tête de la Liga, les Blaugrana comptent neuf points de mieux que les Meregue. Cela pourrait faire douze au coup de sifflet final…
par Christophe Remise, le 13-12-2008
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12.12.2008
Le Barça veut sa revanche
Samuel Eto'o et Lionel Messi attendent le Real Madrid de pied ferme. (Reuters)
Le Barça attend ce duel avec impatience. En totale réussite ces dernières semaines, la formation de Pep Guardiola accueille le Real Madrid, samedi à 22 heures dans le cadre de la 15e journée, auréolée d'un statut de favori indiscutable tant les Catalans semblent au-dessus du lot. Les Madrilènes de Juande Ramos, eux, s'appuieront sur le succès face au Zénith pour tenter d'exister.
Le souvenir de la haie d'honneur du 7 mai dernier et de la déroute concédée au Santiago Bernabeu (4-1) n'est plus qu'un lointain souvenir. Pourtant, si la situation des deux grands d'Espagne a sensiblement évolué depuis lors, l'évocation du Clasico a immédiatement ravivé cette soirée, particulièrement douloureuse du point de vue catalan. "Dans le monde du football, il y a toujours une possibilité de revanche", a d'ailleurs glissé Xavi, cette semaine en conférence de presse.
Malgré tout, les Catalans, conscients du caractère très particulier de cette affiche, savent pertinemment que les Madrilènes, dirigés depuis le milieu de la semaine par Juande Ramos, viendront avec l'intention de faire tomber les Blaugrana de leur actuel piédestal. Personne à Barcelone n'a vraiment pris au sérieux les déclarations de Bernd Schuster affirmant lundi qu'il était "impossible de gagner au Camp Nou". Une ultime déclaration, vécue comme une provocation par les Madrilènes, qui aura en partie fait déborder le vase et conduit à son licenciement.
Ramos avait fait descendre le Barça B
Une fin de règne synonyme de mauvaise nouvelle pour les Blaugrana. «Avec Schuster, on savait plus ou moins ce que faisait le Real. Je suppose que Juande (Ramos) fera autre chose», a reconnu Pep Guardiola dans les colonnes de Marca. L'entraîneur du Barça n'a pas caché qu'il avait étudié les vidéos des matches entre son équipe et le FC Séville de Juande Ramos afin de «préparer la rencontre». Un Ramos qui ne débarquera pas en terre inconnue puisqu'il avait entraîné le Barça B en 1996-1997 et notamment lancé en deuxième division un certain Carles Puyol ! Un passage d'une saison qui avait conduit la deuxième équipe blaugrana en... troisième division.
Plutôt que de se focaliser sur le Real Madrid, les Catalans vont d'abord et avant tout chercher à poursuivre leur série de 13 matches sans défaite (dont 11 victoires et 44 buts inscrits sur cette période). "Nous avons de superbes sensations et nous sommes sur une dynamique de victoires. Je crois que c'est ce qu'ils craignent", ajoute Xavi dans Marca. La rencontre de Ligue des Champions perdue face au Shakhtar, mardi, était d'ailleurs sans équivoque sur les intentions de Guardiola qui avait largement fait tourner son effectif afin de ne griller aucune cartouche avant le Clasico. De quoi faire souffler les habituels titulaires avant une rencontre qui pourrait leur permettre, en cas de succès, de compter 12 longueurs d'avance sur les Merengue...
La Barça se méfie
Une perspective particulièrement alléchante qui n'empêche pas de se méfier particulièrement du Real. "Barcelone et Madrid, c'est comme une balance, quand l'un va bien, l'autre est moins bien et c'est ce qui se passe en ce moment. Leur situation n'est pas aussi grave qu'on veut bien le dire. Je ne crois pas en leur crise. Ils se refont toujours", prévient Xavi. "C'est une grande institution avec de très bons joueurs. Madrid reste toujours dangereux", ajoute Guardiola.
Les Madrilènes, eux, ne font pas mystère du caractère particulièrement ardu de la tâche qui les attend. Il ne faut pas se tromper, ce n'est pas en quatre jours que Juande Ramos va révolutionner le Real. Certes, le succès acquis facilement face au Zénith mercredi en Ligue des Champions (3-0) représente un premier pas important mais il ne solutionnera pas tout. La qualité individuelle des joueurs du Real n'a d'ailleurs jamais été remise en question. Raul et Robben ont prouvé face au Zénith qu'ils sont en grande forme et que le changement d'entraîneur leur a fait le plus grand bien.
"Le Barça joue un football excellent mais le Real possède les atouts et le prestige pour l'emporter dans n'importe quel stade du monde. Madrid ne doit penser qu'à la victoire, quel que soit son adversaire", a martelé Juande Ramos lors de sa première conférence de presse. De bonnes intentions qui tranchent avec le pessimisme ambiant de ces dernières semaines. L'ancien entraîneur de Séville et de Tottenham sait qu'il doit impérativement convaincre ses joueurs que la victoire est possible. Il ne changera pas de ligne directrice. Débuter par un succès à Barcelone, voilà l'exploit rêvé pour son retour en Liga. Du rêve à la réalité, il existe un fossé que toute la Catalogne va s'acharner à rendre infranchissable.
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09.12.2008
Schuster, c'est fini

Le Real Madrid a annoncé mardi le limogeage de son entraîneur, Bernd Schuster. Le technicien allemand a déjà trouvé son successeur : l'ex-entraîneur du FC Séville et de Tottenham Juande Ramos, a-t-on appris auprès du porte-parole de la direction du club.
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