04.02.2008

Des Eléphants de gala !

Côte d'Ivoire Les Elephants ivoiriens ont écrasé la Gunée (Panoramic)

La Côte d’Ivoire n’a fait qu’une bouchée de la Guinée (5-0) en quarts de finale de la CAN et rejoint en toute logique le dernier carré de la compétition.

par Arnaud Kenigsberg

Compte rendu du match
Finis les matches de groupes, place aux éliminations directes. Face à la Guinée, surprise du premier tour, la Côte d’Ivoire, grande favorite de la CAN, jouait sans filet. Avec son équipe type, la formation de Gérard Gili n’avait pas le droit à l’erreur pour rejoindre le dernier carré.

La Côte d’Ivoire fait le plus dur
Compte tenu de l’enjeu de la rencontre, le match tardait à démarrer véritablement, la faute à un très long round d’observation. Mais petit à petit, les Ivoiriens mettaient la mainmise sur le jeu et s’approchaient des buts guinéens. Et sur la première véritable occasion, les Eléphants faisaient mouche. Kader Keita récupérait un ballon côté droit, accélérait et plaçait une frappe hallucinante dans un angle fermé (1-0, 25e). Ce but poussait les hommes de Gérard Gili à se relâcher et laisser le jeu à leurs adversaires. Mais les Guinéens n’en profitaient pas véritablement pour se montrer dangereux et la fin de la première période était entièrement à l’avantage des favoris avec trois énormes occasions de Kalou, Dindane, Keita et Drogba. Mais à chaque fois, Kémoko Camara réalisait des parades exceptionnelles sur sa ligne (44e et 45e) ! On en restait finalement là pour les 45 premières minutes.

La Guinée craque
Les Guinéens revenaient sur la pelouse avec de meilleures intentions en deuxième période et dominaient le jeu. Jabi faisait passer une frayeur sur un coup-franc indirect tiré à ras de terre, mais ça passait juste à côté (62e). Mais à force de pousser, le Syli National s’exposait aux contres. Dindane le premier flirtait avec le KO après avoir dribblé Camara, mais en ne parvenant pas à redresser le ballon pour marquer dans le but vide (68e). Quelques instants plus tard, Drogba n’était pas aussi maladroit. L’attaquant de Chelsea perforait la défense et ouvrait bien son pied pour éviter la sortie du portier adverse (2-0, 70e). Les espoirs guinéens s’éteignaient définitivement lorsque sur un nouveau contre, Drogba lançait parfaitement Kalou, qui dribblait Camara pour marquer en toute tranquillité (3-0, 73e). Les joueurs de Robert Nouzaret n’y étaient plus du tout et continuaient de sombrer. Kalou trouvait d’abord le poteau sur un centre de Koné (78e), mais se rattrapait sur une remise de Yaya Touré après un nouvel enchaînement parfait (4-0, 81e). Le Niçois décidait alors d’y aller seul et envoyait un missile pleine lucarne (5-0, 86e).

Le jeu et les joueurs
Pour ce match à fort enjeu, Gérard Gili a aligné son équipe type, avec Zokora en défense centrale en l’absence de Kolo Touré, blessé. L’arrière-garde ivoirienne a bien tenu, même si l’opposition n’a pas été très forte. C’est surtout l’attaque qui a brillé, avec le quatuor Kalou-Keita-Drogba-Dindane, ce dernier étant un peu plus en dedans. Avec 5 buts inscrits, l’efficacité était au rendez-vous, d’autant que la Côte d’Ivoire a égalé le plus gros écart de l’Histoire sur un match de Coupe d’Afrique.

Du côté guinéen, l’absence de Feindouno, qui purgeait son deuxième match de suspension, a été fatal. Sans fond de jeu, l’équipe de Robert Nouzaret n’a pu que subir la loi des Eléphants, même si en début de deuxième période, et sous l’impulsion de Mansaré, on aurait pu croire à un revirement de situation. Après le deuxième but, la défense centrale inédite composée de Zayatte et Diallo a démissionné, ce qui a provoqué la terrible chute du Syli National, et ce malgré un bon match du gardien Camara.

La Côte d'Ivoire facile


Les Eléphants ivoiriens ont confirmé leur statut de grands favoris en disposant facilement de la Guinée (5-0), en quart de finale de la CAN, dimanche soir à Sekondi. Les hommes de Gérard Gili ont ouvert la marque grâce à Kader Keita en première période, avant d'aggraver le score après la pause, avec des buts signés Didier Drogba, Salomon Kalou (x2) et Baky Koné. La Côte d'Ivoire obtient donc brillamment son billet pour les demi-finales, où elle affrontera le vainqueur d'Egypte-Angola, jeudi soir à Kumasi.

Boka prend le meilleur sur Bangoura, et les Eléphants sont dans le dernier carré...(Reuters)Boka prend le meilleur sur Bangoura, et les Eléphants sont dans le dernier carré...(Reuters)

Le public du Stade de Sekondi, acquis majoritairement à la cause des Eléphants - proximité avec la frontière ivoirienne (moins de 200 kilomètres) oblige - en a eu pour sa ferveur ce dimanche soir avec le festival offensif des protégés de Gérard Gili. L'avant-match placé sous le signe de l'émotion, avec une minute de silence en l'honneur du fils de l'ancien sélectionneur de la Côte d'Ivoire, Ulrich Stielike, décédé dans la semaine à la suite d'une longue maladie, il est vrai que Didier Drogba et ses coéquipiers avaient à coeur de remporter cette rencontre.

Côté Guinéen, Robert Nouzaret savait bien à quoi s'attendre, lui l'ancien sélectionneur des Ivoiriens (1996-98 et 2002-2004): "Les Eléphants ne se limitent pas au seul Drogba. Et Didier, ce n'est pas seulement par son talent qu'il est important dans cette équipe. Son emprise psychologique sur le groupe est énorme. Ensuite, sur le plan du talent pur, si vous retirez Drogba il reste toujours Arouna Koné. Sans Arouna, il y a encore Baky Koné... J'en ai mal à la tête rien que de citer tous leurs excellents attaquants... (Rires)" confiait-il ainsi au site officiel de la FIFA.

Le Sily National, toujours privé de son emblématique capitaine Pascal Feindouno, se présentait avec une charnière centrale inédite, Baldé et Kalabane étant remplacés par Zayatte et Diallo, alors que Johnson disputait son premier match de la compétition au milieu de terrain. Les Guinéens n'étaient pas impressionnés par l'enjeu et se montraient tout de suite en jambes, notamment par l'intermédiaire du Lillois Youla, bien repris par Meïté (15e).

Le doublé pour l'intenable Kalou

Les Ivoiriens montaient peu à peu en puissance et faisaient admirer leur maîtrise technique, à l'image de Kader Keita, qui profitait d'un dégagement raté de Camara pour s'échapper côté droit. Le Lyonnais pénétrait alors dans la surface guinéenne, feintait le centre, et trompait un Camara pas très inspiré d'une frappe puissante de l'extérieur du pied (1-0, 25e). Les hommes de Gérard Gili se mirent alors à contrôler le match, et développaient un jeu léché.

Aruna Dindane et Salomon Kalou rataient de grosses occasions à bout portant (43e), alors que de l'autre côté, Ismael Bangoura plaçait une belle frappe croisée avant la pause. La deuxième période repartait sur un faux rythme, avec des Guinéens qui jouaient le coup à fond, à l'image de l'ancien Lensois Jabi, auteur d'un joli coup-franc au ras du poteau (61e). Mansaré mettait Eboué au supplice, mais sans concrétiser.

Et logiquement, après un énorme raté d'Aruna Dindane, Drogba et Boka réussissaient un bon une-deux, et le capitaine ivoirien concluait d'un plat du pied (2-0, 70e). Les portes étaient alors grandes ouvertes, et Kalou rajoutait immédiatement un troisième but, sur une passe de Drogba (3-0, 72e). Le match était quasiment plié, et les entraîneurs français procédaient à de nombreux changements. Et après un tir sur le poteau de Kalou (77e), le joueur de Chelsea allait s'offrir un doublé, après un débordement de Yaya Touré (4-0, 82e).

Le Niçois Koné, tout juste entré en jeu, en rajoutait même une couche, sur une passe de l'intenable Kalou (5-0, 86e). La note était salée pour des Guinéens volontaires mais limités, et les Ivoiriens n'en rajoutaient pas démesurément dans leurs célébrations. La route du succès passe désormais par Kumasi pour les Eléphants, avec un affrontement face au vainqueur d'Egypte-Angola, pour une place en finale...

 

Par PAUL ROUGET (de sports.fr)

31.01.2008

Messi : "J'aime l'avoir au pied"

Lionel Messi en action pour Barcelone Lionel Messi en action pour Barcelone (©Getty Images)

Au cours d'une interview pour le magazine "Champions", l'attaquant argentin du FC Barcelona Lionel Messi, 20 ans, nous parle de ses buts préférés et du défi que le fait de jouer en attaque pour le Barça représente pour lui. Il révèle enfin que suivre les conseils des autres n'est pas toujours facile.

Le type de but que vous marquez a-t-il une importance ?

S'il s'agit d'un beau but précédé d'un beau mouvement, je vais peut-être montrer un peu plus d'enthousiasme. Mais si je marque un but facile à la dernière minute d'un derby, pour moi ce sera comme si j'avais marqué le plus beau but de ma carrière.

Vous souvenez-vous de tous vos buts ? Qu'en est-il de vos occasions manquées ?

Je ne sais pas si je me souviens de tous les détails, mais oui, je me souviens de presque tous mes buts. J'aime celui que j'ai marqué contre Getafe en Copa del Rey car il ressemble à celui de Maradona contre l'Angleterre en 86. Celui que j'ai marqué contre le Mexique en Copa América est un autre de mes préférés. Je ne pense pas aux occasions manquées, mais j'essaie d'apprendre de mes erreurs.

Ecoutez-vous les conseils ?

Ronaldinho, Deco, et Juan Verón, lorsque je suis en équipe nationale, me disent toujours que je devrais dribbler lorsque je suis aux abords de la surface, et faire une passe quand je suis plus loin. Sinon les adversaires peuvent commettre des fautes sur moi sans risquer de concéder un coup-franc dangereux ou un penalty. J'essaie d'écouter leurs conseils, mais le problème c'est que j'aime jouer le ballon au pied.

Qu'est-ce que vous voudriez le plus avoir pour améliorer votre jeu ?

Sans aucun doute, le jeu de tête est mon point faible. Je ne suis pas très grand. Heureusement, mon agilité compense parfois ma petite taille.

Quelle influence peut avoir un public sur une équipe ?

Jouer sans le soutien du public est sans intérêt. Peu importe si le public est pour ou contre vous. Sans eux, jouer au football est ennuyeux. Lorsque je joue au Camp Nou ou au stade de River Plate, c'est un sentiment immense. Et même si le public ne peut pas marquer de but, il est d'une grande aide. En revanche, l'influence du public à l'extérieur dépend de votre personnalité. Moi, ça ne me fait rien.

Quand était la dernière fois que vous avec ri sur le terrain ?

Je ne sais pas si je ris, mais dès que j'entre sur le terrain, j'essaie de me faire plaisir. Bien sûr, si je perds, je ne ris pas et je ne veux parler à personne. Je n'aime pas perdre. Je n'ai jamais aimé perdre, même à la PlayStation.

Si rien ne va pendant un match, comment réagissez-vous ?

Si je ne peux pas porter le ballon, je fais une passe. Je ne suis pas dans le match, je donne le ballon à mes coéquipiers. Si le ballon ne vient pas à moi, je vais le chercher.

Avez-vous déjà été tenté de répondre après une faute ?

Je déteste prendre un coup lorsque je n'ai pas le ballon. Je comprends que ça puisse arriver lorsque j'ai le ballon dans les pieds, et j'accepte ça. Plusieurs fois, j'ai pris des coups alors que je n'avais pas le ballon, et j'ai été tenté de répondre. Mais heureusement, je me suis retenu. J'essaie de répondre par le jeu.

Lorsque vous tirez, vous optez pour la finesse ou la puissance ?

Si vous parvenez à placer un ballon puissant, alors vous devez marquer. J'ai marqué un but comme ça contre le Vénézuela cette saison. Une frappe puissante sur la droite du gardien. En général, je place le ballon car je n'ai pas la frappe de Roberto Carlos par exemple.

Le Barça cherche-t-il toujours à marquer le but parfait ?

C'est bien de produire du beau football. Et c'est une tentation constante avec des coéquipiers comme Ronaldinho, Eto'o, Xavi, Deco, Henry… Le but est d'être efficace.

Vous-même, Ronaldinho et Henry, vous aimez bouger sur le terrain. Comment réussisez-vous à garder l'organisation de l'équipe ?

On essaie d'être organisés : quand l'un de nous va à gauche, l'autre va à droite. Mais parfois, nous allons tous du même côté, et ça peut aussi distraire et compliquer les choses pour l'adversaire.

Est-ce facile de former un partenariat en attaque ?

Non, ce n'est pas facile. Il faut très bien connaître l'autre attaquant. C'est l'essentiel. C'est là que vous savez quand faire la passe, quand démarrer votre course pour recevoir la passe de votre partenaire.

En plus de ceux du Barça, vous paieriez pour regarder  quels attaquants ?

Je paierais pour regarder de nombreux attaquants. Tevez, Saviola, Agüero, Rooney, Cristiano Ronaldo… Mais pas seulement eux, il y en a beaucoup.

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